Attentats : "Nous sommes en plein dans le pic de haine sur Internet"

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Le patron de la société de modération Netino explique comment ses algorithmes permettent de traiter en temps réel l'afflux des messages haineux depuis les attentats du 13 novembre.
Le patron de la société de modération Netino explique comment ses algorithmes permettent de traiter en temps réel l'afflux des messages haineux depuis les attentats du 13 novembre. (Crédits : D.R)
Depuis les attentats du 13 novembre, la parole se libère sur Internet. Jérémie Mani, le président de la société de modération des commentaires de nombreux sites d’info et de leur page Facebook, revient pour La Tribune sur l’explosion des commentaires haineux et comment son entreprise de modération fait en sorte d’en supprimer le plus possible.

"Musulman = terroriste", "c'est un coup de Marine Le Pen pour gagner des voix", insultes, propos racistes ou antisémites... Depuis les attentats du 13 novembre, la France est en crise. Y compris sur Internet, où le volume de commentaires en général a quintuplé par rapport à la moyenne. Parmi eux, une minorité très visible de messages haineux, que des sociétés comme Netino se chargent de repérer et de retirer pour le compte des grands médias. Soit en empêchant leur publication, soit en les supprimant, si possible très rapidement.

Jérémie Mani, le président de la société de modération Netino, revient pour La Tribune sur le dispositif que son entreprise a mis en place pour gérer cet afflux de commentaires. Parmi ses clients: les sites web de La Tribune, du Monde, de L'Express, de L'Obs, BMFTV, 20 Minutes, Sud Ouest, Les Echos ou encore Europe 1. Entretien.

LA TRIBUNE. En janvier, après les attentats au siège du journal Charlie Hebdo et à l'Hypercasher de Vincennes, les commentaires haineux avaient déferlé sur le net. Qu'en est-il après les attentats du 13 novembre ?

JEREMIE MANI : La situation est similaire dans le sens où les événements du 13 novembre donnent lieu à une explosion des commentaires qui traduisent une véritable libération de la parole, dans le bon sens comme dans le mauvais. Les Français sont extrêmement choqués et commentent massivement l'actualité liée aux attentats, que ce soit sur les sites des journaux eux-mêmes et, de plus en plus, sur leur page Facebook.

Les trois premiers jours après les attentats se sont caractérisés par des messages de recueillement, d'incompréhension, d'émotion, de soutien aux policiers et aux familles des victimes. Des messages en grande majorités positifs, donc.

Puis les messages négatifs ont commencé à déferler, dans un effet de miroir avec l'actualité. Le climat est très tendu, les Français commentent des interventions policières spectaculaires, des mesures exceptionnelles prises par l'Etat, des funérailles ou le spectacle désolant de députés qui se bagarrent verbalement à l'Assemblée nationale.

Plus les articles des journaux sont anxiogènes, plus la peur et la paranoïa s'installent. Mécaniquement, l'unité nationale se craquelle aussi sur Internet. A partir de là, les vieux réflexes gauche/droite reprennent le dessus, les gens commencent à chercher des coupables. Au fur à mesure qu'on découvre qui étaient les terroristes, qu'on interroge leurs proches, que les conséquences des attentats se font sentir, les propos tendent à devenir plus haineux. Actuellement, nous sommes en plein dans le pic de haine. Le plus difficile n'est donc pas les premiers jours mais les deux ou trois semaines qui suivent.

Quelle est la part des propos haineux publiés sur les sites d'actualités et leur page Facebook par rapport à l'ensemble des commentaires ?

Depuis le 13 novembre, nous constatons une explosion générale des commentaires : entre quatre et cinq fois plus par rapport à la moyenne, comme ce fut le cas après Charlie Hebdo. Parmi eux, 70% sont positifs, 30% sont négatifs. Ce ratio est similaire à la période post-Charlie, mais supérieur à la moyenne, qui se situe d'ordinaire aux alentours de 20% de commentaires négatifs. Beaucoup de gens ont l'impression de voir énormément de propos haineux. En réalité, ils sont surtout plus visibles, car il y a beaucoup plus de commentaires au total, ce qui rend leur suppression plus difficile.

Quel type de commentaires supprimez-vous ?

Nous ne supprimons pas les 30% de commentaires négatifs, car il faut laisser vivre le débat autant que possible, dans le respect de la loi. Nous constatons beaucoup de messages racistes, anti-musulmans, anti-migrants aussi, car un énorme amalgame se fait entre les musulmans, les terroristes et les migrants, avec des propos du type "ce n'est pas étonnant avec tous les étrangers qu'il y a en France".

Nous supprimons aussi tout ce qui relève des théories du complot, du genre "Israël et les Etats-Unis n'ont pas été touchés donc c'est un complot Juif", "c'est Marine Le Pen qui a fait le coup pour gagner des voix" etc. Mais l'essentiel des propos supprimés sont racistes et anti-musulmans. En janvier, c'était différent, il y avait davantage de commentaires antisémites en raison de l'attaque de l'Hypercasher, qui visait la communauté juive.

Constatez-vous une recrudescence d'activité des internautes d'extrême-droite ?

Absolument, les groupuscules d'extrême-droite n'ont pas laissé passer l'opportunité. Certains postent des commentaires de type "musulman = terroriste" et réclament la fermeture des frontières et de l'espace Shengen.

D'autres créent aussi de faux comptes à consonance musulmane et inondent les articles de commentaires faisant l'apologie du terrorisme, dans le but d'entretenir l'amalgame. Heureusement, ils sont très facilement repérables et donc, faciles à bloquer. Mais ces commentaires peuvent faire peur à ceux qui les voient avant qu'on les supprime, même si notre réactivité est importante.

Vous modérez à la fois les commentaires postés sur les sites de la plupart des grands médias, mais aussi ceux de leur page Facebook. Voit-on les mêmes profils et les mêmes types de commentaires sur un site d'actualité et sur un réseau social ?

Certains commentent uniquement sur Facebook, d'autres uniquement sur les sites d'actualités, mais globalement, on retrouve le même type de contenus. Certaines personnes sont des "serial-posteurs", ils commentent l'actualité sur de nombreux sites, il est donc facile de les repérer avec leur adresse IP ou leur compte utilisateur. Ceux qui ont l'habitude de poster des messages injurieux sont déjà bloqués, mais avec les attentats, des personnes qui ne postaient pas s'y mettent et d'autres peuvent déraper.

Sur les réseaux sociaux, les messages sont plus courts, plus impulsifs, donc plus propices aux dérapages. Sur les sites d'actualités, les commentaires sont en général un peu plus développés, moins spontanés car il faut s'inscrire alors que sur Facebook, on commente avec son profil. Notre principale difficulté est plutôt l'afflux de messages. Puisque leur nombre explose, nous sommes moins réactifs pour les enlever très vite.

Justement, comment repérez-vous les commentaires problématiques ? Grâce à un algorithme ?

Tout l'enjeu en cette période d'explosion des commentaires est de bien détecter les messages problématiques et de supprimer ceux qui sont haineux très vite. Nous fonctionnons effectivement grâce à un algorithme très puissant qui sélectionne les commentaires "à risque", mais ce sont nos modérateurs qui prennent la décision de les supprimer ou pas. Les messages ne sont pas traités par ordre d'arrivée mais en fonction du risque de dérapage qu'ils représentent. Pour calculer ce risque, notre algorithme prend en compte de nombreux critères.

Lesquels ?

Tout d'abord, l'algorithme fonctionne avec un système de mots-clés, mis à jour très régulièrement. On sait que certains mots génèrent plus de commentaires haineux que d'autres. Quand des mots comme "charia", "sioniste", "gay" apparaissent dans les commentaires, le taux de rejet moyen est deux à trois fois supérieur. L'algorithme considère donc que chaque message qui contient certains mots-clés doit être traité par nos équipes avec plus d'urgence que lorsqu'ils n'apparaissent pas.

Le deuxième critère majeur est ce qu'on appelle les "scores utilisateur". On conserve l'intégralité des données que nous avons sur chaque personne, pour déterminer si on doit particulièrement surveiller son activité car elle risque de déborder, ou si la personne est considérée comme fiable. Par exemple, si vous commentez pour la première fois sur la page Facebook du Monde, vous pouvez penser qu'on ne vous connaît pas. En réalité, il y a de grandes chances qu'on vous connaisse si vous avez déjà commenté des posts de La Tribune ou de L'Express. Comme le pseudonyme, qui est votre compte Facebook, est le même, nous pouvons établir un "score de risque" qui permet à l'algorithme de ranger votre message plus ou moins haut dans la liste des messages à surveiller. Les commentaires des utilisateurs qui n'ont jamais dérapé sont moins prioritaires.

Et le troisième aspect ?

Le dernier grand critère est la viralité. Tous les articles sur un site, tous les posts de médias sur Facebook, n'ont pas le même impact, certains sont plus populaires que d'autres. Mettre l'accent sur les articles ou posts les plus populaires, likés et commentés, permet de repérer tout de suite une horreur et de l'enlever avant qu'elle n'atteigne beaucoup de monde. En revanche, un commentaire haineux sur un post moins exposé va peut-être rester en ligne un peu plus longtemps.

Avez-vous mis en place des moyens humains supplémentaires pour traiter l'afflux de commentaires depuis les attentats ?

Nous n'avons pas beaucoup de marges de manœuvre sur ce plan, car il faut recruter et former le personnel et ce n'est pas possible en période de crise. En revanche nos modérateurs font des heures supplémentaires et nous mobilisons le maximum de monde. La vraie solution est de faire confiance à notre algorithme pour établir des priorités. Le temps passé à lire 100 messages considérés "à risque" est le même si on en supprime 20 ou 70. L'enjeu est de faire en sorte de bien sélectionner les messages pour retirer le plus rapidement possible ceux à caractère haineux. On compte aussi sur des signalement de communauté. Enfin, l'expérience Charlie Hebdo, qui nous avait pris de court, nous a énormément appris. Aujourd'hui, nous sommes mieux armés pour faire face.

Propos recueillis par Sylvain Rolland

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Commentaires
a écrit le 15/08/2016 à 20:50 :
Vous devriez aller faire un tour sur les forums de Libération, à mon avis vous tomberiez des nues, car sur Libé c'est 90% de propos raciste et haineux, incitant à la haine et à la violence avec la complicité de la modération , car les commentaires qui vont dans le sens "du vivre ensemble et de l'union nationales", sont systématiquement supprimés ou presque. .
a écrit le 28/11/2015 à 21:14 :
merci à la tribune d'avoir la transparence de cet article, au moins on explique les chose, c'est la première fois que je vois une telle explication

ensuite le premier malaise est que 70% des journalistes ont voté hollande, 90% à l’école du journalisme?? par ailleurs la presse est subventionnée et les journalistes bénéficient d'un régime spécial trés avantageux, sont ils moteurs à défendre les indispensables réfomes ?

donc avant de parler de censure, il faut parler d'autocensure (voir le livre de quatremer, sexe mensonges et médias, qui explique la complaisance vis à vis d'un pouvoir plus monarchique que démocratique).

ensuite la censure est en cohérence, il est interdit avant tout de blasphémer sur la religion de gauche. Il n'y a pas besoin de haine, des commentaires factuels, concrets sont éliminés alors que d'autres injurieux, procovateurs passent allégrement..
défaut de logiciel ou intervention manuelle "bienfaisante"..??
a écrit le 27/11/2015 à 12:31 :
Au Québec, la censure est existante dans tous les journaux. Impossible de dire des vérités même quand elles ont été signifiées par des personnalités. J'ai essayé plusieurs fois.
Par exemple, Mme Wynne, première ministre de l'Ontario, a mentionné au premier ministre du Québec que le celui-ci était SOUVERAIN depuis 1982; M. Marissal, chroniqueur de LA PRESSE, l'a également répété en mots plus subtils. Même les partis prétendument séparatistes ne veulent pas le répéter, pour ne pas soulever la population. Comme ils n'insistent pas quand 650 000 Québécois paient plus d'impôt sur leurs dividendes que les autres Canadians; perte totale de 21% de revenus pendant 7 ans.
Les Québécois continuent de payer des impôts-taxes à Ottawa sans se rendre compte qu'ils se font voler régulièrement, j'ai trouvé 55 façons et j'ai envoyé mon dossier à l'ONU.
a écrit le 26/11/2015 à 14:04 :
Je dois avouer que cet article est très intéressant mais me dérange. Je trouve ça très intéressant de savoir comment notre monde (numerique) fonctionne et je remercie Latribune pour cet article. Mais je suis troublé de savoir que des gens "filtrent" les commentaires pour ne présenter que la portion qui est "acceptable". C'est tout à fait normal pour ce qui relève de la Loi (haine, appel au meurtre...), mais la frontière avec le moral et le politique doit être parfois très floue. Le résultat risque d'être de créer une forme de "réalité augmentée" qui présente le monde tel qu'on veut bien le voir, en extirpant tout ce qui ne nous convient pas. Je ne pense pas que ce soit une bonne chose. Mieux vaut supprimer le droit à commenter des articles plutôt que le dénaturer.

Le commentaire de xbug devrait être la source d'un article. Très bien construit et tout aussi intéressant que l'article.
a écrit le 26/11/2015 à 13:07 :
C'est juste le retour du refoulé. La repentance, le politiquement correct, les lois mémorielles. Barbarie à visage humain.
a écrit le 26/11/2015 à 13:07 :
ET LE F HAINE DANS TOUT CA ? VAUT PAS MIEUX QUE LES AUTRES !
a écrit le 26/11/2015 à 9:48 :
En lisant régulièrement les commentaires des articles en ligne je constate que nous sommes passés en quelques années de la dérision au dénigrement, le fameux hollande bashing , à la haine .
a écrit le 26/11/2015 à 2:32 :
A quoi bon poster un commentaire ici, vu que c'est censurer:

"La modération est réalisée par des modérateurs professionnels recrutés dans des pays francophone à bas coûts (Maroc, Mali, Sénégal, Madagascar, Ile Maurice, seul 20% des salariés sont en France".

Faire une modération avec des gens d'une autre culture, des gens qui ne vivent pas comme nous.

bye bye la tribune
a écrit le 25/11/2015 à 14:48 :
Quand on voit ce qu'on voit, quand on lit ce qu'on lit, on a bien raison de penser ce qu'on pense

Radio Paris vous ment, Radio Paris est .......
a écrit le 25/11/2015 à 11:24 :
Monsieur Mani,

Tel que vous le présentez, votre mode de fonctionnement semble caractéristique de toutes ces PME parisiennes en "-o" (filtrage d'URL, antivirus/spam/etc...), dont vous partagez au passage la charte graphique: une techno assez rudimentaire (scoring, recherche de mots-clés), combinée à l'intervention d'humains, garants ultimes contre les éventuelles dérives du système, et uniques contributeurs de son intelligence.

Sans vouloir paraitre vexant, ce n'est pas très impressionnant. Vous n'avez pas employé les mots magiques: natural language processing, sentiment analysis, etc... On ne peut pas véritablement vous en vouloir, comme on adore le répéter ad nauseam dans toutes les entreprises françaises: "le mieux est l'ennemi du bien".

Sur le fond, je pense que vous êtes en décalage avec la réalité du problème que vous adressez: vous tentez d'apporter une réponse morale à ce qui est au départ une problématique de qualité.

Sauf que... la morale n'est pas universelle, et encore plus difficilement mesurable que la qualité. Dans les pseudo "débats" dont l'actualité et les médias nous amusent en permanence, on trouve un large spectre d'intervenants dont chacun peut considérer, selon une échelle tout à fait subjective, que la moralité est tantôt "douteuse", tantôt "nauséabonde".

C'est justement le piège dans lequel vous tombez: la subjectivité, voire l'ethnocentrisme. Vos modérateurs sont humains, beaucoup sont sans doute parisiens, leur jugement est orienté par leur héritage culturel, leurs peurs, leur exposition aux médias, que sais-je... Si l'actualité récente nous apprend quelque-chose, c'est que nous nous efforcons de combattre les conséquences d'un problème en refusant d'en rechercher les causes.

Les raisons de ce refus sont multiples: économiques, politiques, culturelles, émotionnelles... mais c'est en les regardant en face et en les analysant que nous comprendrons, peut-être, notre échec. Pourquoi sommes-nous aujourd'hui engagés dans ce qui n'est rien d'autre qu'une immense bagarre de voyoux à l'échelle internationale ? Dans quelle mesure sommes-nous les architectes de cet échec ? Quelles sont nos alternatives sociales, politiques ?

Les médias ont un pouvoir extraordinaire, que l'appareil d'état maîtrise, mais dont il n'a pas l'exclusivité. Or, votre "super algo" agit comme un mirroir polarisant: il renvoie une image partielle de la société, certains diront "conforme", et filtre une partie du spectre, et donc une partie du signal, en voulant éliminer le bruit.

Je ne suis pas un anarchiste, ni un extrémiste de quelque bord que ce soit, je suis absolument révolté et écoeuré par les évènements récents, mais je suis ouvert à la réflexion. Je suis prêt à concevoir que mon jugement de français "de souche" n'est pas intrinsèquement meilleur qu'un autre, que derrière l'expression de la barbarie sans nom qui nous frappe aujourd'hui, il y a autre chose en face de nous, une logique que nous devons entendre et comprendre, afin qu'elle puisse s'exprimer autrement que par la violence.

Nous avons besoin d'une réflexion construite, d'un renouveau de la conscience. Votre entreprise est louable, mais je n'ai pas confiance en votre capacité technique à extraire le signal du bruit. Et pour tout dire, c'est peut-être ce qui m'inquiète le plus aujourd'hui.
a écrit le 25/11/2015 à 9:49 :
Haine ?
Soyons sérieux. L'article parle de "haine", mais la réponse de Piotr, plus bas, remets les pendules à l'heure :<i> "Votre liberté d'expression n'est modulée que parce que vous vous exprimez sur le site d'entreprises qui ont tout loisir de la gérer à leur guise. "</i>

La censure des commentaires n'a donc que fort peu à voir avec le respect des lois (refus des appels à la haine raciale/religieuse etc...) ou la morale, mais tout à voir avec la gestion des opinions. Que ce soit légal est probable. Que ce soit moral l'est beaucoup moins. Que ce soit intelligent l'est encore moins : ce n'est certainement pas en masquant les problèmes qu'ils se résolvent, usuellement, et la politique de l'autruche a rarement donné de bons résultats.

En tout état de cause, on peut imaginer que les lecteurs savent tirer les conclusions qui s'imposent : si vous ne voulez pas de ma parole, comment pourriez vous me réclamer mon argent pour un abonnement ?

Le point important, ici, me semble-t-il, est qu'il se développe une culture de la censure en France qui me semble être entièrement incompatible avec une démocratie saine, mais, par contre, entièrement compatible avec la dictature.

D'ailleurs, les moyens technique utilisés (croisement de données de plusieurs sources, identification des profils et stockage des IP), tout cela fait froid dans le dos et rappelle plutôt une automatisation des fichages des pays totalitaires.
a écrit le 25/11/2015 à 9:13 :
Ne vaudrait-il pas mieux supprimer ou suspendre les commentaires en phase de crise ?
Est-ce qu'ils n'excitent pas ? Y a-t-il eu une étude ?
a écrit le 25/11/2015 à 7:48 :
Le problème vient de l'intérieur de la France : les combattants islamistes ont des papiers Français et sont en France ! C'est un problème intérieur (les militaires fouillent et perquisitionnent en France). Alors, on continue l'immigration massive et la libanisation de la France (pour se faire réélire) ? C'est cela, la vrai question aujourd'hui !
a écrit le 25/11/2015 à 7:41 :
Dans les années 70, il n'y avait pratiquement pas de musulmans en France (ils sont 8 à 10 millions aujourd'hui), pratiquement pas de chomage, de pauvres et de dette. Les Français vivaient en sécurité dans leur pays (ce qui est tout à fait normal). Quels partis politiques ont dirigé la France depuis 40 ans ? Quelles ont été leurs décisions ? Pourquoi ont-ils pris ces décisions ? Ce sont eux les premiers responsables de la situation actuelle de la France.
Réponse de le 25/11/2015 à 19:57 :
«  Dans les années 70, il n'y avait pratiquement pas de musulmans en France » Renseignez-vous, afin de réviser vos fantasmes !
Réponse de le 26/11/2015 à 14:01 :
Exactement...Et la censure ne changera rien à cette vérité là...
Réponse de le 26/11/2015 à 18:38 :
euh vous viviez en France dans les années 70/ 80 ? Mesrine , et autres grands bandits Français ça vous parle? les attentats de l'OAS ? les statistiques sur les homicides sont malheureusement implaccables. IL y a moins de morts en france en valeur absolue et en rapport à la population française aujourd'hui que dans les années 70 / 80. recherchez les statistques vous les trouverez facilement.
votre "raccourci" si je le comprends bien : ... immigrés .. musulmans .... augmentation des crimes et du chomage est parfaitement infondé et honteux
a écrit le 24/11/2015 à 20:40 :
Décrivez chaque critique de l'immigration et ses conséquences, l'islam et ses conséquences , même une critique de Schengen maintenant ...comme étant de la "haine" ( on trouvera toujours 2-3 messages pour aller dans ce sens..) et abracadabra même plus besoin de discuter, d'argumenter, v La France Big Brother de Laurent Obertone.
a écrit le 24/11/2015 à 19:49 :
Intéressant les recoupements de sites en sites, le stockage des adresses IP et la création d'un profil de "posteur" c'est réellement CNIL ca ? j'ai un doute quand même, ca commence à ressembler sérieusement à une police du net qui ferait des dossiers ! il va bientôt falloir poster via le darknet ?
a écrit le 24/11/2015 à 16:28 :
valls a proposé de supprimer le mot race... génial, car en un instant tous les querelles et guérillas fratricides entre ethnies africaines ou ailleurs... vont cesser du jour au lendemain parce qu'on a supprimé le mot race, donc le problème n'existe plus !!!!

tout le monde en est parfaitement convaincu !!! quelle pertinence et efficacité !!
a écrit le 24/11/2015 à 16:24 :
puisque la censure est en place, allons au bout, supprimons l’extrême droite et l’extrême gauche, des idéologies qui ont historiquement des dizaines de millions de morts à leur actif, qui ne savent que cultiver la haine et le racisme politicien où quelqu'un est recevable ou non en fonction de sa couleur politique...
mais non, on est en france, le pays des intellos inactifs, donc on censure les mots mais pas les actes...
a écrit le 24/11/2015 à 16:18 :
j'ai maintes fois cité des passages du livre "malaise dans l'inculture" de Philipe VAL, co refondateur de charlie, plusieurs fois censuré !!!!!
il y a comme un bug, mais il est vrai qu'il est critique sur la gauche archaïque et ses errements idéologiques stériles, honteux blasphème !!!
on ne touche pas à la religion de gauche !!
a écrit le 24/11/2015 à 13:59 :
Article intéressant sur la censure semi-automatisée. L'analyse textuelle automatique et analyse des formes a fait des progrès surprenants. Je note que la censure en est restée à la recherche de mots clé. C'est grave. Tout commentaire qui sortirait de la langue de bois et de la pensée unique se trouve ainsi marqué "à risque" et éliminé. Je ne parle pas des propos haineux ou ironiques qui détournent le lecteur de toute haine.
Réponse de le 24/11/2015 à 19:17 :
Il est expliqué dans l'article que les commentaires font l'objet d'un premier tri automatisé. Le résultat de ce premier tri est ensuite vérifié par des personnes physiques. Je comprends la volonté des sites de vouloir supprimer la véhémence et la haine, il en ressort rarement du bon, et le procédé me choque pas. Mais je serai quand même curieux de savoir sur quels critères précisément les modérateurs se basent pour "modérer". J'imagine qu'il ne sont pas toujours impartiaux...
a écrit le 24/11/2015 à 13:27 :
La Liberté d'expression "modulée" par une entreprise privée? On en est où de l'état de droit, là?
Réponse de le 24/11/2015 à 19:10 :
Votre liberté d'expression n'est modulée que parce que vous vous exprimez sur le site d'entreprises qui ont tout loisir de la gérer à leur guise. Mais votre Liberté d'expression, avec un grand L, d'un point de vue juridique n'est pas entravée: rien ne vous empêche de créer un blog et de vous exprimer par exemple. Les moyens de vous exprimer librement sont heureusement, extrêmement nombreux :-)
a écrit le 24/11/2015 à 13:16 :
L'avachissement des gens au prétexte plus qu'au motif d'une modération de bien pensants déclarés atteint effectivement un pic stupéfiant quand on critique un soit disant amalgame de faits avérés cités telle la simple affirmation < ce n'est pas étonnant avec tous les étrangers qu'il y a en France >, que veut pareille critique ?
a écrit le 24/11/2015 à 12:46 :
Il s'agit d'une société de censure orientée. Il est bien dommage que les journaux aient décidé de confier ce poste à une entreprise extérieure qui plus est généraliste. Ici joue la pression de l'erreur : si l'on accepte une censure extérieure calibrée, l'organisme se sera trompé en cas de dérapage, si elle reste interieure, c'est tout le journal qui est remis en cause. La censure commence par celle d'une pratique libre. La société sera revendue à un groupe américain, du Qatar ou chinois comme toute entité du web. Que deviendra alors la nouvelle orientation ? Celle d'une dictature communiste, d'une dictature musulmane ? Ou bien les journaux auront-ils disparu en évitant ainsi ce problème ? Pour sa part, l'inévitable rejeton HEC qui s'exprime ici comme patron déroule un discours bien rôdé" depuis des années qui favorise son business : les français seraient "racistes" car 30% des messages le sont, fachesue déduction depuis des mots tabou. Ainsi il dénonce encore les "groupuscules d'extrême droite", langage bien calibré, tandis que les propos pro-état islamique seraient eux truqués. On sent bien la tartuferie toute étatique et pseudo-bien-pensante subventionnée avec notre argent. Orwell n'est pas loin.
a écrit le 24/11/2015 à 12:13 :
Après 130 morts causé par des fanatiques islamistes, il n'y a eu quasiment aucun fait de violence causé à un musulman. Alors parler d'un pic de haine , c'est encore rabaisser les français qui savent très bien faire la part des choses.
a écrit le 24/11/2015 à 11:55 :
C'st scandaleux cette censure car ils censurent ceux qui disent la vérité mais qui ne correspond pas à l'idéologie gauchisante pitoyable
En Janvier et en Novembre on voit bien de quel coté et la haine
Faire l'autruche n'entraine que le chaos
a écrit le 24/11/2015 à 11:14 :
Quand on voit comment sont traités les commentaires postés sur les sites d'information on ne peut qu'être dubitatif sur le qualificatif "haineux" qui est très subjectif. Il est d'ailleurs assez étonnant de voir que ces sociétés stockent des informations historiques sur les internautes pour en déterminer le profil "dangereux" et je me demande dans quelle mesure cela n'est pas attentatoire à la liberté d'expression et à la protection des données personnelles. Quant aux opinions de M. MANI on a du mal à croire qu'elles n'aient aucune incidence sur le tri opéré sur les commentaires postés sur les sites des clients avec lesquels il travaille. Cette société n'est ni plus ni moins qu'un instrument de censure d'internet pour la bien pensance.
a écrit le 24/11/2015 à 10:52 :
Il faudrait changer la devise de la République

La Liberté même sur internet en a plus
Égalité certains sont plus égaux que d'autres
Les fraternités c'est quand ça les arrange
a écrit le 24/11/2015 à 10:21 :
Internet est surtout le grand défouloir de frustrés qui pianotent sur leurs claviers cachés derrière un pseudo., le comptoir du café du coin en mieux .
Curieux qu'il n'y ait aucune étude sur le ou les profils des commentateurs d'autant que la haine n' a pas de limite , lisez par curiosité les commentaires dès qu'apparaissent les mots ENA , sciences po , Hollande , RSI , fonctionnaires par exemple !!!
Sans vouloir en rajouter ou tomber dans la caricature ...peut être que les médias ont leur part de responsabilité avec leurs titres accrocheurs et polémiques ....mais là chut je risque la censure !!!
Réponse de le 24/11/2015 à 11:38 :
Je suis d'accord avec vous. J'ai souvent critique les Médias, tant sur le "French bashing" que sur l'outrance polémique des titres ,et cela reste trop vrai... Hier soir, 20:45 sur Antenne 2 ,par exemple, un commentaire a l'indécence choquante en cette période... En substance, au sujet de films, il y était dit : la violence terroriste revient comme un boomerang dans la figure du public !!!
Quand même, quels propos lourdement provoquants et outranciers !!!
a écrit le 24/11/2015 à 8:44 :
Personnellement je n'y crois pas, on est surtout censuré quand on critique la mauvaise foi de certain médias et sur le dogmatisme dans la construction de l'UE! Mais la "haine" c'est la réponse a des articles qui recherchent la polémique!
Réponse de le 24/11/2015 à 10:53 :
Bien dit !!
Réponse de le 24/11/2015 à 11:11 :
Les forums ne sont pas des lieux de débats où chacun pourrait argumenter ,non juste un dialogue de sourds fait d'à priori négatifs , rien de constructif, d'instructif .

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