Barack Obama affiche son optimisme. Le président américain a déclaré lundi 2 mars au cours d'une interview accordée à l'agence Reuters avoir bon espoir de voir les États-Unis ouvrir une ambassade à Cuba avant le Sommet des Amériques organisé à Panama les 10 et 11 avril.
Fermée en 1961, l'ambassade américaine était devenue depuis le symbole des tensions entre l'île communiste et le grand pays capitaliste. Mais les temps ont changé. Le 17 décembre dernier, Barack Obama a annoncé que les États-Unis allaient prendre des mesures historiques pour normaliser leurs relations diplomatiques avec Cuba et tourner la "page d'une vision dépassée" de leur politique à l'égard du gouvernement de La Havane.
Depuis, deux cycles de discussions de "normalisation" ont permis de grandes avancées vers le rétablissement de liens officiels. La réouverture de l'ambassade est aux yeux de l'administration américaine une étape essentielle de ce processus.
Quant à Cuba, le gouvernement réclamait jusqu'à présent d'être retiré de la "liste noire" des pays accusés par les États-Unis de soutenir le terrorisme avant que la réouverture de cette ambassade soit acceptée. Mais lundi, pour la première fois, une responsable cubaine a déclaré que le pays consentirait à rétablir les liens avec les Etats-Unis dès lors que Washington annoncerait son intention de rayer Cuba de cette liste.
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Des responsables américains affirment que l'administration Obama a quasiment terminé son évaluation de la place de Cuba sur la liste. Ce rapport doit ensuite être soumis au Congrès avant que le pays puisse en être retiré après une période d'attente de 45 jours.
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Lundi, Barack Obama a toutefois également rappelé que, après une rupture de plus de 50 ans, le rétablissement de relations normales avec l'île prendrait forcément du temps.
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