Grexit : les Bourses européennes, secouées, n'ont pas paniqué

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La Bourse de Paris a finalement cédé 3,74%, après avoir ouvert sur une chute de 5%.
La Bourse de Paris a finalement cédé 3,74%, après avoir ouvert sur une chute de 5%. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Avec des baisses comprises entre 3,5 et plus de 5%, la journée de lundi a été une mauvaise journée pour les marchés boursiers européens. Les investisseurs n'ont toutefois pas cédé à la panique, effaçant une partie des pertes amorcées en début de séance.

Comme attendu, les marchés ont terminé en forte baisse ce lundi 29 juin, plombé par la crise grecque, mais la correction n'est pas aussi prononcée que ce qui était craint.  Ainsi, la Bourse de Paris a terminé en baisse de 3,74% à 4.969 points. En début de séances, la baisse avait atteint 5%. La tendance est similaire à Francfort où le Dax a lâché 3,56%. Moins concernée, le Footsie de la place londonienne qui ne fait pas partie de la zone euro a reculé de 1,97%.

Pas de panique

"Il n'y a pas de panique, c'est vraiment le point important", a souligné Renaud Murail, un gérant de Barclays Bourse. "Le marché ne fait qu'effacer la hausse de la semaine dernière, avec beaucoup de recul mais pas de mouvement de vente à tout prix", a-t-il complété.

L'espoir d'une reprise des négociations, entretenu toute la journée par différentes personnalités dont Angela Merkel, a probablement contribué à atténuer la nervosité des investisseurs.

Certaines places ont néanmoins été moins épargnées. Madrid a ainsi fini sur une baisse de 4,56%, Lisbonne a dévissé de 5,22% et Milan accuse une chute de 5,17%.

Les banques trinquent

A Paris, si toutes les valeurs du CAC 40 ont baissé, ce sont bien les banques qui ont le plus trinqué. BNP Paribas a ainsi perdu 5,32% à 42,09 euros, Crédit Agricole 5,02% à 13,43 euros et Société Générale 5,32% à 42,09 euros.

Les valeurs industrielles ont aussi souffert, à l'image de Alcatel-Lucent (-4,26% à 3,33 euros), Saint-Gobain (-3,91% à 41,15 euros) ou Total (-3,83% à 44,64 euros).

Areva a reculé (-2,99% à 7,60 euros), après avoir engagé le processus d'une cession de sa filiale Canberra, spécialisée dans les instruments et systèmes de mesures nucléaires.

Enfin, Arkema a reflué de 3,20% à 64,78 euros. Le groupe a confirmé ses objectifs à moyen terme et annoncé un investissement de 60 millions d'euros sur son site de Honfleur (Calvados).

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 30/06/2015 à 13:50 :
Pourquoi paniquer? Le 18 juin oui le cac était à 4713 même pas revenu dessus.. La Grèce 2% du pib européen comme riches ce n'est pas un problème. juste un ennui passagé et encore il y a fort longtemps que nous avons refourgué nos emprunts à la BCE. Merci aux adorateurs de l'impôt.
a écrit le 29/06/2015 à 22:43 :
Bizarre, cet amateurisme... Les us ont des interrupteurs qui bloquent toute descente des cours sous les 5%. De même, comme cité par Aléa, un gros rachat d' "institutionnel" et n'importe quelle réalité est effacée. Comme en permanence.
a écrit le 29/06/2015 à 22:01 :
Pour paniquer, comme vous dites, faudrait-il qu'il y ait des acteurs indépendants pour lesquels la notion d'aléa moral ait un sens financier. Ce n'est plus le cas depuis longtemps, à quelques particuliers près.
a écrit le 29/06/2015 à 19:14 :
Même l'Euro qui dépasse à 19h15 son cours d'ouverture de ce matin ! Et pourtant on nous avait annoncé le pire...
Réponse de le 29/06/2015 à 21:48 :
En fait les conséquences du suicide grec sont intégrées dans les cours de bourse depuis l"arrivée de Syriza. on savait dès le début que e crash grec était inéluctable.

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