4.000 points, seuil en trompe l'œil

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A quelques dixièmes de points de ses plus hauts d'avril 2010, l'indice parisien reste entre deux eaux. Les investisseurs semblent pris en étau entre la bonne tenue des valeurs bancaires et des indicateurs macroéconomiques encore difficiles à interpréter, alors que des craintes inflationnistes se dessinent en Chine.

Quelques dixièmes de points seulement séparent le CAC40 de ses plus hauts de 2010. 20 points exactement. Les bonnes nouvelles fusent tant d?un point de vue macroéconomique que sur les fronts des entreprises. Le sentiment de marché est emprunt d?optimisme et se nourrit, pour cela, de signes particulièrement encourageants en provenance de la première puissance économique européenne. L?Allemagne, qui représente un tiers du PIB de la zone euro, continue d?afficher une bonne santé à l?image du nouveau record atteint par le baromètre des affaires outre-Rhin depuis la réunification. Et cela alors que du côté des publications de résultats à Wall Street, le bilan est plutôt positif.

Après IBM, Apple, et quelques banques comme Wells Fargo, General Electric et Google ont livré des performances financières et des perspectives bien accueillies par le marché. Le tout crée un environnement très favorable au secteur bancaire, qui domine les débats au sein de l?indice Cac 40 : trois de ses principaux représentants cotés à la Bourse de Paris (Crédit Agricole, BNP Paribas, Société Générale) figurent en tête du classement.

Sur la semaine, pas de quoi pavoiser pour autant. L?indice parisien affiche pour le moment une hausse hebdomadaire de 1,5% sachant qu?en cinq jours, trois séances se sont révélées baissières. Mais la Bourse de Paris reste tout de même entre deux eaux avec 4.000 points comme ligne de démarcation. Les investisseurs sont pris en étau entre la bonne tenue des valeurs bancaires et des indicateurs macroéconomiques encore difficiles à interpréter alors que des craintes inflationnistes se dessinent en Chine. Sur le plan technique, le seuil des 4.000 points constitue une zone stratégique, qui est sur le point de passer du statut de résistance (borne haute) à celui de support ( borne basse). A moins que la vraie barrière psychologique ne se situe à 4.086 points, qui correspond au pic du Cac 40 avant l?explosion de la crise grecque mi-avril 2010.

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