"Jean-René Lecerf, l'alternative gaulliste pour Lille" (Gérard Larcher)

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Gérard Larcher, Maire sortant (UMP) de Rambouillet, tient son journal de campagne des élections municipales.
Gérard Larcher, Maire sortant (UMP) de Rambouillet, tient son "journal de campagne" des élections municipales. (Crédits : DR)
Gérard Larcher (UMP), sénateur des Yvelines et maire sortant de Rambouillet, livre le sixième volet de son "journal de campagne" pour la Tribune... où il attaque Martine Aubry.

Le Gaulliste social qu'est Jean-René Lecerf pourrait paraphraser le Général de Gaulle : « Lille, c'est tout à la fois, c'est tous les Lillois. Ce n'est pas la gauche, Lille. Ce n'est pas la droite, Lille…. C'est avec tout ça, qu'on fait Lille».

N'en déplaise au clan de Martine Aubry, Lille n'appartient pas à la gauche et encore moins à Martine Aubry aujourd'hui.

Cette terre que je connais un peu pour y avoir passé une partie de mon enfance est une terre à la fois humaine, qui a une histoire assez exceptionnelle d'engagement pour notre pays, et de souffrance. Je ne vois pas pourquoi ce serait définitivement une terre de gauche. Les Gaullistes, le centre et la droite républicaine ont quelque chose à dire aux gens du Nord. Or, ceux de Lille réalisent petit à petit qu'ils vivent « sous influence ».

Je suis allé soutenir Jean-René Lecerf il y a quelques jours à l'heure où la campagne bat son plein et rencontre un accueil pour le moins étonnant chez les Lillois. J'ai eu l'impression que nombre d'entre eux se réveillent doucement d'une longue léthargie, à l'instar d'une population sous influence depuis 60 ans.

Le règne des 2 "O"

"Omerta" et "opacité" ne sont pas l'apanage des régions méditerranéennes ! Elles sont aussi les deux mamelles de la municipalité socialiste lilloise depuis 1995.

Omerta sur les chiffres. Ceux de l'emploi, ceux de la sécurité…. A Lille, on cache ou maquille les chiffres ; on s'oppose à des mesures par idéologie. L'exemple le plus criant est celui de la vidéo protection : Lille sera bientôt la seule grande ville qui ne l'aura pas adoptée malgré ses résultats reconnus par tous. Pourtant la sécurité est la préoccupation première des Lillois (37% - Sondage CSA nov 2013). Quant à l'emploi, quel bilan pour une ancienne ministre du travail ? Un taux de chômage de 20%, des Lillois à faible niveau d'éducation qui n'ont pas accès à l'emploi, le favoritisme de fait au profit des bac+5…

Opacité avec le refus de Martine Aubry de débattre. Non seulement son penchant naturel ne la conduit pas au dialogue et à la concertation, mais la montée en puissance de la liste « Un Autre Lille » la pousse à refuser tous les débats organisés par la presse locale depuis deux mois. Pourquoi ne pas accepter de défendre son bilan devant les caméras de France 3 ou les micros de la Voix du Nord ? Que cache cette frilosité ?

Opacité aussi malgré l'affichage d'une démocratie de proximité. Les Lillois ont en effet le choix entre les conseils de quartier, le conseil municipal des enfants, le conseil de la jeunesse, le conseil des aînés, le conseil des résidents étrangers et le conseil communal de concertation.

J'y vois là deux détournements : le premier est que cette démocratie de proximité avec des instances multipliées semble avoir comme objectif final l'affermissement de l'emprise socialiste sur la ville. Force est de constater que l'émiettement favorise le communautarisme et les ghettos et qu'au lieu de favoriser la concertation et le vivre ensemble, on gère sa clientèle dans un maillage adéquat…

Le second travers de cette « participation dirigée » est la main mise directe de la municipalité : les conseils de quartier sont tenus à huis clos et présidés par des élus ; le conseil communal de concertation est quant à lui placé statutairement sous l'autorité du maire ou du premier adjoint.

Dans cette ville « sous influence », Jean-René Lecerf est un Gaulliste qui prépare l'avenir

En 2012, nous avons écrit un ouvrage collectif « Le Gaullisme, une solution pour demain » dans lequel Jean-René Lecerf écrivait sur « le Général de Gaulle et la question des institutions ». Il me disait à ce propos qu'un Gaulliste, ça ne renonce pas, quelque soient les difficultés.

Un Gaulliste, ça regarde l'avenir. C'est donc à l'avenir de Lille qu'il s'attelle depuis des mois pour proposer à la population une vision d'un « Autre Lille ». Réfractaire au clivage droite-gauche, Jean-René Lecerf propose une autre stratégie politique pour Lille en rupture avec celle de Martine Aubry, afin de donner à la ville un rayonnement et une attractivité à la hauteur de son statut de capitale régionale.

Mais carrefour de l'Europe ne suffit pas. Lille doit aussi améliorer le cadre de vie et le quotidien de ses habitants par une autre politique de tranquillité et de sécurité publiques, une autre politique de l'emploi et de développement économique, une autre politique de logement… Il n'y a pas de fatalité qui ferait que Lille et sa Métropole restent sous l'emprise des socialistes.

Selon Vauban qui a construit quelques belles forteresses dans la région Nord-Pas-de-Calais : "Il n'existe pas de forteresse imprenable. Il n'y a que des attaques mal menées".

Gageons que la bataille que mène Jean-René Lecerf et son équipe fasse vaciller les certitudes de la gauche lilloise, voire métropolitaine. Car avec Gérald Darmanin à Tourcoing, Guillaume Delbar à Roubaix, Gustave Dassonville à Halluin, Jérôme Garcia à Mons, mais aussi avec les maires des communes rurales, le rassemblement du centre, des Gaullistes et de la droite républicaine a, sur le plan métropolitain, une vraie opportunité de reconquête de ces territoires.

 

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Commentaires
a écrit le 20/03/2014 à 20:12 :
Jean-René le Gaulliste... ça fleure bon la naphtaline... vive la jeunesse ! Jean-René le Gaulliste, on croirait un candidat de l'époque de mon arrière-grand-père. La France meurt d'être dirigée par des vieux.
a écrit le 19/03/2014 à 18:21 :
Gaulliste un terme utilise a toutes les sauces De Gaulle n'aurait pas voulu de l'euro une monnaie d'escroc et il n'aurait pas accepte d'etre dirige par les allemands et par madame Merkel comme Sarkozy et Hollande ,deux jean foutre.
a écrit le 18/03/2014 à 23:28 :
Les exemples cités en fin d'article me semblent peu crédibles :

=>Lille, Tourcoing, Roubaix et Mons ne sont pas prenables, ce sont même des bastions de la gauche.

Et pour le dernier exemple Halluin, c'est le "Divers Droite" Jean-Christophe Destailleur qui a actuellement le vent en poupe !
a écrit le 18/03/2014 à 19:21 :
Il faut arreter d'affubler du terme Gauliste n'importe qui De gaulle n'aurait jamais signe le traite de Maastricht ni accepter l'euro et la perte de notre souverainete au profit des anciens bouchers de la france les allemands et encore moins d'etre un caniche de l'otan.
a écrit le 18/03/2014 à 17:12 :
il rêve un peu. avec les medias qui répètent en boucle qu'elle est formidable, les électeurs moutonniers vont malheureusement voter pour elle
a écrit le 18/03/2014 à 16:49 :
La région Lilloise est une région bénie pour la production de patates.Larcher suit ce dossier de très près.

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