Bercy fait un geste pour soulager la trésorerie des entreprises

 |   |  434  mots
Selon l'Insee, le CICE représenterait en moyenne 877 euros par salarié dans l'industrie et 653 euros par salarié dans les services.
Selon l'Insee, le CICE représenterait en moyenne 877 euros par salarié dans l'industrie et 653 euros par salarié dans les services.
Pour soulager la trésorerie des entreprises, le ministère des Finances a annoncé que les entreprises payant l'impôt sur les sociétés pourront déduire dès le premier acompte au 15 mars le montant de leur crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE).

Bercy n'échappe pas au choc de simplification. Bien conscient des tensions de trésorerie dans les TPE et les PME, le ministère des Finances a annoncé ce vendredi que les entreprises payant l'impôt sur les sociétés - donc éligibles au dispositif -  pourront déduire dès le premier acompte au 15 mars le montant de leur crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE). En prenant cette décision, Bercy entend accélérer "l'effet de la mesure".

En 2014, première année pleine d'application du CICE qui permet de réduire le coût du travail sur les salaires inférieur ou égaux à 2,5 smic, ce crédit d'impôt n'avait été déduit qu'en fin d'année.

Eviter de multiplier les versements

Selon le ministère des Finances, cette nouvelle disposition représente "une facilitation de trésorerie" puisqu'elle permet, quelle que soit la taille de l'entreprise, de ne pas avancer de l'argent en début d'année destiné à être reversé en fin d'année. Selon l'Insee, le CICE représenterait en moyenne 877 euros par salarié dans l'industrie et 653 euros par salarié dans les services.

A fin novembre 2014, quelque 6 milliards d'euros ont été versés aux entreprises au titre du CICE, sur près de 10 milliards de droits ouverts en 2014. Le droit de tirage global permis aux entreprises s'élève à 20 milliards d'euros jusqu'en 2017. Ensuite, comme l'a déjà précisé François Hollande, le président de la République, ce crédit d'impôt sera pérennisé et surtout simplifié puisqu'il sera transformé en un simple allègement de charges, comme le recommandait Louis Gallois en novembre 2012 dans son rapport sur la compétitivité française. Une promesse qui ne vaut que si François Hollande est réélu en 2017. Sinon, rien ne permet de laisser penser que le CICE sera ainsi simplifié.

N'ayant pas les ressources budgétaires pour créer cet allègement de charge, le gouvernement avait préféré opter pour ce crédit d'impôt, structurellement moins coûteux. En effet, avec ce dispositif, l'argent n'est dépensé que s'il est réclamé !

Une solution simple

Avec cette mesure, le ministère des Finances s'est illustré en matière de simplification. Depuis plusieurs semaines, l'exécutif réfléchissait à une solution pour apaiser les tensions de trésorerie des entreprises les plus fragiles. L'augmentation de la garantie bancaire du renforcement de la trésorerie proposée par Bpifrance faisait partie des pistes envisagées. Mais cette solution était bien moins simple que celle retenue ce vendredi par Bercy.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 18/01/2015 à 19:59 :
Et pour la tréso des entrepreneurs individuels ? Poids du Rsi ? Que prévoit le gt?
a écrit le 17/01/2015 à 14:01 :
Les AE et artisans font aussi un geste en ne déclarant pas tous leurs bénéfices.
a écrit le 17/01/2015 à 13:04 :
Le politique et tout spécialement Bercy et les conseillers sortants soit de l’ENA soit de l’IEP devrait commencer par faire un point intelligent sur la typologie des entreprises. Premier point 60 pour cent des TPE n’ont pas de salarié mais paient pardon sont assujetti au racket du RSI un facteur important des pb de trésorerie des entreprises concernées par ce système, assez vicieux qui ne tient pas compte de la réalité de la trésorerie, c’est-à-dire une baisse des marges pour maintenir de l’activité. Autre point la majorité des entreprises ne sont pas concernées par le CICE et celles qui le sont pour un grand nombre ce n’est pas une aide mais un pourboire. Lorsqu’une entreprise comme EDF un des premiers à manger dans le gâteau CICE fait subir à ses clients ses dérives de gestion et d’investissements extérieurs mais également par son mode de management encore les cerveaux de Bercy et les verts, ont voit bien que le politique n’est pas dans une vision de croissance donc de création d’emploi mais dans une vision de paix sociale ou de facilité de la distribution, la est le vrai pb de ce pays. Les entreprises d’Etat, ce dernier étant majoritaire de facto elles sont entreprises politiques comme EDF, La Poste, SNCF, RATP….. sont bercées par le CICE alors que leur pb est la gestion de l’entreprise. La SNCF en association avec le politique refuse de revoir les contrats d’embauches qui devraient être alignés sur le privé qui met à mal les finances publiques environ 5 milliards par le déficit de son régime de retraite et malgré cela elle à droit à un bonus le CICE. On voit bien que le CICE est encore ce truc de « hauts » fonctionnaires de Bercy, validé par plus incompétent en connaissance économie le politique. Pour la France la relance ne viendra pas des rustines poreuses des le départ mais de la baisse de l’énergie, de l’euros et du redémarrage des pays ayant fait leur révolution politico économique. Depuis des décennies toutes les actions menées par le politique de droite comme de gauche n’ont jamais relancé la croissance par les artifices mis en place , nous avons seulement profité, pas du mieux possible d‘ailleurs car nous ne sommes pas acteur , de la croissance des autres économies de ce fait la France n’a jamais vu depuis des décennies son chômage baisser durablement nous avons que des petits sursauts que nous donnent comme miettes nos partenaires. Le politique n’est pas le seul responsable le Medef , souvent plus pleureur qu’efficace avec cette mascarade d’être contre l’Etat politique mais demande son aide à chaque obstacle, a aussi sa part de responsabilité et son partenaire social le syndicalisme salariale qui lui est dans sa logique de décroissance par ses actions souvent suicidaires ce qui a pour conséquence non pas des syndicats défenseurs de l’emploi donc du salarié mais acteur très actifs du chômage et souvent de masse avec comme drapeau de l’irresponsabilité PSA et Goodyear et autres. Une difficulté supplémentaire pour les salariés des PME n’ont pas les moyens ni les aides de l’Etat pour des plans sociaux dignes. Alors la pub de Bercy un coup politique à défaut d’une grande vision des difficultés de l’Entreprise.
Réponse de le 18/01/2015 à 9:13 :
L'état est suffisamment clairvoyant pour comprendre cela. Mais le système est conçu pour un objectif précis, celui de rapporter le plus possible à l'état, pas aux entrepreneurs ou aux salariés. Nous sommes finalement tous au service de l'état. Les fonctionnaires sont les outils de l'état pour nous obliger à produire plus, ils servent à augmenter les impôts et autres charges pour créer du PIB. Ils sont donc indispensables au modèle économique Français qui oblige les citoyens à dépenser un maximum pour augmenter leur productivité. Ceux qui sont laissés au chômage servent à faire peur aux autres...
a écrit le 17/01/2015 à 12:05 :
Sans allègement de la trésorerie du Français moyen et sécurité de l'emploi, ils peuvent bien offrir ce qu'ils veulent, ils vont le stocker ou le brader.
a écrit le 17/01/2015 à 10:23 :
il est temps d'augmenter les taxes et les impôts pour les patrons, moins de revenus ils achèteront des voitures bas de gamme françaises et ça fera travailler le pays.
Réponse de le 17/01/2015 à 12:25 :
Quelle absurdité ! Les patrons n'ont jamais été aussi taxés qu'à présent , malgré les mesures du pacte de resposabilité . Il serait aussi absurde de dire qu'il faut remplacer la plupart des employés par des robots afin que la France soit à nouveau competitive . La véritable solution serait de réellement baisser voire diviser les dépenses de l'état : comptabiliser les retraites des fonctionnaires sur les 20 meilleurs années ( comme dans le privé ) et non sur les 6 derniers mois , supprimer les avantages des hauts fonctionnaires et réduire considérablement leurs frais annexes , arrêter de financer les associations , faire payer des impots aux élus en rendant taxable les indemnités de travail , arrêter de subventionner les pays étrangers , supprimer l'accès à la SECU pour les étrangers non salariés ... Voici d'autres pistes bien plus justes et efficaces .
Réponse de le 17/01/2015 à 13:24 :
Vous avez raison mon voisin entrepreneur, une Clio, le coiffeur une C3, un ami restaurateur encore une Clio avec votre vision des entrepreneurs vivement le CICE pour qu'ils achètent Mercedes, BM.. et pour les mieux lotis Ferrari ou Bentley et la connerie est bien de ce monde je comprends ceux qui partent, en fait ils ont raison avec votre commentaire.
Réponse de le 17/01/2015 à 14:56 :
au nom de la justice sociale. Tous égaux, tous pauvres
a écrit le 17/01/2015 à 10:10 :
avec cette mesure ce sont les grandes marques de voitures allemandes qui vont gagner de l'argent et les gestionnaires de golf et les palaces. Pour la création d'emplois on peut toujours courir.
Réponse de le 18/01/2015 à 11:12 :
La valeur maximum retenue pour l amortissement fiscal des vehicules est ..... 18300 euro , il y a pléthore de BMW à ce prix là ! Quand on en sait aussi peu , on évite les jugements à l emporte pièce.
a écrit le 17/01/2015 à 5:38 :
Ils sont désemparés. Des socialistes fonctionnaires sont capables de détruire une économie et un pays en quelques années. Ils bidouillent, cherchent désespérément l'argent des autres pour financer leur morale et leur clientèle de rentiers et d'assistés. On dans la misère et le vice sous couvert d'humanisme. C'est très grave. Après les Charlie, on espère quoi pour faire diversion? Dieu garde ce pays perdu qui ne méritait pas ce gouvernement mais qui doit se réformer à grande vitesse tout de même. Je vois poindre la catastrophe.
Réponse de le 17/01/2015 à 10:11 :
taxons un peu plus les entreprises ça fera plus d'argent pour les assistés comme vous dites.
Réponse de le 17/01/2015 à 12:00 :
De toute évidence, la catastrophe approche en effet : la réélection d'un président et d'un gouvernement UMP en 2017 mènera definitivement le pays mais surtout les français à la faillite. Déjà qu'on y file gentiment avec les incapables actuels...
Bon, les copains continueront à s'en mettre encore et toujours plus dans les fouilles.
A se nommer, se coopter, s'attribuer des primes pour bons résultats (-50 % de CA, mais -65 % de salariés !), à créer des commissions, des rapporteurs, des "structures" ou il faudra caser un papy ayant particulièrement bien contribuer à ruiner son pays (le nombre de place de sénateurs etant limité...).
Bof, en fait, on ne fait que continuer sur la même pente.
Tant qu'on sera gouvernés par la "promotion Voltaire"... Il est certain que les profs avaient cette année là un peu trop abusé de la bouteille quand on voit les misérables politiques que sont devenus leurs anciens élèves...
a écrit le 16/01/2015 à 19:21 :
Plutôt que d'avoir mis en place toute cette usine à gaz, ne pouvaient-ils pas simplement baisser les charges patronale et l'impôt sur les sociétés?
Réponse de le 16/01/2015 à 19:39 :
non, le but c'etait de creer un mecanisme qui donnait l'illusion que qqch etait fait, mais que personne n'allait utiliser
( en attendant le retour de la croissance, qui reviendra en meme temps que godot)

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :