Après les mesures spectaculaires de la BCE, les marchés reprennent leur souffle

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(Crédits : Regis Duvignau)
Les annonces de la banque centrale ont entraîné une détente sur les dettes obligataires des pays de la zone euro, dont les taux à dix ans avait fortement progressé ces derniers jours.

Au lendemain d'une forte baisse, les marchés européens ont repris leur souffle jeudi, profitant des mesures annoncées, dans la nuit, par la Banque centrale européenne. Mais leur rebond est limité car l'épidémie de coronavirus continue de progresser rapidement, sans qu'une sortie de crise ne commence à se matérialiser.

A la clôture, le CAC 40 a repris 2,7%. À Francfort, le Dax a gagné 2%. Le Footsie londonien a progressé de 1,8% et la Bourse de Milan termine sur une hausse de 2,3%.

A Wall Street, les marchés progressaient aussi: 0,7% pour le Dow Jones, +0,5% pour le S&P 500 et +2,4% pour le Nasdaq vers 17h45.

Plus tôt dans la journée, le Nikkei japonais a laissé de 1%, alors que le Kospi coréen a plongé de 8,4%. La Bourse de Hong Kong a perdu 1,5%, et que celle de Shanghai a baissé de 1%. En Australie, l'ASX 200 a chuté de 3,4%.

Les annonces de la BCE ont également entraîné une détente sur les dettes obligataires des pays de la zone euro - en particulier celles de l'Italie -, dont les taux avaient fortement progressé ces derniers jours. Une accalmie qui soulage les marchés, qui redoutaient que la crise sanitaire ne se transforme en crise de la dette.

-39% en un mois

Mercredi soir, la Banque centrale européenne a sorti la grosse artillerie avec un plan d'"urgence" de 750 milliards d'euros pour tenter de contenir les répercussions de la pandémie de coronavirus sur l'économie. "Les temps extraordinaires nécessitent une action extraordinaire", a tweeté la présidente de l'institution de Francfort, Christine Lagarde.

Elle a promis qu'il "n'y a pas de limites à notre engagement envers l'euro", suggérant que d'autres mesures sont encore susceptibles de suivre, et ce quitte à utiliser "le plein potentiel de nos outils".

La Banque centrale d'Australie a pour sa part réduit jeudi matin son principal taux directeur d'un quart de point, à 0,25%, soit son plus bas historique.

Sur le dernier mois, et en seulement 20 séances, le CAC 40 a perdu plus près de 39% de sa valeur. Du jamais vu depuis sa création en 1987. L'indice parisien est retombé à son plus bas niveau depuis l'été 2013. Suffisant pour inciter les investisseurs à racheter des actions ?

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 19/03/2020 à 10:02 :
A situation d'urgence plan d'urgence à savoir effacer les dettes, ceux qui en bénéficient resteront de toutes façons toujours très riches, bien trop riches mais vu que nos politiciens appartiennent à ces gens hélas...

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