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Sandrine Cassini | 27/07/2012, 15:07 - 391 mots
Voilà qui devrait être scruté à la loupe de ce côté-ci de l’Atlantique. Alors que les chaînes de télévisions françaises craignent l’arrivée de la télévision connectée et d’une cohorte de nouveaux acteurs, Google vient de franchir une étape aux Etats-Unis. Le moteur de recherche, prêt à ouvrir son réseau fibre à Kansas City, a dévoilé ses offres tarifaires de ces accès Internet à très haut débit. Ainsi, pour 120 dollars par mois, l’internaute-télespectateur aura un accès à un débit allant jusqu’à un gigabit (en France, dans le meilleur des cas, les opérateurs proposent 100 mégabits de débit), l’accès à la télévision en haute-définition, la tablette de Google, le Nexus 7, et un énorme espace de stockage (1 terabit de données) dans Google Drive, le service cloud de Google.
Calquée sur le modèle du triple play français, le moteur a inclus dans le service un tas de chaînes payantes américaines. Mais le moteur de recherche a décidé de ne pas casser le modèle des cablô-américains qui commercialisent leurs chaînes par bouquet. Ainsi, TLC propose toutes ses chaînes, Discovery Channel, Animal Planet et Science Channel. NBC Universal propose CNBC, Bravo, Oxygen et USA Network. En tout, quelques 90 chaînes font partie de l’offre de Google. Pour le moment, tous les grands acteurs de la télé n’ont pas signé. Manquent encore à l’appel des géants comme Time Warner, qui édite TNT, TBS et HBO, Disney (Disney Channel et ESPN) ou News Corp (Fox News, FX). Mais des discussions seraient en cours, avec certains d’entre eux, selon AllThingsDigital.
Les internautes désirant se contenter de l’accès Internet sans la TV pourront souscrire à une offre facturée 70 dollars par mois (plus un droit d’entrée de 300 dollars). Google propose aussi un accès plus bas débit (jusqu’à 5 mégabits) pour 300 dollars payable sur 12 mois. Précision – de taille – avant de pouvoir se connecter, les internautes doivent d’abord se pré-enregistrer et faire la promotion du service à leurs voisins, de façon à ce qu’ils fassent la même demande. L’objectif de Google : être sûr que son investissement dans la fibre soit rentable. Une chose est sûre : en voulant de maîtriser l’accès Internet de l’internaute, Google tente de gagner du terrain face à ses concurrents et fournisseur. Demain, le moteur pourrait être mieux armé pour affronter Apple et édicter ses règles face aux géants d’Hollywood.
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iCitoyen a écrit le 30/07/2012 à 10:37 :
1Gb/s... super ! MAIS POUR FAIRE QUOI?? Des batailles de chiffres de niveau cours de récré pour savoir qui va le plus loin mais rien d'utile pour le client... à par le faire payer plus cher!
Tous aux abris a écrit le 29/07/2012 à 00:27 depuis un Iphone :
On oublie de préciser que cette tablette Google et la nexus 7 (et l'offre globalement) sont faites pour enregistrer chaque moment de votre vie privée. Un contrôle total prêt à être revendu aux annonceurs !
passcod a répondu le 29/07/2012 à 11:44:
Et le fait que vous écriviez ceci depuis un iPhone... ne passe pas inaperçu ;D Sur une autre note, l'article spécifie que le Google Drive aura une capacité d'un "terabit"... Le bit n'étant pas souvent utilisé comme unité de capacité (mais plutôt comme vitesse par Ethernet), je devine que vous vouliez parler du tera-octet... qui est 8 fois plus gros.
stco a répondu le 30/07/2012 à 15:02:
Ah, la mauvaise traduction du "byte" anglais a encore sévi ;-) 1 terabyte = 1 téraoctet (et non pas 1 térabit, qui est en effet 8 fois plus petit et qui correspondrait à 128 Go ... ce qui est déjà pas mal)