Il sait tout faire. Des mises en scène au long cours, comme son Henri VI joué en dix-huit heures d'affilée à Avignon, jusqu'à son Roméo et Juliette à l'Opéra Garnier en passant par la direction artistique des Jeux olympiques de Paris 2024... Le quadragénaire Thomas Jolly est aussi à l'aise avec Shakespeare qu'avec les grands spectacles populaires. Pour La Tribune Dimanche, il revient sur le succès de Starmania et sur la préparation des JO.
LA TRIBUNE- Comment avez-vous vécu cette première année de représentations ?
THOMAS JOLLY- J'ai passé du temps dans les salles à observer le public. Dès le début, j'ai perçu une communion : à peine le rideau levé, les gens applaudissaient, aux premières notes de musique, certains pleuraient... J'ai pris conscience de l'incroyable popularité de Starmania. Ça a été une sorte de triomphe, dans le sens du partage : c'est une vraie œuvre populaire, pour ses chansons et son histoire. Il y a eu des retrouvailles avec Starmania et des trouvailles aussi car les parents emmenaient leurs enfants découvrir ce spectacle vivant qui bouge, vibre et donne des émotions. C'était beau de voir cette transmission transgénérationnelle.