Un cuissard connecté et une levée de 100 millions en vue pour Cityzen Sciences

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Le shorty est équipé de la technologie Smoozi de minicapteurs intégrés dans le tissu afin de suivre les performances du cycliste, y compris la cadence de pédalage et le temps en danseuse.
Le shorty est équipé de la technologie Smoozi de minicapteurs intégrés dans le tissu afin de suivre les performances du cycliste, y compris la cadence de pédalage et le temps en danseuse. (Crédits : DR)
A Las Vegas, la startup lyonnaise spécialiste des textiles connectés a dévoilé un short de cycliste, complétant son "D-shirt" récompensé de deux prix. Pour accélérer dans l'univers du sport connecté et l'analyse des données, Cityzen Sciences espère boucler un tour de table de 100 millions sous peu.

Cityzen Sciences s'était déjà fait remarquer l'an dernier au CES avec son « D-shirt » (Digital shirt), son t-shirt connecté permettant aux sportifs de suivre leurs performances - vitesse, distance parcourue, rythme cardiaque - sur leur smartphone. Cette année à Las Vegas, la startup lyonnaise spécialiste des textiles connectés en a présenté une nouvelle version améliorée, incorporant d'autres capteurs (GPS plus précis, accéléromètre 9 axes), récompensée d'un prix dans deux catégories des CES Innovation Awards (« wearable technologies » et « fitness, sports, biotech »).

Cityzen Sciences a aussi dévoilé un cuissard connecté, équipé de la même technologie Smoozi de minicapteurs intégrés dans le tissu, destiné à aider les cyclistes à suivre leurs performances, y compris leur cadence de pédalage et leur temps en danseuse. Un petit boîtier à placer entre les omoplates transmet les informations en Bluetooth au smartphone. Pas de prix de vente annoncé à ce stade.

« 2014 fut un réel tremplin dans le développement de notre technologie. En 2015, des milliers de sportifs amateurs et professionnels vont pouvoir connaitre leurs performances et suivre les réactions de leur corps en direct grâce à nos produits. Nous travaillons déjà sur d'autres projets qui nous permettrons de proposer notre savoir-faire unique dans d'autres secteurs », indique Jean Luc Errant, le président de Cityzen Sciences.

Accord avec le japonais Asics et levée de fonds géante

La startup installée à Lyon a en effet le vent en poupe. Elle a signé à l'automne un accord avec la marque d'équipements de sport japonaise Asics visant à développer et commercialiser un maillot connecté. Cityzen Corp, qui chapeaute aussi l'entité Cityzen Data, spécialisée dans la collecte et l'analyse des données massives produites par les capteurs de ces vêtements intelligents, « étudie l'opportunité d'une levée de fonds, pour un montant souhaité de 100 millions d'euros. » Un montant colossal sachant que les 100 millions de dollars du site de covoiturage BlaBlaCar cet été constituaient un record pour une startup française. La jeune pousse toulousaine Sigfox espère aussi boucler sous peu un tour de table d'une même ampleur.

Citée comme « l'une des pépites du CES 2015 » par Axelle Lemaire, la secrétaire d'Etat au Numérique, Cityzen Sciences espère avec un tel financement pouvoir « saisir de nouveaux marchés stratégiques, dans des industries exprimant le besoin d'obtenir et de mesurer des données, que ce soit dans l'univers du sport, de la santé mais également de la sécurité des personnes. » La jeune entreprise ambitionne de s'imposer « dans les 24 prochains mois parmi les leaders dans l'analyse du Big Data et dans l'univers connecté. »

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