Education : les parents français dépensent 3 fois moins que la moyenne mondiale

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En matière de coût de l'éducation, les parents français sont les mieux lotis.
En matière de coût de l'éducation, les parents français sont les mieux lotis. (Crédits : Statista)
Les parents français payent, grâce au système éducatif public, peu pour l'éducation de leurs enfants, surtout en comparaison avec d'autres pays du globe. Cela ne suffit pourtant pas à les rassurer sur l'avenir de leur progéniture.

S'il est souvent de bon ton de critiquer le système éducatif français, il est nécessaire de rappeler son avantage incontestable : son coût. Selon l'étude "Value of Education" réalisée par HSBC, dont les résultats ont été publiés ce 29 juin, les parents français sont ceux qui dépensent le moins pour l'éducation de leurs enfants, parmi les 18 pays étudiés.

Sur l'ensemble des pays de l'étude, la moyenne des dépenses annuelles que les parents réservent à l'éducation de leurs enfants est de 39.500 euros. En France, la moyenne tombe à 14.708 euros. Et c'est la gratuité de l'école qui rend cet écart possible. En effet, 81% des parents français, interrogés dans le cadre de l'étude, ont fait le choix d'inscrire leur enfants dans l'enseignement public, alors que dans l'ensemble de l'étude, seulement 46% des parents scolarisent leurs enfants dans le public.

La France moins chère que l'Inde et le Mexique

La France est donc moins chère, en matière d'éducation, que des pays comme l'Inde (16.646 euros), l'Indonésie (16.500 euros), le Mexique (20.081 euros) ou encore le Royaume-Uni. Et elle est beaucoup moins coûteuse que Hong-Kong,  qui arrive en tête du classement avec 116.344 euros dépensés en moyenne par an !

Pour estimer ces dépenses annuelles en matière d'éducation, l'étude d'HSBC porte sur les parents d'enfants scolarisés de l'école primaire à la licence (Bac +3) et prend en compte "tous les coûts liés à l'enseignement : les frais de scolarité, les fournitures nécessaires, le transport, le logement, les voyages scolaires, etc."

L'étude d'HSBC révèle également que les parents français sont les "premiers à déclarer qu'ils font des sacrifices personnels pour la réussite de leurs enfants (92% contre 82% pour la moyenne générale)". Cela peut sembler paradoxal au vu du faible coût de l'éducation en comparaison avec les autres pays, mais l'impression est bien réelle. Ainsi, 35% d'entre eux se déclarent "prêts à abandonner une passion" et 19% ont "drastiquement réduit leurs activités de loisirs".

Les parents français sont également beaucoup moins optimistes que les autres parents quant à l'avenir de leurs enfants : seulement 42% sont ainsi confiants dans le fait que leur enfant aura un futur radieux, alors que la moyenne globale est de 75%. La gratuité, ou le faible coût, de l'éducation n'achète donc pas tout...

> Lire aussi : La France fait un bond au classement des meilleurs pays pour l'expatriation

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(Illustration: une infographique de notre partenaire Statista)

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Commentaires
a écrit le 15/07/2017 à 18:13 :
On oublie simplement de prendre en compte les impôts que paient les Français pour financer l'enseignement "gratuit. Si on le faisait pour tous les pays on pourrait comparer, et savoir si la médiocre réussite de nos élèves dépend d'un manque d'investissements financiers.
a écrit le 08/07/2017 à 0:50 :
" ...seulement 42% sont ainsi confiants dans le fait que leur enfant aura un futur radieux, alors que la moyenne globale est de 75%..."
L'esprit critique des français leur donne raison. Je ne vois pas ce qu'il y aura de radieux à vivre sur une planète définitivement polluée et surpeuplée.
a écrit le 04/07/2017 à 2:14 :
Les chiffres ne semblent pas très cohérents.
A Hong-Kong les parents doivent payer 1 745 000 E pour scolariser un enfant (primaire à bac+3) ???
On peut comprendre que le niveau de vie est plus élevé mais je doute que tous les enfants qui sont arrivés à avoir un bac +3 ont des parents millionaires (ou plutôt des parents dont les banquiers accordent des crédits de10 000 par mois
ou sur plusieurs générations).
Si ça comprend les couts payés par l'état, le contribuale, l'article n'est pas clair du tout en mettant en évidence "les sacrifices personels".
a écrit le 02/07/2017 à 0:50 :
l'étude a t-elle pris aussi les parents français resident à l'étranger? En fait l'enseignement français hors France est payant! sans bénéficier ni des allocations familiales ni des aides pour le logement. En plus la bourse est attribué aux familles selon un indice de pouvoir d'achat qui multiplie les salaires par 1,? pour être conforme à un salaire de Paris?!
a écrit le 01/07/2017 à 11:25 :
Il faudrait comparer avec des pays comme l'Allemegne, la Suède, la Suisse,et tous les pays de l'Ue, etc ... et intégrer le niveau d'imposition .
a écrit le 30/06/2017 à 17:41 :
Ils dépensent peu et en retour ils en ont pour leur argent !
a écrit le 30/06/2017 à 14:38 :
L'école n'est pas gratuite, elle est payée par le contribuable, donc il faut ajouter son coût à ce que payent les Français.
a écrit le 30/06/2017 à 12:26 :
Pour ceux qui pensent que la France dépense énormément d'argent public pour l'éducation

https://data.oecd.org/fr/eduresource/depenses-d-education.htm#indicator-chart

https://data.oecd.org/fr/eduresource/depenses-publiques-d-education.htm#indicator-chart
a écrit le 30/06/2017 à 12:18 :
Pour ce qui est de la prise en charge par les impôts, c'est simple, les dépenses de l’État par enfant dans le système éducatif sont dans la moyenne de l'OCDE. Donc oui, le système éducatif français est globalement moins chers que les autres.
C'est toujours facile de critiquer "l'enfer fiscal" mais une baisse d’impôt ne sert à rien si c'est pour payer deux fois la différence de sa poche.
Le poids de l'Etat dans l'économie est élevé en France, mais croire que le privé fait systématiquement mieux que le public n'est qu'un dogme néo-libéral daté. En France on a plus d’impôt mais on paie moins de notre poche, ça reste rentable pour la majorité.
a écrit le 30/06/2017 à 10:30 :
Que ceux qui payent toujours "trop" d'impôts se rassurent : avec le nouveau gouvernement, le coût augmentera. Au détriment du niveau général, bien sûr... Sinon, cette étude, basée uniquement sur l'argent et à priori non détaillée suivant les niveaux, n'est, comme ce genre d'étude : pas très significative.
a écrit le 30/06/2017 à 10:21 :
En effet, il aurait été pertinent d'avoir la partie prise en charge via les impôts, celles en direct. Le fait que l'éducation soit prise en charge par les dépenses de l'état devrait permettre surtout de limiter les enfants non ou peu scolarisés ou des étudiants qui renoncent à leurs études. Or cet objectif n'est pas réellement atteint en France. D'ailleurs, à mon sens, le problème ne réside pas principalement dans le corps enseignant ou la gestion. C'est vraiment l'implication des parents qui pose problème et l'idée que les études et l'école ne servent à rien (c'est surtout un prétexte pour flemmarder).
De mon point de vue, il a plusieurs niveaux que les élèves peuvent avoir. Prenons l'exemple d'une l'apprentissage d'une langue étrangère :
0- présence au cours
1- apprentissage de ce qui est vu en cours
2- la pratique de ce qui a été appris en cours
3- le fait de se dire, que le cours n'est qu'une matrice et d'essayer de voir des choses en plus (vocabulaire spécifique, littérature...) et profiter de la présence du professeur pour répondre aux difficultés rencontrées. À noter, qu'à mon avis c'est le minimum pour faire fructifier la connaissance, et que même si l’élèves est autonome, le professeur joue pleinement son rôle : celui de support et de référence.
4- La recherche de la maitrise et des nuances de la langue en l'exerçant dans les domaines les plus complexes : poésie, littérature, études scientifiques, droit...
5- L'utilisation de ce qui a été appris (méthode, vocabulaire proche, notion grammaticale) pour l'apprentissage d'autres langues. À ce moment, les efforts consentis pour l'apprentissage d'une langue se révèlent payeurs, car l'apprentissage de la seconde se fait beaucoup plus rapidement.
6- La compréhension globale du mécanisme du langage
7- La capacité ce créer sa propre langue (comme Tolkien ou Joyce)
=> L'immense majorité stagne entre le niveau 0 et 2. Forcement, ils sont déçus et pensent que l'écoles/les études ne servent à rien. Mais arriver au niveau 6 ou 7 sans professeur et corps enseignant relève de l’exceptionnel. On voit bien que ce n'est pas vraiment une question d'argent, mais de temps et de motivation...
a écrit le 30/06/2017 à 10:19 :
Il manque seulement une meilleure organisation pour avoir un système éducatif performant.
Malgré de bons enseignants (majoritairement), de bons scientifiques et mathématiciens, des infrastructures...Il faut admettre que le niveau général se dégrade, qu'il a des zones sinistrées et que la branche formation professionnelle-alternance pourrait être mieux considérée.
Quand au budget des Universités, c'est souvent la misère.

S'il y avait une plus juste répartition des effectifs opérationnels sur le territoire et s'il n'y avait toutes ces réformes quasi permanentes dans les programmes éducatifs... Un peu comme si l'on voulait reformer l'organisation générale et qu'à défaut d'y parvenir, on tripatouille. Manque de professionnalisme ?
a écrit le 30/06/2017 à 9:45 :
Bonjour,
Sans avoir à rédiger un long commentaire.
Combien les français payent d'impôts, taxes, prélèvements... et j'en passe.
Les français qui envoient leur enfants à l'école, ne déboursent pas directement au établissement enseignant, quoique.
Tout est payé et très chèrement par voies indirecte.
Salaire des enseignants, établissements scolaire, personnel non enseignants dans les établissements, route et transports qui mènent aux établissements et là encore j'en passe.
Ou avez vous vu que c'était "peu" ?
C'est peu ou prou 50% de ce que gagne les français.
Quel est le ratio pour les habitants des pays que vous citez.
Bref article incomplet et rédigez par ce que je qualifierai : un incompétent en mal de plume.
Réponse de le 30/06/2017 à 12:12 :
De mémoire:

En primaire c'est 6000€ annuel par enfant de dépense publique tout comme à l'université

Ça peut monter à 12000€ pour un élève de prépa.

La dépense public+ privé en matière d'éducation est plutôt modérée en France.
a écrit le 30/06/2017 à 9:32 :
etude debile car en France l ecole est payé par le contribuable et qu evidement les impots ne sont pas inclus dans les depenses de cette etude.

Sinon ca vous etonne que les francais soient pessimistes pour l avenir de leurs enfants ?
La France coule lentement depuis 30 ans et si vous voulez qu ils aient un avenir, il faut qu ils s expatrient ...
Réponse de le 30/06/2017 à 10:08 :
du fait du racolage pour attirer de la main d'oeuvre/ des cerveaux chez un de nos partenaires "plus compétitif que la France" qui sait pas faire des gamins ?
les Français émigrent très peu et la France est un des pays dont la part de la population basée à l'étranger est la plus faible (OCDE). on doit pas être si mal dans ce pays.
D'après Eurostat, en 2015, 36% des migrants vers la France étaient des Français. Taux assez supérieur à la stat équivalente pour UK, Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Danemark, Suède ou Suisse (http://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/index.php/Migration_and_migrant_population_statistics). Ceux qui partent au UK restent en moyenne 6 ans et plus des 3/4 regagnent ensuite la France (http://www.lexpress.fr/actualites/1/styles/les-francais-envahissent-londres-entre-mythe-et-realite_1719089.html).
Réponse de le 30/06/2017 à 17:05 :
Ayant vecu en RFA, pays que vous visez dans votre commentaire, je me dois de rectifier quelques points:

1) le cocorico sur la natalite francaise n a pas lieu d etre: a quoi ca sert de fabriquer en masse des chomeurs ? et qu une partie de ceux qu on a formé doivent partir a l etranger (dans mon cas, la RFA c etait a l origine pas un choix, mais entre ca et le RMI ...)

2) le francais emigre peu par tradition. Mais ca change. Plein de jeune francais quittent la france car aucun espoir. Quand un retraite allemand va en espagne pour profiter du soleil c est quand meme moins genant pour le pays que quand un jeune francais part pour travailler.

3) sur le plan fiscal, la RFA c est loin d etre un paradis. Le travail est bien moins taxé qu en France mais l IR est bien plus fort (en gros comptez bien 40 %)
Réponse de le 01/07/2017 à 8:57 :
S'expatrier ou ?Forcement dans un pays occidental,on imagine mal s'expatrier dans un pays du tiers monde !Mais dans un pays occidental les formations de haut niveau existent comme en France et là on tombe sur la concurrence des diplomés locaux !Sauf dans des cas trés precis et rare ,l'expatriation est un leurre et si on parle d'expatriation ,on ne parle jamais de ceux qui en reviennent beaucoup plus nombreux que ceux qui s'installent et qui font quoi par ailleurs par rapport à leur diplome !
Réponse de le 03/07/2017 à 21:47 :
Cette étude est loin d'être "débile". Elle a même un grand avantage: celui de montrer que dans les pays où l'imposition est moindre, les services tels que l'éducation ou la santé sont en partie payés directement par les familles et que cela pèse énormément sur les budgets. L'éducation à un coût, et lorsqu'elle n'est pas financée par l'impôt, c'est l'épargne individuelle qui est mobilisée.
Ici aux Etats-Unis,où les politiques éducatives (recrutement et formation des enseignants, programmes, infrastructures) sont locales et non nationales, si vous avez la malchance de vivre dans un comté où les écoles publiques sont de faible niveau, vous n'aurez d'autre choix que de mettre vos enfants dans une école privée (22 000 USD par enfant dans mon cas, et c'est loin d'être l'école la plus chère). Et je ne parle pas de l'enseignement supérieur, pour lequel de nombreuses familles doivent épargner ou s'endetter. Et si vous avez la chance d'être dans un comté où les écoles sont bonnes, il ne sont pas si nombreux, alors c'est le prix de l'immobilier et les impôts locaux qui qui vous obligeront à faire des sacrifices. Car il y a une relation directe entre qualité des écoles, prix des logements et impôts municipaux, qui aux US peuvent être très élevés. Tout bien considéré, je préfère une système financé par l'impôt et garantissant des résultats homogènes et une égalité géographique, car l'éducation n'est pas uniquement le fait de choix individuels, c'est un investissement collectif.
a écrit le 30/06/2017 à 9:25 :
pas assez cher, mon fils !
d'ou déficit public et dette. :-)
c'est comme pour le train.
les Français ont tout. mais ils croient toujours qu'ils sont les plus mal lotis.
a écrit le 30/06/2017 à 9:20 :
Ce qui veux dire, que l'on va leur faire payer ce qu'ils payent déjà!
a écrit le 30/06/2017 à 9:14 :
Le titre ne correspond pas à la réalité. Les familles françaises contribuent directement pour une part infime des 14 708 euros. Si elles devaient payer cette somme, ce serait l'équivalent d'un SMIC...Ce chiffre correspond à l'ensemble des coûts de scolarisation.
Force est de constater que le système d'éducation français est le moins cher du Monde et certainement pas l'un des moins bon, même s'il y a toujours des choses à améliorer.
La conclusion de l'orientation de cet article, c'est qu'il y a du "grain à moudre" dans les écarts et que certains voient là des moyens de faire du business en ponctionnant les familles...En les surendettant comme aux US par exemple, pour faire gagner de l'argent à des écoles privées... dont c'est le seul but.
Réponse de le 30/06/2017 à 14:28 :
Rentrer dans la vie professionnelle avec 50k£ comme ça arrive à de nombreux anglais ne fait pas rêver. Pareil aux USA (1000 milliards de $ de dette rien que pour les étudiants). Notre système bien qu'imparfait comme vous constatez a du bon n'en déplaise aux habituels grincheux
Comme souvent, d'accord avec vos remarques
a écrit le 30/06/2017 à 9:11 :
"Et c'est la gratuité de l'école qui rend cet écart possible" l'école n'est pas "gratuite" contrairement à ce qui est écrit. Il faut ajouter les 68,4 Mdr € du budget de l'éducation nationale (hors enseignement supérieur 23,85 Mdr € projet de loi de finance 2017) pris sur les impôts que payent les parents français. Pour moi, le raisonnement de l'étude est donc à moduler.

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