Déficit, SMIC, euro... les grands rendez-vous économiques de Jacques Chirac

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(Crédits : Reuters)
VIDÉO La Tribune a retracé les temps forts économiques de la présidence de Jacques Chirac, entre 1995 et 2007. Retour sur quelques moments clés ou des choix inattendus, dans « La Tribune STORY ».

Quelle pensée économique animait Jacques Chirac, le cinquième président de la Ve République qui s'est éteint jeudi 26 septembre 2019 ? D'une jeunesse communiste aux privatisations dans l'Europe Thatchérienne lorsqu'il supprime l'IGF (impôt sur les grandes fortunes), l'ancêtre de l'ISF en 1987, en passant par du keynésianisme, surnommé « le ministre de la relance » sous Valérie Giscard d'Estaing (1974-1981) suite au choc pétrolier, Jacques Chirac aura pratiqué toutes les théories.

Ses premières armes de gestionnaires, il les fera en tant que Maire de Paris entre 1977 et 1995. Nouveaux services pour les Parisiens, proximité dans le style, il sera aussi rattrapé par la justice avec une condamnation par le tribunal en 2011 pour une affaire d'emplois fictifs en 2011.

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Un septennat et un quinquennat en chiffres

Lorsque Jacques Chirac accède à l'Elysée en 1995, après deux tentatives électorales, la dette de la France atteint plus de 55% du PIB. Douze ans plus tard, après deux mandats, la dette publique (l'accumulation des déficits et des intérêts des emprunt contractés ndlr) s'est considérablement creusée : en 2006, elle pèse alors 65% du PIB. Depuis 1974, aucun budget de l'Etat n'a d'ailleurs été à l'équilibre jusqu'à aujourd'hui.

Côté inflation, en 1995, la moyenne annuelle atteint +1,9%, pour finir à +1,5% en 2007, note France-inflation.com.

De même, en 1994, la balance commerciale est encore excédentaire, avec un surplus des exportations de près de 8,5 milliards d'euros (90 milliards de francs) par rapport aux importations, selon les données de l'Insee. Mais à partir de 2004, le commerce extérieur français devient déficitaire.

Sur le front de l'emploi, avec 11,5% de chômeurs en décembre 1995, celui qui fut également proche du milieu radical socialiste doit affronter une crise. En janvier 2007, celui-ci est légèrement réduit à 8,7%, avec 900.000 chômeurs de moins. Pendant la cohabitation avec Lionel Jospin, Jacques Chirac verra d'ailleurs la mise en place de la semaine des 35 heures votée en 1998 et en 2000 et effective dans toutes les entreprises françaises au 1er janvier 2002.

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Commentaires
a écrit le 30/09/2019 à 13:12 :
Juste pour vous montrer le niveau de nos hommes politiques. Lors des obsèques de Jacquou (Jacques Chirac), notre ancien premier ministre Filon est allé communier!!!!!!
a écrit le 30/09/2019 à 5:31 :
80% de la populace aime & regrette le personnage disparu !
De Gaulle avait bien saisi les penchants du francais lambda.
Une variete de ruminant dixit de Gaulle.
Réponse de le 30/09/2019 à 14:08 :
"Une variete de ruminant dixit de Gaulle".


D'ou la tête de veau ensuite.
a écrit le 29/09/2019 à 15:18 :
"Mais à partir de 2004, le commerce extérieur français devient déficitaire."
Merci l'Euro !
a écrit le 28/09/2019 à 11:57 :
Chirac c'était le dernier président à s'être opposé quelques fois à la bêtise oligarchique, et le pire c'est que c'était aussi pour le bien de celle-ci mais déjà trop aliénée pour le voir, un souvenir qui a maintenant plus de dix ans.
a écrit le 28/09/2019 à 9:47 :
Il était sympa, Chirac, voire plutôt gentil, même, mais il n'a pas fait grand chose de bien comme président, à part le clash sur l'Irak : a) il a enfermé la France dans l'immobilisme avec le principe de précaution, b) il a affaibli la Défense en supprimant sa composante populaire : le service militaire, et, c) il n'a pas fait les réformes qui s'imposaient, et la révolte des GJ, c'est un peu grâce à lui.
Mais il faut lui pardonner : dans sa tête de politicien à la papa, l'intérêt général, c'était la somme des intérêts corporatistes.
a écrit le 28/09/2019 à 8:59 :
"légèrement réduit à 8,7%" : c'est plus que légèrement réduit ça !
a écrit le 28/09/2019 à 8:41 :
Sur la scène du théâtre politique Chirac à été un excellent acteur, sans plus.

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