Le CAC 40 au dessus des 3.100 points après les chiffres de l'emploi américain

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Après s'être montré prudents dans l'attente du rapport mensuel sur l'emploi aux Etats-Unis, les investisseurs ont été rassurés par une publication meilleure que prévu.

A la faveur d'un rapport sur l'emploi pour le mois de septembre aux Etats-Unis faisant état d'une accélération des embauches, le CAC 40 a franchi à la hausse le seuil des 3.100 points. Vers les 14h35, l'indice phare de la place parisienne s'octroie 1,37 % à 3.117,63 points.

Après avoir été dopé hier par les décisions de la BCE pour aider les banques à se refinancer, le marché parisien s'est montré dans un premier temps, plus prudent. Les investisseurs restaient sur leur réserve alors qu'était attendu le rapport sur l'emploi pour le mois de septembre sera dévoilé aux Etats-Unis. "Un indicateur déterminant" indiquait Aurel BGC dans sa note matinale. Ce d'autant plus que les derniers indicateurs disponibles étaient mitigés. 

Alors que le consensus anticipait 60.000 emplois créés en septembre, les créations sont ressorties à 103.000. Une accélération tout de même insuffisante pour faire refluer le taux de chômage qui reste à 9,1 %. C'est le onzième mois consécutif que l'économie américaine a créé plus d'emploi qu'elle n'en détruit, ce qui éloigne une éventualité d'un QE3.

Sur le front des valeurs, les cycliques sont les premières à profiter de l'annonce. Ainsi Peugeot grimpe de 3,53 %, Alcatel Lucent de 3,65 % ou encore Saint Gobain de 1,48 %.

Les valeurs bancaires réagissent différemment à la dégradation de plusieurs banques britanniques (12) et portugaises (9) par Moody's. Crédit Agricole recule de 0,55 %, Société Générale prend 0,27 %, BNP Paribas 1,17 %. Ces dégradations occultent les rumeurs persistantes, Nicolas Sarkozy pourrait évoquer dimanche la question d'une recapitalisation éventuelle des banques avec la chancelière allemande Angela Merkel. Pour sa part, Dexia est suspendu de cotation jusque lundi matin, et ce à la demande du régulateur belge.

A l'inverse, les investisseurs réagissent négativement à l'alerte sur résultat de Vallourec. Le producteur de tubes sans soudure en acier a revu en baisse sa prévision de résultat brut d'exploitation (Ebitda) pour le second semestre à cause des incertitudes entourant l'économie. Une prudence immédiatement sanctionnée par le marché. Le titre a chuté de plus de 10 % dans les premiers échanges. Vers 14h45, le repli s'est réduit, mais reste tout de même de 2,36%.

Egalement en baisse, Veolia Environnement (-1,60 %) est pénalisé par l'abaissement de recommandation d'UBS. L'intermédiaire est désormais à "vendre" contre "neutre précédemment.

Hors CAC

Gecina (+0,15 %) est stable. Le groupe envisage pourtant la vente de 500 millions d'euros d'actifs résidentiels complémentaires afin d'accélérer la réduction de sa dette. Mais cette annonce a été occultée par l'abaissement de la recommandation d'UBS à "neutre" contre "acheter".

Devise et Pétrole.

La monnaie unique grimpe face au billet vert. Vers 14h45, un euro s'échangeait contre 1,347 dollars. Dans le même temps, les cours du pétrole étaient orientés à la hausse. Le Brent de la Mer du Nord prenait 0,51% à 106,27 dollars tandis que le WTI s'échangeait contre 83,55 dollars (-1,16 %)

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