Société de la Tour Eiffel se donne de l'air

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Ouf de soulagement pour la Société de la Tour Eiffel ! L'entreprise, qui gère des bureaux et des parcs d'affaires et non la Vieille dame de fer, vient de boucler le refinancement par anticipation de sa principale ligne de crédit, qui devait arriver à échéance fin 2013.

Un nouveau financement hypothécaire pour un montant de 287 millions d'une durée de 5 ans a été octroyé par un consortium bancaire piloté par pbb Deutsche Pfandbriefbank ("pbb") et réunissant le Crédit Foncier de France, la Société Générale et Crédit Agricole Corporate & Investment Bank. Son coût global ressort autour de 3,9% par an après prise en compte de nouveaux instruments de couverture de taux.

 Depuis le début de l?année, la Société de la Tour Eiffel est lancé dans un programme « ambitieux » de refonte et d'étalement de ses échéances de financement bancaire. Outre le remboursement de l'encours "pbb" (318 millions d'euros au 30 juin 2012), la société avait souscrit en juin et juillet dernier deux nouvelles lignes de crédit hypothécaire de 117 millions d'euros et de 8 millions d'euros pour des durées respectives de 7 et 10/15ans.

Au total, la société a remboursé 490 millions d'euros de dettes au cours de l'exercice 2012, grâce aux ventes d'actifs annoncées et à la mise en place de nouveaux emprunts hypothécaires. A l'issue de ces refinancements, la Société de la Tour Eiffel affiche un coût global d'endettement particulièrement compétitif (inférieur à 4% par an) et une maturité moyenne de 5,5 années.

60 millions d'euros de cessions d'immeubles

Du coté de l?activité de la foncière, les facturations sont restées stables sur les trois premiers trimestres 2012 à 61,8 millions d?euros, un niveau identique à la même période de 2011 où elles atteignaient 61,9 millions d?euros, dont respectivement 52,0 et 52,2 millions d?euros de loyers. Cette évolution des loyers provient essentiellement des cessions d?immeubles enregistrées sur la période (-2 millions d?euros de loyers), compensées par l?indexation des loyers existants (+1,8 millions d?euros). Rien à signaler sur le front du chiffre d?affaires. Mais du côté des cessions, il y a eu du mouvement : d?un montant global de 7,7 millions d?euros, les ventes d?actifs ont concerné la résidence médicalisée à Lyon et de réserves foncières du Parc Eiffel de Strasbourg sur le trimestre écoulé. Au 30 septembre 2012, les cessions d?immeubles réalisées depuis le début de l?année ressortent ainsi à 60 millions d?euros et les cessions sous promesse s?élèvent à 18 millions d?euros.

Potentiel de hausse

La Société de la Tour Eiffel doit se séparer de quelques bijoux de famille alors qu?elle est handicapée par un lourd endettement. Le groupe ambitionne toujours de ramener son ratio LTV (loan to value) «autour de 45 % à horizon 2014 pour être en mesure de profiter de nouvelles opportunités de développement ». Mais cela ne l?empêche pas d?offrir un copieux rendement à ces actionnaires. Mieux encore, il est le plus élevé des foncières cotées avec 14% de rendement offert sur la base d?un coupon de 5,80 euros pour l?année en cours. Par ailleurs, la décote reste encore élevée... Elle ressort à 40% sur la base d'un ANR à 68,9 euros au 30 juin 2012. Le potentiel de hausse reste encore présent alors que le titre n'a gagné que 8% depuis le début de l'année.

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