« Braderie » ou « bouée de sauvetage » ? Le rachat des terres divise les vignerons bordelais
Jordi Lafon-Lacaze
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Des vignes cultivées dans l'Entre-deux-Mers en mai 2026.
PC / La Tribune
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Des vignes cultivées dans l'Entre-deux-Mers en mai 2026.
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« Ce n’est pas un soutien, c’est une vente de terre. Leur outil de travail, ils ne l’auront plus ! » Comme l’exprime Fabrice Lagueyt, coprésident de la Coordination Rurale 33, la décision de vendre des parcelles de vignes arrachées à la Foncière d’avenir en Gironde est difficile pour les viticulteurs du Bordelais. Alors que les primes à la distillation leur permettent de réduire leur stock et que les primes à l’arrachage leur offrent la possibilité d’alléger leur production, la vente de terres revêt un caractère plus irrémédiable.
« C'est un pansement sur une jambe de bois », juge Mathieu Thomas, vigneron dans le Médoc. « Je ne vais pas me présenter parce que ça ne correspond pas à ce que je veux faire, je veux faire rentrer de la trésorerie mais ça ce n’est pas un projet à long terme. »
Ces inquiétudes se sont exprimées lors des réunions publiques d’information organisées tout au long du mois de mai dans le département pour inciter les vignerons susceptibles de vendre leurs terres à se manifester.
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Ces rendez-vous ont également démontré un intérêt de la profession pour ce dispositif car ils ont été suivis et la préfecture annonçait « près de 200 dossiers déposés ou en cours de dépôt » le 22 mai, « et le chiffre augmente tous les jours, d’autant qu’on sait que beaucoup se décident sur la fin », selon Jean-Yves Carlier, directeur adjoint de la DDTM Gironde. L’appel à manifestation d’intérêt sera clôt le 7 juin et la dernière réunion publique a eu lieu ce 27 mai à Castillon-la-Bataille.
Jordi Lafon-Lacaze