Le compte à rebours du sommet européen

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DR (Crédits : VIA BLOOMBERG NEWS)
Ce n'est pas un sommet de la dernière chance comme les autres. Pour la première fois, sous la pression de l'Allemagne, ce sommet s'attaque aux fondements même de la construction économique européenne et à ses faiblesses. Mais l'Allemagne parle long terme, alors que l'Espagne, l'Italie et la France parle court terme. Et il va falloir concilier les deux objectifs de temps.<br />


LA PARTIE LONG TERME DU SOMMET

On commence à avoir des informations sur les objectifs à long terme qui seront adoptés à ce sommet pour réformer en profondeur la construction économique européenne: supervisions des budgets nationaux, structures économiques et financières fédérales, union bancaire européenne, cantonnement des excès de dettes dans une structure mutualisée, et, si tout cela est adopté, un possible financement mutualisé. Voilà le programme de l'Europe pour les 5 prochaines années.


MAIS IL FAUT DES SOLUTIONS A COURT TERME

Les marchés n'attendront pas cinq ans, ni les référendums nécessaires à ces mesures, ni les crises politiques que ces plans à long terme vont provoquer. Les marchés veulent une solution rapide ou ils vendront tout lundi à l'ouverture. Dans la partie court terme le point clé sera l'accord par l'Allemagne sur une utilisation des fonds européens pour des achats d'emprunts d'état, espagnols et italiens, par exemple sur les marchés ainsi que l'aide directe aux banques en difficulté. L' Allemagne peut accepter les solutions à court terme si elle obtient un engagement ferme sur les réformes de long terme.


LES ALLEMANDS SCEPTIQUES

Si il y avait un référendum sur la zone euro aujourd'hui en Allemagne, 43% des Allemands seraient pour un maintien dans la zone euro, 41 contre. Une marge étroite qui se réduit un peu plus chaque jour.


RENCONTRE MERKEL HOLLANDE

Hier soir à l'Elysée. Sourires crispés et poignées de mains où Angela a broyé la main de François. Elle l'a obligé à réciter la phrase suivante: "Nous voulons approfondir l'union économique monétaire et, demain, politique pour arriver à une intégration et plus de solidarité". Le voilà champion du fédéralisme lui qui nous annonçait qu'il allait exiger de l'Allemagne une révision immédiate des...

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