Valérie Bonneton en pharmacienne aidant les femmes victimes de violences, un documentaire inédit sur le vice-président des États-Unis et retour à Westeros. Découvrez notre sélection écrans de la semaine du 18 janvier 2026.
Valérie Bonneton, au nom des femmes (4,5⭐️/5)
Dès les premières secondes, elle nous attrape, et ne nous lâchera plus jusqu’au quatrième et dernier épisode. Dans la série L’Affaire Laura Stern, diffusée à partir du 21 janvier sur HBO Max puis le mois prochain sur France. tv, Valérie Bonneton incarne avec une infinie justesse une pharmacienne qui a fondé une association d’aide aux femmes victimes de violences physiques et psychologiques. Objectif : recueillir leur parole et les sortir des griffes de leurs prédateurs.
Un jour, devant sa devanture, elle assiste impuissante au meurtre d’une de ses membres. Traumatisée par ce féminicide, elle décide de répondre à la violence par… la violence. Jusqu’à commettre l’impensable en tuant des hommes pour protéger leurs femmes. « C’est une mère de famille ordinaire qui me fait penser au personnage d’Antigone de Jean Anouilh, nous confie Valérie Bonneton. Au départ, ce n’est pas du tout une féministe radicale misandre, avec un discours politique. Elle n’a pas l’âme d’une héroïne vengeresse. Elle bascule car la mort de cette femme sous ses yeux est un électrochoc. Pour elle, c’est comme une sœur ou une fille. Il y a quelque chose qui la dépasse. »
Cette remarquable série récompensée au dernier Festival de la fiction de La Rochelle livre, en toile de fond, une vive critique de la justice qui ne protège pas suffisamment les victimes de violences conjugales. « Laura se rend compte que le système laisse tomber ces femmes. Les mesures d’éloignement ne sont par exemple pas respectées. C’est pour cela qu’elle va décider d’agir alors qu’elle-même n’est pas victime de violences, elle a un mari très aimant. »
Pour préparer ce rôle qui l’a « remuée », Valérie Bonneton s’est rendue avec le réalisateur Akim Isker au contact de femmes battues dans une association : « En discutant avec elles, on comprend le cauchemar qu’elles vivent au quotidien. J’espère que cette fiction pourra faire bouger les choses car c’est un véritable fléau. Une femme sur deux a, dans sa vie, été au moins une fois victime de violences physiques ou psychologiques de la part de son compagnon. »
📽️ L’affaire Laura Stern, série créée par Frédéric Krivine et Marie Kremer, disponible jeudi 21 janvier sur la plateforme HBO Max puis à partir du 19 février sur France.tv.
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J.D. Vance contre le reste du monde (4⭐️/5)
Étonnamment, aucun documentaire n’avait jusqu’alors été consacré au vice-président des États-Unis. Un vide comblé avec J.D. Vance : la revanche d’une Amérique, diffusé ce 18 janvier à 21 h 05 sur France 5. « Être les premiers nous a permis d’avoir accès à des intervenants exceptionnels, confie le journaliste et spécialiste de l’Amérique contemporaine Thomas Snégaroff, qui cosigne ce portrait avec David Thomson. C’est le cas de sa maman, Beverly, une ancienne toxicomane qui était présente avec tous les amis de son programme de cure à la Maison-Blanche lors de l’accession de son fils au pouvoir. Son parcours a beaucoup influencé le discours politique de J.D. Vance. »
On découvre également le témoignage de David Frum, ex-plume de George W. Bush et auteur du concept de l’« axe du Mal ». Celui qui fut son premier mentor politique décrypte avec finesse son basculement idéologique. « On voit à quel point il s’est radicalisé au cours des dernières années, observe Thomas Snégaroff. Il était par exemple très critique à l’égard de Donald Trump, dont il disait qu’il était une sorte de “Hitler américain”, avant de l’encenser aujourd’hui. L’Europe est également devenue à ses yeux l’incarnation de tout ce qu’il déteste et entend désormais combattre. »
Son ex-amie transgenre Sofia Nelson, rencontrée à l’université de Yale quand ils étaient étudiants, raconte quant à elle face caméra comment J.D. Vance a effectué un virage à 180 degrés sur les questions LGBT.
Un documentaire passionnant qui permet de saisir la complexité de cet « animal politique ». « C’est un caméléon capable de s’adapter à tous les milieux, résume Thomas Snégaroff. Avec sa famille dysfonctionnelle et ses origines très modestes, il n’était pas du tout programmé pour cette ascension. Les humiliations successives ont nourri chez lui un très fort sentiment de revanche ».
📺 J.D. Vance : la revanche d’une Amérique. Documentaire de Thomas Snégaroff et David Thomson diffusé dans la case « Le Monde en face », ce dimanche 18 janvier à 21 h 05.
Avant le fracas (3,5⭐️/5)
Après House of the Dragon – dont la troisième saison sera diffusée cet été –, la plateforme HBO Max dévoile en ce début d’année une autre série dérivée de Game of Thrones. Bienvenue dans A Knight of the Seven Kingdoms, dont l’intrigue se déroule un siècle avant la saga culte. Deux salles, deux ambiances. Ici, point de guerres homériques ou de dragons géants, mais une aventure humaine contée avec chaleur. Celle d’un jeune chevalier naïf, Ser Duncan le Grand – campé avec talent par Peter Claffey – accompagné de son jeune écuyer Egg (Dexter Sol Ansell).
Au fil des six épisodes, il traverse Westeros, non pas pour conquérir le trône de fer, mais pour aller de tournoi en tournoi et se faire un nom. Un savoureux contrechamp intimiste à la série mère qui esquisse avec justesse la noblesse morale de ce personnage.
🎥 A Knight of the Seven Kingdoms, à partir de demain sur la plateforme HBO Max. Un nouvel épisode par semaine.