Le CAC 40 aura gagné plus de 22% en 2009

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Après une année noire en 2008, la Bourse de Paris est repartie de l'avant à l'instar des autres places financières. Le CAC 40 termine l'année sous la barre des 4.000 points. Technip, qui a intégré l'indice en septembre, en signe la meilleure performance avec un bond de 126,5%.

L'année 2009 aura commencé comme un cauchemar pour les marchés financiers mais elle se finit sur des chapeaux de roues. Après avoir chuté de 42,8% en 2008, le CAC 40 a repris 22,3 % en 2009. Le rally de fin d'année a même permis de terminer à des plus hauts annuels.

L'indice phare de la Bourse de Paris fait néanmoins un peu moins bien que ses concurrents en Europe. Le Dax de Francfort a ainsi bondi de 23,8% en 2009, parvenant même en fin d'année à passer le seuil symbolique des 6.000 points, quand le CAC 40 a échoué à passer les 4.000 points. A la Bourse de Londres, le Footsie 100 s'est offert une hausse de 24,9% sur l'année. Quant à l'indice DJ Stoxx européen, il a repris 21%.

L'année 2009 aura été très contrastée sur les marchés avec deux phases bien distinctes. La première partie de l'année s'inscrit ainsi dans le prolongement de 2008 avec un contexte de crise qui a amené le CAC à un plus bas annuel à 2.465,46 points le 9 mars.

La revanche des valeurs "cycliques"

A partir de cette date, c'est le rebond, visible sur l'ensemble des places financières mondiales. Le retour de la confiance et le redémarrage de l'économie, soutenus par la mise en place d'importants plans de relance, profitent en premier lieu aux valeurs cycliques et notamment aux financières et au secteur automobile.

A la Bourse de Paris, Peugeot (+94,8%) et Renault (+95,2%) s'affichent ainsi parmi les plus fortes progressions annuelles du CAC 40. Michelin prend 42,6% sur l'année. 2009 a été une année record pour les ventes de voitures, à 2,27 millions d'unités, grâce aux mesures de soutien du gouvernement. La sortie des dispositifs d'aides publiques devrait toutefois être plus délicate à négocier pour les constructeurs en 2010.

Technip, dernier entrant sur l'indice phare de la Bourse de Paris (il a remplacé Air France-KLM en setembre) prend la tête de ce palmarès 2009. La valeur a bondi de quelques 126,5% après s'être effondrée en 2008. L'autre valeur pétrolière, Vallourec, affiche un gain de 56,85% quand Total, la première capitalisation du CAC, progresse de 15,7%. Le secteur a profité de la remontée des cours du pétrole : le baril de WTI a touché un plus bas à 48 dollars à la mi-février avant de revenir à plus de 83 dollars fin octobre.

L'année 2009 a marqué aussi la revanche des valeurs financières. Les cours des banques françaises ont rebondi en même temps que les profits étaient de retour. BNP Paribas bondit de 84,8%, Crédit Agricole de 54,5%, Dexia de 39,4% et Société Générale de quasiment 36%.

Le secteur du luxe a aussi bien performé en 2009, avec une progression de 80,8% pour PPR et de 64,1% pour LVMH. Mais l'année a clairement marqué une rotation entre les valeurs défensives et cycliques. Ainsi, parmi les quelques replis annuels sur le CAC 40, ne se trouvent que le secteur des services collectifs et les médias-télécoms. GDF Suez signe le plus fort repli du CAC 40 sur l'année 2009 avec une baisse de 14,3%. Suivent France Télécom (-12,7%), Vivendi (-10,6%), Lagardère (-0,2%) puis Danone (-0,8%), seul représentant du secteur des biens de consommation à terminer l'année dans le rouge.

Perspectives pour 2010

Après ce rebond significatif, que peut-on attendre en 2010 ? C'est évidemment la question que chacun se pose. Le consensus reste positif du moins pour le début d'année. "Les entreprises sont encore peu chères et les marchés actions devraient profiter de conditions plus délicates sur les obligations et les marchés à court terme", indique Roland Fernet, directeur général de KBL Richelieu Gestion.

"Le marché devrait bien se tenir avec un rééquilibrage entre valeurs cycliques et défensives", ajoute le gérant. Si le secteur automobile et les banques pourraient peiner, le relais devrait être pris par les défensives. "Les valeurs défensives devraient reprendre la main grâce aux opérations de fusion-acquisition qui vont porter le marché".

Reste que les incertitudes sont encore nombreuses, notamment au sujet de la hausse des taux des banques centrales et de la sortie des plans de relance. 2010 se caractérise ainsi par un manque de visibilité qui devrait amener à une volatilité importante sur les marchés.

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