Covid-19 : des mesures de restriction "perdureront" après le confinement

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La France a dépassé mardi la barre des deux millions de cas confirmés de Covid-19 depuis le début de l'épidémie.
La France a dépassé mardi la barre des deux millions de cas confirmés de Covid-19 depuis le début de l'épidémie. (Crédits : POOL)
La sortie du confinement sera "progressive", a prévenu, mardi à l'Assemblée nationale, le premier ministre Jean Castex. L'idée, précise le chef du gouvernement, est d'"éviter le stop and go" sanitaire et, par la même occasion, la possibilité d'un troisième confinement. Emmanuel Macron doit prendre la parole la semaine prochaine pour préciser les étapes et modalités de ce deuxième déconfinement.

"Des dispositions de freinage", c'est-à-dire des mesures de restriction, "perdureront" après le confinement, a déclaré mardi Jean Castex à l'Assemblé nationale, en précisant que l'épidémie de Covid-19 devrait être "gérée plus dans la durée".

"Mieux la phase actuelle de confinement produira ses effets, plus vite nous pourrons passer à une phase suivante, mais qui ne sera pas un retour à l'ante confinement", a affirmé le Premier ministre devant la commission d'enquête de l'Assemblée sur la gestion de la crise du coronavirus.

"C'est-à-dire qu'il y aura des dispositions de freinage qui perdureront", par exemple dans certains "ERP" (établissement recevant du public, ndlr) "parce que la situation se sera améliorée mais pas suffisamment", a-t-il poursuivi. "L'idée est que nous gérions plus dans la durée", a-t-il ajouté, plaidant pour "éviter le stop and go", c'est-à-dire l'alternance de périodes de confinement et de déconfinement.

Une "sortie progressive" du confinement

Du confinement actuel, "nous en ferons une sortie progressive", a encore prévenu le chef du gouvernement, tout en se disant incapable "en l'état de dire quel sera le curseur de cette progressivité".

Le Premier ministre a rappelé qu'une échéance au 1er décembre avait été fixée par Emmanuel Macron afin de revoir ou non les modalités de l'actuel confinement.

"On fera les annonces dès que nous aurons calé les décisions" mais "il faut que les taux d'incidence continuent d'être orientés à la baisse, que les services de réanimation soient moins saturés", a-t-il souligné. "J'ai espoir", a-t-il encore dit, en promettant d'"essayer de donner le maximum de visibilité" aux Français.

Mais "je ne voudrais pas que l'annonce d'une amélioration que l'on constate laisse à penser que l'on pourrait baisser la garde. Il vaut mieux penser à transformer l'essai", a-t-il encore exhorté.

M. Castex a par ailleurs relevé que la "phase suivante" serait marquée par un accroissement de "la politique de tests, ce qui sera rendu possible par l'arrivée de la nouvelle génération de tests antigéniques".

"Mais cela supposera une lourde organisation logistique puisqu'il s'agit à la fois de tester, mais aussi d'alerter et de protéger les personnes positives et leurs cas contact", a-t-il pointé.

Lire aussi : Covid-19: États-Unis, Chine, UE... quels sont les pays prêts pour la vaccination?

Macron prend la parole la semaine prochaine

Emmanuel Macron devrait s'exprimer en milieu de semaine prochaine pour annoncer les étapes et les modalités d'un "déconfinement progressif", en fonction de la situation sanitaire, a-t-on appris de source proche de l'exécutif, confirmant les informations de plusieurs médias.

Cette intervention, dont la date et le format n'ont pas été encore calés, interviendra quelques jours avant l'échéance du 1er décembre, fixée par le chef de l'État lorsqu'il avait annoncé le reconfinement national le 28 octobre.

Parmi les questions que l'exécutif devra trancher figurent la date de réouverture des commerces non essentiels, qui réclament une reprise dès le 27 novembre, ainsi que les possibilités de déplacement et de rassemblements pendant les fêtes de fin d'année. Un "allègement" du confinement devrait aussi concerner les cérémonies religieuses.

"Le déconfinement sera progressif", a souligné la même source, l'exécutif voulant avant tout éviter un troisième reconfinement.

Lire aussi : Crise sanitaire : quelles leçons tirer des couacs en série pour en finir avec les confinements ?

Parmi les scénarios étudiés figurent par exemple l'instauration d'un couvre-feu avec des dérogations possibles pendant les fêtes, même si Jean Castex a déjà averti que celles-ci ne pourraient pas se passer normalement, avec des réunions en grand nombre.

Un nouveau conseil de défense sanitaire doit se tenir ce mercredi à l'Élysée pour faire le point de la situation.

La France a dépassé mardi la barre des deux millions de cas confirmés de Covid-19 depuis le début de l'épidémie, a annoncé le directeur général de la Santé Jérôme Salomon. Celui-ci a précisé qu'il y avait par ailleurs "un nombre inégalé de 33.500 patients Covid hospitalisés".

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Commentaires
a écrit le 22/11/2020 à 17:30 :
Pour ça on peut vous faire confiance, Avec le gouvernement des taxes et impôts, PV nouveau... Je doute que vous supprimiez l'attestation qui reste complètement inutile (si comme vous le disiez vous nous faisiez confiance) et très pénible... Elle a même ce jour un effet contraire, on en fait plus et on sort plus...
a écrit le 19/11/2020 à 13:15 :
"des mesures de restriction "perdureront" après le confinement"

Bien sur ,comme ça ,on peut maintenir une population sous le joug pendant des années ,ils ont vu que cela fonctionnait pourquoi pas en profiter et ça va durer jusqu’à l'imposition obligatoire du vaccin,c'est le but qu'ils ont.
a écrit le 19/11/2020 à 9:03 :
Belgique :

Pour endiguer la propagation du Covid-19 dans notre pays, certains doivent davantage se serrer la ceinture que d’autres. Les petits commerçants, déjà peu épargnés lors de la première vague, doivent garder portes closes depuis plusieurs semaines. Entre craintes, sacrifices et incertitudes, ils sont nombreux à crier leur désarroi. À Liège, une jeune indépendante a décidé de mettre fin à ses jours.Elle s’appelait Alysson. Début août, elle concrétise son rêve : ouvrir son salon de coiffure barbier à Liège, où elle vit. Le projet est de longue date mais c’est fait : elle devient la gérante du salon Hooter’s cutting, sur la rue Saint-Gilles.

Alors quand le couperet tombe pour une nouvelle fermeture des petits commerces, c’est un coup de massue pour la jeune entrepreneuse. Son commerce ayant ouvert en plein cœur de la crise, elle ne dispose d’aucune aide pour survivre. Aujourd’hui, ce sont les bouquets de fleurs qui ont remplacé le sourire de cette jeune femme de 24 ans devant son barber shop. Alysson a mis fin à ses jours ce week-end. Une situation symptomatique du péril que vivent bon nombre de petits commerçants, qui doivent parfois laisser leur rêve leur filer entre les doigts.
a écrit le 18/11/2020 à 19:40 :
Il n'y a aucune raison que cela s'arrête : c'est la force du Jansénisme, la peur autoalimente le machine à opprimer sans aucune perspective de s'en sortir... Des voleurs de vie.
a écrit le 18/11/2020 à 18:29 :
j'ai pu vérifier de visu la nullité de l'hopital : le refus de soigner les gens agés c'est de l'assassinat pur et simple !!
Réponse de le 19/11/2020 à 11:29 :
Le refus de lutter contre le changement climatique (cf les plans de relance) est également de l'assassinat pur et simple. La libre vente de tabac (75000 morts/an) c'est également de l'assassinat pur et simple. Des exemples comme cela, il y en a des milliers. Bienvenue dans le monde réel. L'acharnement thérapeutique sur des personnes en phase d'agonie, c'est de la torture (pour les mourrants et la famille), merci de ne pas l'oublier.
Réponse de le 19/11/2020 à 13:09 :
Les hôpitaux ne veulent pas des personnes âgées malades y compris ceux qui viennent des ehpads d’où le chiffre élevée de mortalité dans ce secteur soit près de la moitié des morts actuels du covid ou pas d'ailleurs car les autopsies sont interdites pour confirmer si c'est ce virus ou d'autres pathologies qui les tuent.
Réponse de le 19/11/2020 à 20:37 :
Vouloir toujours une démographie en hausse alors que notre planete ne peu pas supporter tant d'humain n'est pas un type d'assassinat non plus?
a écrit le 18/11/2020 à 18:06 :
Comment est on passer aussi vite de "pays des droits de l'homme" à pays de la dérogation à acheter un sapin de Noel?
a écrit le 18/11/2020 à 17:33 :
J'ai l'impression qu'ils vont nous la jouer comme ça, pendant un bout de temps ,la courbe du fameux Blachier qui monte qui descend et qui remonte ,bref jusqu’à temps de nous obliger à prendre par la menace leur fameux vaccin.Comme;Gérard Larcher "favorable à la vaccination obligatoire si nécessaire",tu m’étonnes surpoids , 71 ans ,il est dans le collimateur du virus alors pourquoi pas l'imposer aux autres ,hein..
a écrit le 18/11/2020 à 17:03 :
Tous les petits commerçants et leurs clients, ce qui fait un bon nombre de français, espèrent que Mr.Macron aura la sagesse de prendre la bonne décision avec une ouverture des commerces le 27 novembre comme le souhaite une partie de son gouvernement et en particulier , Mr Le Maire.
a écrit le 18/11/2020 à 15:24 :
Le virus est par nature invisible ce qui amène un doute sur son existence et donc sur la véracité des dires a son sujet! Comment peut on être confiant sur tout le reste?
a écrit le 18/11/2020 à 12:57 :
m castex peut reduire les liberte mais attention
quand la liberté viendra votre vie de ministre sera un enfer
avec son cortege de revendication
vous voulez faire peur au francais pas de crainte ils vous le rendrons
Réponse de le 18/11/2020 à 16:39 :
En français et sans fautes d'orthographe .
Réponse de le 18/11/2020 à 22:36 :
Je l'espere de tout coeur mais vu la passivité et la docilité des français j'en doute fortement ...
Réponse de le 19/11/2020 à 4:01 :
@ Ludwig.
Les cerveaux des francais sont semblables a ceux des berniques.
castex s'en fiche bien, il aura autour de lui assez de vendus pour le proteger a vos frais bien sur.
"rendrons" serait mieux avec un T.

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