Journée noire sur les marchés après le rejet du plan Paulson

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Le rejet surprise, lundi soir, par les représentants américains du plan de sauvetage de Wall Street désespère les marchés ce mardi. Les places asiatiques sont toutes en forte baisse.

Sale temps sur les marchés ce mardi après le rejet surprise, hier soir, par la Chambre des représentants américains (par 228 voix contre 205) du plan de sauvetage de Wall Street à 700 milliards de dollars.



La Bourse de New York a du coup plongé  de 6,71% lundi soir : du jamais vu avec une perte de près de 800 points.
 

Ce mardi, en Asie, la tendance est presque aussi mauvaise. La Bourse de Tokyo a chuté de 4,12%. Sydney, Hong Kong, Taipei et Bombay ont aussi fortement dévissé.

On attend maintenant les réactions en Europe où un tel mouvement baissier est également probable après déjà des baisses importantes hier dont plus de 5% à Paris, repassé sous la barre des 4000 points.

On attend surtout de connaître le prochain épisode outre-Atlantique. Le président George W. Bush, qui s'est dit "déçu" par le vote des représentants , doit s'exprimer aujourd'hui sur ce dossier. Il prédit que les parlementaires finiront par adopter le plan.

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a d'ailleurs estimé que le rejet du plan "ne peut rester en l'état" et qu'il fallait "aller de l'avant". Pas tout de suite en tout cas : le Congrès est normalement fermé aujourd'hui et demain pour cause de Nouvel an juif. Un prochain vote ne pourrait intervenir que jeudi au plus tôt.

Pour tenter de calmer le jeu, les banques centrales continuent à injecter massivement des liquidités. La Banque du Japon a encore apporté ce mardi 19,5 milliards d'euros dans le marché bancaire, intervenant pour le dixième jou ouvrable consécutive.
 

La Réserve fédérale américaine, la Fed, a doublé lundi à 620 milliards de dollars les lignes de crédit qu'elle accorde aux autres banques centrales pour leur permettre de faire des prêts en dollars.

La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé qu'elle prêtait 120 milliards d'euros aux banques commerciales pour une durée de 28 jours. La BCE doit annoncer jeudi sa décision sur l'évolution de ses taux d'intérêt, une décision sous pression tout comme le sera le président de l'institution, le français Jean-Claude Trichet qui s'exprimera dans la foulée.
 

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Commentaires
a écrit le 08/10/2009 à 13:54 :
Ras le bol de cette crise qui n'en finit pas, et où les coupables disparaissent... Les sommes nécessaires au rééquilibrage du système bancaire et financier existent... Il suffit de chercher ceux qui ont surabusé des défaillances du système sans vergogne et sans scupules, et de leur confisquer manu militari les sommes indûment et amoralement perçues. Cela aurait plusieurs avantages: d'abord, on arrête de transférer les conséquences financières de cette crise sur le dos de la collectivité qui n'en peut mais, ensuite, cela aurait une très forte valeur d'exemple pour ceux qui seraient tentés aussi de profiter. Et supprimons le métier de trader... leurs revenus sont tout simplement indécents, et ils ne produisent rien de rien, ne participent à aucun projet de long terme, bref, ne font que faire profiter leurs clients et profiter eux même d'un système mal encadré, où tous les abus sont permis. Mais nos grands de ce monde auront'ils les tripes d'agir en ce sens? Permettez moi d'en douter, certains d'entre eux profitant aussi de ce sytème boiteux...

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