Et si vous vous offriez une oeuvre de Pompon, le pimpant ?

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Ce 26 novembre, fait rarissime, est mise en vente une collection très représentative du travail de Pompon, un ensemble de 16 oeuvres exécutées de son vivant et 6 fontes posthumes.

Les sculpteurs animaliers ont connu leur heure de gloire avec la démocratisation de la technique du bronze patiné dans le deuxième partie du XIXème siècle, avec l'éclosion des demeures bourgeoises où il était de bon ton d'exposer notamment des scènes de chasse (chevaux, cerfs, chiens) ou des scènes exotiques (panthères, éléphants, lions) sur la cheminée du salon: Barye, Mène, Fremiet, Fratin ou Moignez sont les signatures les plus recherchées.
 

Au début du siècle suivant, la tradition s'est modernisée avec des oeuvres moins réalistes, surtout grâce à Rembrandt Bugatti (fils de l'architecte Carlo et frère du fabricant d'automobiles Ettore) puis, accompagnant la nouvelle tendance Art Déco avec François Pompon (1855 - 1933). Ce dernier, d'abord tailleur de pierre en Bourgogne, puis élève de Rodin et de Claudel, est fasciné par l'art animalier. Dès 1905, il simplifie les formes et épure les mouvements. Selon les experts, ses sculptures sont tellement étudiées qu'en passant la main sur « l 'Ours blanc » un de ses modèles de référence, on sent le squelette et la tension musculaire sous l'aspect lisse de la surface. Ses nombreuses sculptures ont de suite séduit les collectionneurs.
 

Ce 26 novembre, fait rarissime, car il s'agit d'une collection très représentative du travail de Pompon, un ensemble de 16 oeuvres de Pompon exécutées de son vivant et 6 fontes posthumes sont mises aux enchères: ce bestiaire, boeuf, panthère, grue, coq, dromadaire, chouette, hippopotame, perdreau bouledogue (entre 10 et 25.000 euros chaque) comprend également deux oeuvres phares, l'ours blanc créé en 1922 (60 à 80.000 euros) et le sanglier créé en 1926 (50.000 euros).
 

La vacation dédiée aux arts décoratifs du siècle dernier présente également quelques pièces du laqueur Jean Dunand dont un rare paravent « Perroquets » vers 1929 (150.000 euros), des lampadaires d'Alberto Giacometti (frère de Diego) autour de 60.000 euros, une paire de chauffeuses de Paul Dupré-Lafon (40.000 euros) et des céramiques noires de Georges Jouve (5.000 euros).

Le 26 novembre, 19h, 9 avenue Matignon, 75008 Paris,
On peut enchérir par Internet : renseignements www.christies.com

 

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