Les liseuses numériques sont-elles menacées de disparition ?

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Les ventes de liseuses numériques se seraient effondrées en 2012 d'après les premières estimations de cabinets d'études. Elles subissent de plein fouet la concurrence des tablettes, qui offrent davantage de fonctions.

L'année 2012 a-t-elle sonné le glas des liseuses numériques ? Apparus en 2007, les « e-readers » souffrent de l'engouement pour les tablettes numériques. Le cabinet d'études IDC estime que le marché des e-readers n'aurait pas dépassé les 20 millions d'unités en 2012. Il s'agit d'une chute de près de 28% en un an. IHS iSuppli, de son côté, a calculé que le marché se serait effondré de 36%, à 15 millions d'exemplaires en 2012, après un pic en 2011. Le cabinet prévoit qu'il tombera à 7,8 millions d'unités en 2015 et conclut "les tablettes en font une espèce en voie de disparition."

En effet, l'arrivée des tablettes numériques, dont il s'est écoulé 120 millions d'exemplaires en 2012 selon IHS iSuppli, aura complètement annihilé le potentiel des liseuses numériques. Les consommateurs ne sont pas moins friands de livres numériques. Au contraire, ils sont de plus en plus nombreux à opter pour ce mode de lecture. D'après un sondage du Pew Research Center Report, 23% des Américains disent avoir acheté des livres dématérialisés en 2012, contre 16% un an auparavant. Mais le consommateur préfère acheter une tablette plutôt qu'une liseuse.

Un marché de niche

La liseuse pourrait toutefois ne pas complètement disparaître des rayons, mais plutôt devenir un marché de niche. Les constructeurs devront renouveler leur offre et continuer à innover. Plus large, plus facile à lire, équipée de système wi-fi, écran rétro-éclairé, capacité de stockage agrandie : la nouvelle génération de liseuse a déjà fait d'énormes progrès.

Pour les experts, les liseuses numériques ont ouvert la voie du marché des livres numériques qui reste un des motifs d'achat de la tablette. Elles ont ainsi dématérialisé ce marché et poussé les éditeurs à étoffer leur offre. Mais aux yeux des consommateurs, les tablettes numériques offrent de multiples autres fonctions : internet, applications, photographies, vidéos... Amazon ne s'y est d'ailleurs pas trompé. Après avoir joué un rôle prépondérant sur le marché des liseuses avec son Kindle, le géant de l'e-commerce a lancé le Kindle Fire en 2011, une tablette numérique.

(source: Wall Street Journal).

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Commentaires
a écrit le 04/06/2017 à 15:31 :
Merci pour ce joli article

<a href="http://la-liseuse.fr/"></a>
a écrit le 08/01/2013 à 11:12 :
Mais vous oubliez l'essentiel, le confort de lecture, l'autonomie, et l'ergonomie!!!

Le confort de lecture : les écrans des liseuses ont un confort de lecture incomparable avec leur écran mat et leur écrans E-link. Sur les tablettes, les écrans sont brillant et reflète tout, ils sont rétro-éclairé, ce qui fatigue les yeux bien plus vite (même les rétina et HD). Quand on regarde une liseuse on à plus l'impression de regarder un texte imprimé sur un carton d?emballage mat.

Autonomie: Vous tiendrez 2 ou 3 jours avec une bonne tablette, 4 ou 5 semaines avec une liseuse

Ergonomie: J'ai pris une Cybook à cause des boutons physique en plus de l'écran tactile. Le bouton de changement de page tombe pile sous le pouce, et je peux donc changer de page, même l'hivers quand j'ai des gants. Pas avec une tablette tactile. Le poids est aussi très important ! La nexus 7 pèse 340 gr, la cybook 180 gr.

Je vais changer ma cybook pour une cybook éclairé ce qui apporte encore plus de confort le soir. Le système n'étant pas rétro-éclairé mais fonctionnant grâce à un système de diffusion de la lumière à travers un film invisible, on garde le confort de lecture de la liseuse.

Pour information, je possède deux tablettes en 10' (ipad Retina et Transformer prime) et une Nexus en 7 pouce que j'ai essayé en mode lecture mais aucune de ces tablettes ne me procure le confort de lecture de ma liseuse Cybook.

Le prix joue aussi en la faveur de la liseuse que l'on trouve à partir de 100?. La seule chose qui ralentit aujourd'hui les ventes des liseuses, c'est le prix prohibitif des livres numériques. Pour le même livre, le broché vaut 21 ? et 7? en poche, le format numérique lui, qui a un coût de production et un coût de logistique dérisoire se retrouve à 15?. Allez comprendre...
a écrit le 06/01/2013 à 17:01 :
:plus que les tablettes actuelles, le nouveau format des téléphones Samsung (5, ,5 pouces) seront les vrais concurrent des tablettes : ils font la même chose qu'une tablette et qu'un téléphone, se mettent en poche et sont très agréables pour lire un livre d'une seule main.
Un format qui va faire du dégat!
a écrit le 04/01/2013 à 16:55 :
Les liseuses survivront si elles sont peu chères, genre 50 ?, elles pourraient alors être utilisées par les étudiants sans risque de vol etc.
Réponse de le 04/01/2013 à 18:07 :
Vous avez certainement raison. Outre que les écrans liseuses/tablettes ne sont pas comparables car ne répondant pas à un même cahier des charges, une fois que les tablettes seront abouties (l'ergonomie des 10" ou plus est une hérésie) et seront parvenues à un prix cohérent (150/200EUR, voire moins), l'achat de 2 items ne sera plus un problème. Il me semble avoir lu que chaque ménage français dispose de 8 éléments permettant de se connecter à la FM. L'exemple doit être transposable; une fois que le prix n'est plus un problème, on n'hésite pas à s'équiper.
PS comme d'hab les analystes s'étonnent de leur incapacité à détecter un phénomène logarithmique, là où ils le voyaient (et le vendaient) exponentiel...
a écrit le 04/01/2013 à 16:03 :
Bonjour,
Comme tous les développements techniques antérieures, on va voir que beaucoup de personnes seront à l'avenir équipées de tablettes et de liseuses. Ce qui joue aussi en faveur les liseuses est le fait qu'elle augmenteront à l'avenir en plus leur temps d?utilisation, qui peut déjà dépasser le mois. Les utilisateurs intensifs de tablettes sont obligés de recharger journellement.

Cordialement,

giantpanda

Réponse de le 04/01/2013 à 18:22 :
C'est mon cas, j'ai un Kindle et une tablette Medion et les usages ne sont pas du tout les mêmes. Essayez par exemple de lire un livre sur une tablette en bronzant, vous m'en direz des nouvelles ! Avec le Kindle, pas de problème. Et puis celui-ci tient 1 mois sans recharge et se glisse facilement dans mon sac. Je trouve que la tablette (surtout les modèles 10") concurrence plus les ordinateurs portables (pour une utilisation basique) que les liseuses.
a écrit le 04/01/2013 à 14:54 :
Je ne vois dans cet article aucune analyse des résultats statistique de ce "sondage" : combien d'états-uniens dans le panel ? combien de livres dématérialisés, par personne, par famille ? Des livres ou des revues ? Pour des raisons professionnelles ou personnelles ? etc etc ce qui peut totalement changer la conclusion de l'étude.
Dire que "23% des Américains disent avoir acheté des livres dématérialisés en 2012, contre 16% un an auparavant" ne démontre rigoureusement rien, sinon que Wall Street fait savoir qu'il vaut mieux investir dans les fabricants de tablettes que dans les liseuses.
a écrit le 04/01/2013 à 14:54 :
Je ne vois dans cet article aucune analyse des résultats statistique de ce "sondage" : combien d'états-uniens dans le panel ? combien de livres dématérialisés, par personne, par famille ? Des livres ou des revues ? Pour des raisons professionnelles ou personnelles ? etc etc ce qui peut totalement changer la conclusion de l'étude.
Dire que "23% des Américains disent avoir acheté des livres dématérialisés en 2012, contre 16% un an auparavant" ne démontre rigoureusement rien, sinon que Wall Street fait savoir qu'il vaut mieux investir dans les fabricants de tablettes que dans les liseuses.
a écrit le 04/01/2013 à 12:51 :
On m'en a prêté une il y un certain temps, le plaisir de lire est presque anéanti avec les "liseuses". Ce qui m'a déçu, c'est la mauvaise qualité typographique (blancs trop grands, par exemple) comparé à un livre imprimé, et surtout l'absence de fonctions électroniques que je m'attendais à y trouver (illustrations optionnelles en cliquant, dictionnaires, index des noms de personnages et de lieux, etc.). Par rapport à Internet, cela semblait rudimentaire, assez proche du Minitel.

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