Ford Aquitaine Industries : Bruno Le Maire ne désarme pas

Jean-Philippe Déjean
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Agence Appa

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Spécialisée dans la fabrication de boîtes de vitesses automatiques, aujourd'hui le modèle 6F35, une six vitesses qui équipe notamment les Ford Kuga et les Mondeo, l'usine Ford Aquitaine Industries de Blanquefort, forte de 850 emplois, a été condamnée le 13 décembre à la fermeture définitive à partir d'août prochain. Une décision prise par le groupe Ford Motor Company (FMC), à Dearborn (banlieue de Détroit), présidé par Jim Hackett, maison-mère de FAI. Cette décision brutale est le résultat d'un bras de fer sans pitié où Ford ne veut visiblement laisser aucune chance au ministre de l'Economie et des finances, Bruno Le Maire. Alors que l'usine est rentable et considérée comme efficace !
Profondément choqué parce qu'il a considéré à raison comme un coup tordu, étant donné les intenses négociations qui étaient en cours avec la firme américaine, Bruno Le Maire a marqué les esprits du Sénat, où il se trouvait, quand il a appris la décision de Ford... via un communiqué.
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Groupe industriel belge, Punch-Powerglide a repris l'usine General Motors de Strasbourg, qui fabrique des boîtes de vitesses. Les syndicats de FAI ont tout d'abord considéré ce groupe, dirigé par Guido Dumarey, souvent présenté comme un Bernard Tapie belge, avec beaucoup de circonspection pour ne pas dire d'hostilité. D'autant qu'en guise d'apéritif les dirigeants de Punch ont demandé aux salariés de FAI d'accepter un gel de leurs salaires pendant quatre ans ainsi qu'une réduction de leur nombre de jours de RTT. Et puis la CGT, à la surprise générale, a accepté les conditions du groupe Punch. Pour Philippe Poutou, ex-candidat NPA à la présidentielle et délégué CGT de Ford Aquitaine Industries, et Gilles Lambersend, secrétaire général (CGT) du comité d'entreprise de FAI, ce sacrifice était acceptable pour obtenir une poursuite de l'activité. Une stratégie également adoptée par la CFE-CGC et FO. Cette acceptation des conditions de Punch n'a pas été bien accueillie par la totalité des 850 salariés actifs de FAI et en particulier à la CFTC, qui réclame l'organisation d'un référendum dans l'usine pour savoir s'il existe ou non une majorité de salariés en faveur de la cession au groupe Punch. Le plan du repreneur belge prévoit dans un premier temps la reprise de 400 salariés maximum.
Jean-Philippe Déjean
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