Les loyers ont fait du surplace au premier semestre

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Faute de pouvoir acheter, les Français louent. Bonne nouvelle : la flambée des loyers est enrayée. Sauf pour les petites surfaces et dans certaines villes.

Entre la hausse des prix immobiliers et celle des taux (de 0,8 % depuis octobre), « 15 % des ménages qui étaient auparavant finançables ne le sont plus aujourd'hui à durée équivalente ». Voilà le constat inquiétant de Maël Bernier, porte-parole du courtier Empruntis.com, qui ajoute : « même si cela était affiché dans les priorités du chef de l'Etat à son arrivée, les Français qui souhaitent devenir propriétaires sont aujourd'hui dans une situation compliquée ».

Ils ne leur restent donc qu'une solution pour se loger : la location. Et, sur ce secteur, les moins de trente ans sont sans surprise les plus nombreux : 49,48 % des locataires signant un bail. Pourtant « le statut du locataire du logement privé reste un statut non désiré, et les locataires aspirent à en sortir en devenant acquéreurs », note Century 21.

Mais le marché de la location n'est pas non plus la panacée. Car le niveau de revenu exigé pour entrer dans une location est de plus en plus élevé, victime de la pénurie de logements. Le revenu moyen mensuel des locataires entrants, de 2.015 euros il y a 10 ans, est de 2.312 euros aujourd'hui.

Heureusement, il y a une bonne nouvelle pour les locataires - moins bonne pour les investisseurs : les loyers sont stables ! Sur les douze derniers mois, ils n'ont progressé que de 1,71 %, selon les chiffres de Century 21. Et comme l'inflation a été de 2 % sur la même période, les loyers ont donc baissé en euros constants, de 0,29 %.

Pénurie de petites surfaces

Dans le détail, le marché des trois et quatre pièces a été moins tendu, car ces surfaces ont bénéficié des dispositifs fiscaux de type « Scellier ». Les trois pièces ont augmenté très légèrement alors que les quatre pièces ont baissé (-0,63 %). En revanche, les deux pièces ont grimpé de 2,90 % et les studios de 1,81 %. Sur dix ans, ces derniers, très recherchés des investisseurs locatifs ont bondi de 32,8 % en euros courants. En moyenne, pour un studio, il fallait à fin juin débourser 433 euros contre 429 en 2010. « La pénurie des petites surfaces maintient sur le long terme la pression à la hausse sur ce segment de marché » explique Century 21.

Pour nuancer ce chiffre global, Roland Tripard, président du directoire de SeLoger, rappelle que certaines villes connaissent encore de fortes hausses. Ainsi, Rodez a vu ses loyers bondir de 3,12 % en 3 mois, Périgueux de 3,09 % et le Val d'Oise de 2,53 %. Par ailleurs, même si à Paris l'augmentation a été limitée (1,74 %), la moyenne des prix au mètre carré atteint 30,33 euros. A Nice, alors que les loyers ont reculé de (1,52 %), ils atteignent tout de même 16,26 euros.

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