Repsol investit 1,7 milliard d'euros dans le Golfe du Mexique

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Le groupe pétrolier espagnol rachète la participation de 28% du Britannique BP dans le gisement de Shenzi, dans les eaux américaines du Golfe du Mexique. Il souhaite s'affranchir des difficultés politiques des pays d'Amérique Latine.

Mis à mal par les récentes nationalisations concernant les hydrocarbures en Amérique du Sud, Repsol contre-attaque. Le géant espagnol du pétrole annonce le rachat de 28% dans le gisement de Shenzi, dans le Golfe du Mexique, auprès du groupe britannique BP pour 2,145 milliards de dollars (1,7 milliard d'euros).

Repsol devient ainsi copropriétaire du champ, auprès du groupe minier BHP Billiton, qui a découvert le site, et qui en possède 44%. Les 28% restant appartiennent à l'Américain Hess Corporation. Découvert en 2003, le champ nécessitera 4,4 milliards d'euros d'investissements pour sa mise en production d'ici 2015.

"Cette acquisition permet à Repsol d'augmenter ses réserves", précise le groupe espagnol. Il devrait ainsi atteindre en 2009 une "production supérieure à 35.000 barils par jour dans les eaux américaines du Golfe du Mexique". Selon Repsol, le champ de Shenzi est l'un des principaux en eaux profondes du golfe. Il représente des réserves exploitables de 350 à 400 millions de barils de pétrole. Un chiffre qui pourrait même atteindre 500 millions de barils.

Surtout, ces réserves sont davantage à l'abri de décisions politiques, comme les nationalisations qui sont intervenues en Bolivie, mais aussi les augmentations de taxes et les semi-nationalisations au Venezuela et en Argentine (voir ci-contre). Ces événements ont pesé lourdement sur les réserves de l'Espagnol, dont 85% de la production est concentrée en Amérique Latine.

Cette opération s'inscrit dans la stratégie de diversification des risques annoncée en juin. Le groupe souhaite ainsi se renforcer dans le Golfe du Mexique, et compte acquérir de nouveaux blocs du champ de Shenzi d'ici 2008. Mais il veut aussi se renforcer dans le nord de l'Afrique et en Russie. A titre d'exemple, Repsol souhaite augmenter sa production en Libye, la faisant passer de 240.000 barils par jours à 450.000 barils d'ici à 2010. En outre, le groupe étudie un gros projet de gaz naturel liquéfié en Russie.

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