Européennes : Macron s'implique dans la campagne LREM (et il explique pourquoi)
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Emmanuel Macron
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À six jours des élections européennes, Emmanuel Macron défend son rôle "d'acteur" et non de "spectateur" dans cette campagne dans une interview à paraître ce mardi 21 mai dans la presse régionale. Pour le chef de l'Etat, qui a dramatisé depuis un an l'affrontement entre "progressistes" et "nationalistes" en Europe, cette élection européenne est « la plus importante depuis 1979 parce que l'Union est face à un risque existentiel ».
Le Rassemblement national (RN, ex-Front national) et l'alliance La République en marche-MoDem continuent de faire la course en tête, autour de 23%, mais la liste du parti de Marine Le Pen est depuis plusieurs jours repassée légèrement devant la liste de la majorité présidentielle dans les sondages.
Comme vendredi dernier à Biarritz, il égratigne le bilan européen du Rassemblement national dont les élus « ont voté contre tout ce qui est dans l'intérêt de la France » et dont le projet, à ses yeux, « affaiblit la France et divise l'Europe ». Après un week-end marqué par une polémique sur la présence à Paris de l'ancien stratège de Donald Trump et soutien affiché du RN, Steve Bannon, Emmanuel Macron fustige également « une connivence entre les nationalistes et des intérêts étrangers, dont l'objectif est le démantèlement de l'Europe ».
Prié de dire s'il pourrait continuer à réformer la France si la liste de la majorité arrivait en seconde position dimanche, il répond : « Je n'ai pas l'esprit de défaite, j'ai l'esprit de conquête. La France sera d'autant plus forte que nous ferons un bon score. »
Quant à l'avenir de son Premier ministre en cas d'échec dimanche ? « Je n'ai jamais fait de politique fiction. (...) J'ai toute confiance en Edouard Philippe qui s'engage sans compter auprès des proeuropéens. »
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Au rang des propositions, Emmanuel Macron souhaite avancer « sur la taxation commune du kérosène en Europe », tout en plaidant pour « une vraie négociation internationale » sur ce sujet. Le programme de la liste LREM-Modem conduite par Nathalie Loiseau, prévoit de "taxer le transport aérien" pour financer les investissements pour la transition écologique, mais sans plus de précision.
Le président a émis en outre le souhait « que l'on aille plus vite et plus fort » sur les financements européens pour l'environnement, défendant à nouveau « l'idée de la Banque européenne du climat ».
Il a aussi plaidé pour « taxer en Europe les entreprises les plus polluantes » et « mettre une taxe carbone aux frontières ».
Dans les semaines menant aux élections européennes, Emmanuel Macron a plusieurs fois souligné que la recherche de compromis avec la chancelière allemande, Angela Merkel, était parfois difficile. Prié de dire si la mécanique Paris-Berlin était grippée, il répond :
Même si plusieurs de ses propositions n'ont pas reçu l'accueil espéré, Emmanuel Macron assure que « sur le budget de la zone euro, la Défense, le droit d'auteur, la protection d'intérêts européens face aux grandes puissances, les travailleurs détachés..., les Allemands ont accepté de vrais compromis. »
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Après avoir défendu une position plus dure vis-à-vis du Royaume-Uni que nombre d'autres dirigeants au dernier Conseil européen sur le Brexit, Emmanuel Macron a décidé de s'opposer, seul, à l'ouverture d'une négociation commerciale avec les Etats-Unis. La décision se prenant à la majorité, ce choix n'a pas enrayé le processus.
(avec Reuters et AFP)
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