La mobilité internationale pour les jeunes ? Un vrai miroir aux alouettes

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Moins de 2% des jeunes Français bénéficient des dispositifs de mobilité internationale. Dans un avis voté mercredi, le Conseil économique et social propose la création d'un portail unique d'informations dédié à la mobilité.

Erasmus, Leonardo, VIE (volontariat international en entreprise), SVE (service volontaire européen)... autant de dispositifs institutionnels qui favorisent la mobilité des jeunes. Reste que moins de 2 % des 15 -29 ans en bénéficiaient en 2010, ce qui veut dire que... 11 millions d'autres jeunes en sont exclus. Par ailleurs, seuls 16 % des étudiants ont effectué une mobilité internationale durant leurs cursus.

Développer les séjours à l'étranger

Fort de ce constat, le Conseil économique, social et environnemental (CESE), saisi en septembre par le gouvernement, a voté mercredi un avis pointant les freins à la mobilité des jeunes, mobilité internationale mais également hexagonale. Et formulé des pistes pour l'améliorer. Jean-François Bernardin, membre de la section de l'éducation, de la culture et de la communication et rapporteur de l'avis, préconise tout d'abord le développement, dès le plus jeune âge, d'un apprentissage à la mobilité à travers une relance des classes de découverte et un développement des séjours à l'étranger.

Un portail d'informations dédié à la mobilité

Pour permettre plus de lisibilité dans les dispositifs, il propose la création d'un portail unique d'informations dédié à la mobilité. Il souhaite également que l'accent soit mis sur l'accès à la mobilité internationale des jeunes défavorisés et des apprentis. Car les études réalisées sur le sujet montrent que si "le taux d'insertion des jeunes qui n'ont pas eu de mobilité internationale n'est pas très différent de celui des jeunes ayant eu cette expérience en terme de premier emploi, la mobilité a une incidence sur le niveau de rémunération et le salaire", rappelle Jean-François Bernardin.

Un effort en faveur de l'apprentissage oral des langues

Le CESE réclame sans surprise un véritable effort en faveur de l'apprentissage oral des langues étrangères et demande au gouvernement de fixer un objectif minimum de 10 % de l'ensemble des jeunes ayant effectué une mobilité à l'étranger au cours de leur formation. Développer la mobilité à l'international suppose aussi en retour " que la France ait une politique précise sur les diplômés étrangers ", souligne Jean-François Bernardin.

Généraliser les aides au permis de conduire

Enfin, en matière de mobilités nationales, le Conseil demande la mise en oeuvre d'une politique globale du logement des jeunes reposant sur une offre de logements diversifiée et la mise en place d'une caution mutelle ouverte à tous les jeunes. Il préconise également la mise à disposition de moyens de transport pour tous les jeunes et une généralisation des aides à l'obtention du permis de conduire.

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a écrit le 13/08/2012 à 13:29 :
Effectivement, je trouve moyen de parler de portail "unique" dans la mesure où les sites d'informations se multiplient, et que l'ampleur de la tâche est énorme !

L'Europe a déjà mis en place Euroguidance qui mériterai à être plus développé, on a pu voir Cursusmundus dans les commentaires qui est excellent, mais un autre site super développé c'est aussi Étudions à l'étranger : http://www.etudionsaletranger.fr/

On retrouve aussi Expat etudiant et Erasmus World, mais s'ils sont bien présentés je trouve le contenu assez creux et vite écrit. On apprend pas grand chose de leur part !
a écrit le 15/11/2011 à 11:58 :
Un portail sur la mobilité internationale des jeunes ? Ca existe déjà : http://www.cursusmundus.com

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