Grand débat : "Ni une élection ni un référendum"... Macron fixe le cadre

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(Crédits : Benoit Tessier)
Le grand débat qui sera lancé mardi n'est "ni une élection, ni un référendum", a affirmé Emmanuel Macron dans sa "lettre aux Français", en appelant "le plus grand nombre" à y participer.

Le président de la République a annoncé qu'il "rendra compte directement" de cette consultation, dans le mois qui suivra sa fin, prévue le 15 mars, dans sa longue lettre, dont la publication a été avancée après avoir été rendue publique par des médias dimanche soir malgré l'embargo fixé.

Lire aussi : Les 32 questions d'Emmanuel Macron dans sa lettre qui lance le grand débat national

"J'entends transformer avec vous les colères en solutions", indique-t-il en conclusion de cette lettre, dont il avait annoncé la publication en présentant ses voeux, en pleine crise des "Gilets jaunes". Il propose de baliser le débat avec une série de 35 questions portant sur quatre thèmes déjà fixés comme la démocratie, la transition écologique, la fiscalité ou l'immigration.

"Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l'action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international", précise Emmanuel Macron.

Parmi ces questions, figurent: "Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité?", "Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité?", "Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale?", "Faut-il accroître le recours aux référendums?".

Sur l'immigration, Emmanuel Macron demande: "Une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement?".

Mais, comme l'avaient annoncé plusieurs membres du gouvernement ces derniers jours, le président fixe aussi des lignes rouges.

"Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises [...] afin d'encourager l'investissement et faire que le travail paie davantage", souligne-t-il, sans citer nommément l'ISF, dont le rétablissement est réclamé par de nombreux "Gilets jaunes".

"Nous ne pouvons poursuivre les baisses d'impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique", prévient-il aussi.

Il ne cite, dans sa lettre, ni les thèmes du mariage pour tous, de l'IVG ou de la peine de mort.

Emmanuel Macron doit participer à un premier débat mardi avec des maires à Grand Bourgtheroulde (Eure), puis à un deuxième vendredi à Souillac (Lot), premières étapes d'une série de déplacements en province.

Le Premier ministre Edouard Philippe doit préciser lundi les modalités de ce grand débat, notamment sur son pilotage après la défection de la présidente de la Commission nationale du débat public, Chantal Jouanno, après une polémique sur sa rémunération.

Emmanuel Macron a publié sa lettre au lendemain d'un neuvième samedi de mobilisation des "Gilets jaunes" marqué par un regain de mobilisation.

Lire aussi : Gilets Jaunes: la mobilisation reprend de l'ampleur

Comment les "conclusions" seront reprises

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a demandé lundi que le gouvernement dise "très vite" dans quelles "conditions" va s'organiser le grand débat national et "surtout" comment ses "conclusions" seront reprises.

Interrogé sur CNews au lendemain de la publication de la lettre du président Emmanuel Macron aux Français, M. Berger a souhaité que l'exécutif "dise très vite" "les conditions" dans lesquelles le grand débat s'organise, "les conditions d'indépendance, les conditions de bonne tenue des débats". "Est-ce qu'on sera dans un cadre apaisé où chacun pourra s'exprimer?", s'est-il demandé.

"Celui ou celle qui va piloter" le débat "doit être indépendant du gouvernement", a souligné Laurent Berger, "y compris pour que les gens s'y inscrivent".

Il a aussi demandé que l'exécutif dise "surtout" ce qu'il "va être être fait des conclusions" du débat, "la façon dont les débats à un moment donné vont être repris par les uns et les autres pour travailler ensemble".

Pour le numéro un de la CFDT, il faut qu'à l'issue du débat "les organisations syndicales, patronales, les associations organisent une sorte de Grenelle du pouvoir de vivre où on traite l'ensemble de ces sujets-là" même si "le gouvernement in fine décidera".

"Mais que ce ne soit pas simplement remonté à l'Elysée et que ce soit le président qui décide", a-t-il insisté.

Sur la lettre du président, dont il n'a pas souhaité "faire l'exégèse", le secrétaire général de la CFDT a observé qu'il "manque des précisions autour de ce qui pourrait être fait autour du pouvoir d'achat".

Une opération de sauvetage du mandat de Macron ?

Avec sa lettre aux Français dévoilée dimanche soir, Emmanuel Macron tente "de sauver la suite de son mandat" jugent la majeure partie des éditorialistes, quand d'autres enjoignent leurs lecteurs à participer au grand débat.

Pour Stéphane Albouy du Parisien, Emmanuel Macron a pris la plume comme l'avaient fait avant lui François Mitterrand et Nicolas Sarkozy. A la différence que ses prédécesseurs étaient candidats à la présidence et défendaient leur programme de campagne, alors que "notre actuel président essaie pour sa part de sauver la suite de son mandat".

"Avec cette adresse aux Français, le chef de l'Etat est en fait candidat... à sauver les trois ans qu'il lui reste à passer à l'Elysée", pense également Paul Quinio de Libération qui voit la lettre du président comme un "écrit de rattrapage".

"L'arrogant Jupiter tente avec ce texte de se mettre à hauteur de rond-point", juge l'éditorialiste qui trouve l'exercice "périlleux".

Dans L'Union, Carole Lardot Bouillé fait chorus:

"l'exercice est périlleux. Emmanuel Macron sait qu'il n'a pas le droit à l'erreur."

"Une 'chance pour la France', comme l'a dit Marc Fesneau, ce grand débat national?", demande Guillaume Tabard du Figaro qui estime qu'il s'agit d'"une dernière chance pour Emmanuel Macron en tout cas, s'il veut régler la crise autrement que par des scénarios politiques catastrophes pour lui."

François Ernenwein de La Croix est d'avis qu'il manque au chef de l'Etat "la crédibilité nécessaire pour convaincre qu'il va vraiment lutter contre les fractures sociales et territoriales en France". L'éditorialiste du quotidien catholique admet toutefois que le président "peut encore parvenir à sortir son mandat de l'étau de la puissante contestation et des lourdes contraintes budgétaires".

Dans Les Echos, Cécile Cornudet est sceptique quant à la volonté d'écoute d'Emmanuel Macron qui "se prête à l'exercice du grand débat comme s'il fallait bien en passer par là, mais sans réelle conviction pour le coup."

Sans surprise, la lettre aux Français reste "lettre morte" pour Paule Masson de l'Humanité qui affirme qu'elle "ne peut être reçue que comme une provocation." "Pas un mot sur les salaires, le pouvoir d'achat, mais l'affirmation qu'il ne rétablira pas l'ISF", s'insurge l'éditorialiste du quotidien communiste.

"Le président joue gros", assure Bernard Stéphan de La Montagne Centre France  qui considère que de la réussite ou de l'échec du grand débat "dépend la suite du quinquennat d'Emmanuel Macron."

"Comme dans le village d'Astérix, il y aura des engueulades et des débordements, mais, en vérité, l'issue de ce grand débat dépend de nous tous et d'abord de notre volonté de comprendre avant de juger", croit Vincent Trémolet de Villers du Figaro qui espère "une conversation civique".

Dans le camp des plus optimistes, Sébastien Georges de L'Est Républicain songe que "ce grand débat peut constituer un des actes fondateurs de la nouvelle gouvernance qu'il avait promise", mais "à condition de tenir compte de ce qui en sortira, sans le cadenasser pour qu'il ne fasse pas pschitt."

"Faut-il plus de services publics ou moins d'impôts ? Cruel et universel dilemme que le président de la République décline dans sa lettre". Laurent Bodin dans L'Alsace note que le président "place les Français devant leurs responsabilités", "habilement", souligne-t-il.

"C'est à un incroyable exercice de renouvellement de la démocratie et de la politique que nous sommes en train d'assister", s'enthousiasme Patrice Carmouze dans L'Eclair des Pyrénées. "C'est donc aux citoyens de s'emparer de ce débat, de prendre, en quelque sorte le pouvoir", prévient-il.

"Emmanuel Macron tente avec ce courrier de nous mettre devant nos responsabilités, les siennes et tous les choix à venir", constate Jean-Louis Hervois de la Charente Libre.

Dans Ouest France, Stéphane Vernay considère que "le chef de l'État mette autant de sujets sur la table, sachant que toutes les réponses n'iront pas dans son sens, est, de fait, totalement inédit". Pour l'éditorialiste du quotidien de l'Ouest, cette lettre "plus qu'un engagement, c'est un contrat. Il faut le prendre au mot. En participant".

(avec agences)

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Commentaires
a écrit le 16/01/2019 à 9:40 :
La France ne mérite pas un président comme Macron. il est tellement au dessus du Français moyen qu'il ne peux qu'être déteste par celui-ci. 7 heures à écouter et répondre en expliquant, expliquant toujours. La pédagogie est indispensable surtout en économie. Le peuple est manipulé par les intellectuels de gauche que ne font que attiser la haine et la jalousie.
a écrit le 16/01/2019 à 9:40 :
La France ne mérite pas un président comme Macron. il est tellement au dessus du Français moyen qu'il ne peux qu'être déteste par celui-ci. 7 heures à écouter et répondre en expliquant, expliquant toujours. La pédagogie est indispensable surtout en économie. Le peuple est manipulé par les intellectuels de gauche que ne font que attiser la haine et la jalousie.
a écrit le 15/01/2019 à 17:44 :
ceci n est pas un débat Macron dicte une ligne de discutions .avec des interdits .il appelle ça la démocratie
a écrit le 14/01/2019 à 21:52 :
Je n'ai toujours pas compris qui est sensé débattre avec qui dans cette histoire et pour quoi faire....

Si quelqu'un(e) a une idée sur le sujet, je suis preneur.
a écrit le 14/01/2019 à 17:51 :
M. Macron a raison : on assiste à une expérience "démocratique" inédite puique le parlement est schunté au profit d'une minorité de sans-culottes.
En fait ça a déjà eu lieu, juste avant la révolution de 1789, lorsque les cahiers de doléances ont donné lieu aux Etats Généraux convoqués pour financer les dettes de l'Etat. Mais il n'y avait pas de parlement à cette époque ; Louis XVI n'avait donc pas d'alternative "démocratique".
On peut supposer que M. Macron attend que l'accumulation des voies "démocratiques" engendre une confusion absolue. Reste à voir si la dite confusion n'arrivera pas au même résultat qu'en 1789.
En tout cas, si les parlementaires croyaient représenter les français, ils reçoivent une sacrée giffle.
a écrit le 14/01/2019 à 17:46 :
"Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises "

Oui, et les régressions suivantes vont même continuer en parallèle de ce débat.
a écrit le 14/01/2019 à 17:32 :
Un exemple de phrase de Macron
- "nous devons rebâtir une souveraineté industrielle, numérique..."
rep : pour un pro européen , c'est mal barré
- "chacun est appelé à décider du destin de tous"
rep : ah oui comme dans le dernier exemple , le pacte de marrakech onu
Et la plus belle
- " la société que nous voulons est une société dans laquelle, pour réussir ,on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune" .
Rep : tout le contraire de son parcours.
La schizophrénie dans toute sa splendeur
a écrit le 14/01/2019 à 17:16 :
"Nous ne pouvons poursuivre les baisses d'impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique.

Pendant ce temps la banque américaine JP Morgan vient de faire main basse sur l’or de la Banque de France .
a écrit le 14/01/2019 à 17:14 :
Macron se raidit, on voit qu'il cherche la rupture, il veut l'affrontement dont il espère sortir vainqueur à la façon de Thatcher. Il est déterminé à casser le pays et à briser les résistances par la force et le mensonge et la mise en place d 'un régime autoritaire. Cette stratégie explique la multiplication des provocations et l'évolution le glissement vers la répression.
La tentation autoritaire se profile. Le président insulte « les foules haineuses », et appelle à assurer « sans complaisance » l’ordre républicain. Il cautionne le durcissement de l’action policière. Ses ministre ne se gênent plus pour cracher sur le peuple par médias interposés.
Au même moment qu'il gaze le peuple, il invite les nobles, les privilégiés, les très grands managers mondiaux .. à Versailles.
Réponse de le 14/01/2019 à 20:04 :
Réponse à Bertez,
Je n'aurai pas dit mieux.
Bravo pour votre commentaire.
Il est explicite et réaliste.
Bien cordialement,
Réaliste.
a écrit le 14/01/2019 à 16:30 :
Ce n'est plus rien à comprendre.
Macron a viré Mme Jouannot de l'organisation du débat public avec les gilets jaunes et le peuple parce qu'elle gagnait trop (14500 euros brut de salaire mensuel).
Maintenant elle est remplacée par 2 ministres de son gouvernement.
Aussi j'aimerais savoir quel est le salaire mensuel brut de ces 2 ministres ?
On est en plein délire !
Je pense plutôt qu'il a viré Madame Jouannot parce qu'elle était indépendante de son gouvernement et pouvait dans ce cas lui poser un problème.
Tout ce cafouillage et cet enfumage de la part de Macron laisse présager un fiasco total pour son débat public avec le peuple et les gilets jaunes.
Réponse de le 14/01/2019 à 17:39 :
Je vous invite à le le rapport du CNDP concernant le "grand débat".

https://www.debatpublic.fr/

Tout y est en filigrane, sauf la fuite, fort opportune, du salaire de Mme Jouanno et cela éclaire mieux sa décision de se retirer (personnellement) de ce débat là et de ne pas démissionner.
a écrit le 14/01/2019 à 16:07 :
Macron a des choses à nous dire ou des comptes à nous rendre ?
a écrit le 14/01/2019 à 15:58 :
En réponse à la lettre à Macron et à cette occasion, F Asselineau -à la tête du parti du Frexit- qui souhaite la destitution d’ Emmanuel Macron et soutient le RIC, revient aussi sur les dernières déclarations de Luc Ferry, la mise en détention provisoire avant son procès du boxeur Christophe Dettinger, les Europeennes2019 ou encore le Frexit..
https://www.youtube.com/watch?v=DKfGyEiWCYM&feature=youtu.be&fbclid=IwAR2tGnFLEWhGqQIN2f1WHBVxuR7UUnKL9TGX8L63x9chUS1ZX6KKI-Kq2EE
a écrit le 14/01/2019 à 15:58 :
Il faut au moins essayer le débat au lieu de le torpiller à priori, juste parce que c'est Macron qui l'organise.
Vraiment marre des gens qui critiquent à tout va par pure manoeuvre politicienne ou par bêtise profonde
a écrit le 14/01/2019 à 15:49 :
Ce grand débat aurait pu avoir lieu plus simplement: avec des élections législatives anticipées... Elles auraient permis de débattre de ces sujets et de donner une majorité nouvelle pour appliquer des solutions.
Au final on va demander aux députés actuels qui n'ont rien vu venir, ou rien fait pour désamorcer la crise, de voter sur une nouvelle donne...
Réponse de le 14/01/2019 à 17:01 :
Si on se mettait à faire ça, pas un gouvernement ne tiendrait plus d'un an, puisque c'est apparemment le temps qu'il faut à certain pour contester la légitimité des urnes.

Les mandats ont été conçus avec une certaine durée pour permettre à un gouvernement de mettre en place une politique un minimum cohérente face à une opinion publique rapidement changeante et contradictoire.

N'oublions pas que les gilets jaunes représentent une infime minorité de la population. Et que leurs opinions politiques majoritaires (RN et LFI à 60%) ont perdu aux dernières élections.
Réponse de le 14/01/2019 à 17:59 :
Louis a raison sur un point.
Les grands débats doivent avoir lieu avant les élections, que les électeurs sachent à qui ils s'engagent et que les candidats sachent ce que l'on attend d'eux.

Un grand débat qui ne déboucherait sur aucun enjeu politique fort serait une absurdité de plus dans le parcours de Macron.

Il est quand même stupéfiant que le candidat qui revendique d'avoir, via "en marche" en 2017 interviewé des centaines de milliers de français pour connaître leurs envies et leurs besoins, se retrouve après 18 mois totalement paralysé par la fronde populaire.

Macron a un vrai problème d'intelligence du comportement et des relations humaines.
Je ne sais pas d'où il a pu comprendre que les français réclamaient un gasoil à 1.60€ , des APL réduites, la fin de l'ISF, la flat taxe, des pensions de retraite en baisse, les 80 km/h et un code du travail qui les laisse à poil en cas de licenciement abusif.
a écrit le 14/01/2019 à 15:34 :
Le débat est déjà mort né, on se demande bien comment s'est laissé embarqué le 1er Ministre PHILIPPE Edouard dans un tel avorton ?

pour le reste, la lettre pipelette à Macron est dans ranger dans la catégorie "puérile" d'un étudiant attardé.

Quelle désolation que de voir la France rabaissée à ce bas niveau.
Réponse de le 14/01/2019 à 19:03 :
14 000€ mensuels, nourri, logé, blanchi avec à vie une voiture de fonction avec chauffeur, garde du corps et secrétaire à vie.

Pas de retraite mais une allocation de départ de l'ordre de 22 k€.

Et puis un carnet d'adresse en béton qui lui permettra de se recaser dans une sinécure grassement payée dans un grand groupe français.

Voilà pourquoi... Ce n'est évidemment pas par amour pour Macron ou le bien du pays.

En Macronie gouvernementale et Elyséenne, il n'y a que cela, des arrivistes.
a écrit le 14/01/2019 à 15:18 :
"Sur l'immigration, Emmanuel Macron demande: "Une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement?"."

C'est déja le cas depuis 1976 avec le regroupement familial.
a écrit le 14/01/2019 à 14:55 :
On ne connait toujours pas les finalités de ce débat. ça sent le tour de passe-passe même si optimiste indécrottable, je vois dans les thématiques à aborder : représentativité, citoyenneté, fiscalité l'occasion de parler et de faire endosser collectivement de grandes mesures : diminution ordonnée de la dépense publique, quota d'immigration choisie, consultation bottom-up
a écrit le 14/01/2019 à 14:46 :
Une longue... lettre ridicule, de menace, de division et de question sans réponse pour un débat qui n'est qu'un os a ronger pour GJ! Haoust...! A la niche!!
Réponse de le 14/01/2019 à 15:55 :
Vous dites : "Une longue... lettre ridicule, de menace, de division et de question sans réponse" oui des questions sans réponses, car c'est l'objet du débat de trouver ces réponses (!!).

S'interroger sur l'utilisation qui sera faite des réponses apportées serait plus judicieux. Comment les idées qui émergeront seront-elles reprises? Comment celles-qui seront retenues le seront, là sont les bonnes questions.
a écrit le 14/01/2019 à 14:39 :
S'il voulait être lu de tous , il aurait muex fait de twitter.
Bon , en même temps, ce n'est jamais que de l'enfumage et du dégonflage de gilet jaune, donc le moyen pour y arriver importe peu , au fonds....
a écrit le 14/01/2019 à 14:07 :
Répondre au courrier de Macron? Il faudrait d'abord une grande campagne d'alphabétisation.
a écrit le 14/01/2019 à 14:03 :
Si au lieu d'augmenter le SMIC,, Macron avait distribué des boîtes de viagra aux gilets jaunes on serait peinard le samedi.
a écrit le 14/01/2019 à 13:46 :
Il n'y a que nous autres citoyens français qui voyons que notre président semble vouloir se cacher sans arrêt ?

Des déclarations aux ministres, un courrier, des discours au sein de son fan club...

Est-il encore en France ?

""l'exercice est périlleux. Emmanuel Macron sait qu'il n'a pas le droit à l'erreur.""

Excellent ! Vu qu'il ne fait que cela, des erreurs, donc il ne sait pas qu'il n'a pas le droit à l'erreur puisque ne sachant pas ce que sont les erreurs.

Bref de la fabrique à opinion qui ne voit pas que son masque se fissure. Tant mieux mais par contre ne rêvez pas vous êtes pas prêt de reprendre le dessus sur internet hein en continuant dans cette voie là.
a écrit le 14/01/2019 à 13:13 :
WARGON ex DANONE c'est ce moqué du monde en guise d’indépendance pour s"occuper du débat
a écrit le 14/01/2019 à 13:12 :
Je sais que ce n’est pas possible, même pour les journalistes qui ne sont pas des journalistes d’État, mais tellement c’est bête, tellement c’est réducteur (pas de sujet sur l’ISF, ni sur la dangereuse réforme de la retraite par points, ni sur les 90 km/h, ni sur la GPA, ni sur le prix des cigarettes, ni sur la nécessaire dissolution de l’Assemblée, etc.), tellement c’est démagogique, tellement on se moque du peuple en inventant des discussions sur des sujets mineurs, tellement tout ceci n’a aucun sens et sent l’arnaque à cent lieues, qu’il faudrait, même si je sais bien que ce n’est pas possible, s’abstenir de parler de ce débat là, appelé bêtement, « le grand débat ».
a écrit le 14/01/2019 à 13:04 :
- au niveau des institutions : le retour d’un Roi (ça coute finalement moins cher et ça rapporte contrairement à Valéry..)
- au niveau des territoires : retour de l’Indochine, des posssessions françaises au Canada, retour de la nouvelle France aux USA, ...
- au niveau de la transition énergétique : réappropriation du canal de Suez, du canal de Panama...
- pour la justice sociale : suppression de 500000 postes d’élus, 3000 hauts fonctionnaires (commencé par ceux qui ont le temps d’écrire des livres), contrôle des caisses partis politiques, des syndicats, vérification que l’apprentissage forme des apprentis et non des salariés déguisés...
- pour les collectivités locales : formation des élus qui deviendraient responsables sur une partie de leur bien personnel, suppression des emplois fictifs ou de complaisance, concours obligatoires même pour les categories C...
Réponse de le 14/01/2019 à 13:36 :
"(commencé par ceux qui ont le temps d’écrire des livres)"

Entièrement d'accord une bonne idée logique et juste ensuite par contre, indispensable, s'occuper d'eux: "Un rapport dénonce le grand nombre de préfets sans affectation territoriale" http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/11/26/20002-20151126ARTFIG00008-un-rapport-denonce-le-grand-nombre-de-prefets-sans-affectation-territoriale.php
a écrit le 14/01/2019 à 12:36 :
On ne peut pas appeler cela un débat, le cadre dictorial est entouré et tenu par des membres de son gouvernement pour à l'arrivée adopter les réponses suggèrées et validées par le vote des députés de sa majorité toute relative qui n'est que l'expression d'un système qui ne permet pas la représentation réel du pays .Je crois sans me tromper qu'il vient de signer sa fin de règne .
a écrit le 14/01/2019 à 12:34 :
Reculer pour mieux sauter ?
Son altesse va avoir du souci, bcp de soucis.
a écrit le 14/01/2019 à 12:34 :
en en baissent les impots et charges il faut faire attention qui vas les payer a la place:? car la revolte sur l essense en est un exemple??? ET SUR LE POUVOIR D ACHAT AUJOURDUI ILS FAUDRAIS AUGMENTE LES SALAIRES ET LES RETRAITES DE IOO EUROS MINIMUN CAR LES NOUVEAUX BESOIN DES FRANCAIS ON CHANGE AVEC L ORDIE LABOX ET LE SMARPHONE AINSI QUE LEMONTANT DES LOYER A 600+ CHARGE NEST PAS SUPPORTABLE DANS UN BUJET MEME DE FRANCAIS MOYEN???
Réponse de le 14/01/2019 à 12:45 :
Pour baisser les impots il faut baisser les dépenses publiques.L'exemple Jouanno nous montre qu'il y a des économies possibles sans douleur
a écrit le 14/01/2019 à 12:33 :
La lettre de Macron aux français est un verbiage BLASBLAS inutile, bref de la macronitude immature.

Seule la dissolution de l'Assemblée nationale peut permettre de mettre fin à la misère, aux travailleurs pauvres, à l'esclavage "nouveau"

l'affaire Ghosn démontre que les voyous de la finance n'ont plus de limite aux abus avec la complicité de la politicaille sans scrupules
Réponse de le 14/01/2019 à 15:59 :
"Seule la dissolution de l'Assemblée nationale peut permettre de mettre fin à la misère, aux travailleurs pauvres, à l'esclavage "nouveau""

Si la dissolution de l'assemblée permettait tout ça, ce serait beau. Coup de baguette magique est tout est réglé (y compris la fin de la guerre dans le monde)
a écrit le 14/01/2019 à 11:32 :
si j etais Mr Macron je croiserai les doigts pour que par milliers mes partisans occupent les débats avec assez de virulence pour qu il en sorte la cacophonie .
a écrit le 14/01/2019 à 11:25 :
contradiction majeure.....d entrée de jeu.....Macron dit ne pas changer de cap mais veut, avec la transition écologique, refonder le modèle de développement francais et européen.....
on est au cœur du problème......mais on 'e peut pas vouloir de la croissance a tout prix et arriver a une certaine forme de frugalité.....
autre exemple.....voulez vous plus de service publiques ou mon s d impôts ?.....
et si on parlait.....équilibre des territoire et efficience des service publiques, plutôt....
je pense malgré tout qu il faut s investir localement....cela permettra peut être de recréer du lien local et de voir émerger des solutions collectives.....sur lesquelles s appuyer pour changer le modèle....
a écrit le 14/01/2019 à 11:12 :
Le quinquennat est à l’arrêt. Le Président souhaite le relancer mais à sa manière en encadrant au maximum les items qui à bien regarder sont dans la continuité de sa politique depuis mai 2017. Par cette lettre bien longue et d’une certaine façon un rappel de sa campagne présidentielle le Président souhaite maintenir le cap comme il l’a rappelé lors des vœux avec cette fois ci l’approbation de sa politique par ce débat tronqué car il en fixe les lignes. Je pense que ce débat doit exister mais dépasser les lignes rouges fixées par le Président qui n’a pas la main citoyenne sur les sujets à aborder. L’exécutif dans son ensemble et la majorité n’abordent pas ce débat avec la nouvelle donne suite aux mouvements des gilets jaunes. Je note déjà la première erreur du Président et du premier ministre nommer deux ministres dans le cadre du débat, dont un politiquement versatile M. Le Cornu plus son incompétence montrée lors d’une réunion en province sur l’impôts à la source et l’autre écologiste! part sa position controversée sur l’huile de palme sont loin de montrer l’éthique et la sérénité dont a besoin ce débat.
Réponse de le 14/01/2019 à 12:33 :
Son acolyte Mme Wargon est une haut fonctionnaire qui a pantouflé chez Danone comme lobyiste (tiens donc...) avant d'arriver au gouvernement pour succéder au sieur Le Cornu au ministère de l'environnement, où elle s'est battue pour la hausse éternelle des taxes sur les carburants.

De plus Macron envisage de nommer deux autres "animateurs".

Mme Notat, a qui le patronat a élevé une statue pour son oeuvre de destruction du syndicalisme ouvrier.

Et puis Mr Bailly retraité de la poste, où il s'est illustré par 80 000 licenciements, des dizaines de suicides et des infractions innombrables au code du travail, avec une spécialité: le CDD à renouvellement perpétuel.

Quand je pense qu'on a reproché à Mme Jouanno son salaire alors que les autres ont fait des fortunes en pantouflant dans le privé, je n suis pas sûr que les remplaçants soient plus "aimables".

En tout cas, ils n'ont rien de neutres et de rassurants.
Réponse de le 14/01/2019 à 14:44 :
@effectivement

"Mme Notat, a qui le patronat a élevé une statue pour son oeuvre de destruction du syndicalisme ouvrier".

Il y a déja une erreur dans le casting
Nicole Notat ne sera pas l'une des « garantes » ,François de Rugy avait annoncé que l'ex-CFDT serait l'une des « personnalités indépendantes » chargées d'animer le grand débat. Une « erreur », selon Matignon.
Réponse de le 14/01/2019 à 16:10 :
L'info provenait effectivement de De Rugy qui depuis a démenti... On ne peut vraiment plus se fier à personne ! :-)

Ce débat n'a même pas commencé que c'est déjà le bololo.

Je vous invite à lire le rapport du CNDP concernant l'imbroglio de la saisine , disponible sur leur site.
On comprend mieux ce qui s'est passé. Après avoir saisi la CNDP le 17 décembre, le gouvernement a tout d'abord refusé les moyens humains pour arriver à préparer le débat dans les temps impartis, puis il a refusé de garantir l'indépendance et la transparence du processus et pour terminer, il est probablement à l'origine de la fuite du salaire de Jouanno.

De ce fait, la CNDP n'a pas été saisie de la suite du débat et le gouvernement se retrouve avec un truc qu'elle ne sait même pas par quel bout prendre. Mais ils sont tellement intelligents que ce ne saurait être un problème !
a écrit le 14/01/2019 à 11:10 :
Je partage l'avis du gouvernement:j'ai du mal a comprendre ce que veulent véritablement les français.Les cahiers de doléance seront un ramassis d'utopies qui vont nous faire perdre du temps.En attendant,la cote de Macron remonte(+5% d'après les derniers sondages)
a écrit le 14/01/2019 à 11:09 :
Venez, venez-donc sur mon terrain que je puisse vous battre à coup de communication politique, de journalisme de connivence et de consultants bidons! Venez, venez donc mes petits amis!
a écrit le 14/01/2019 à 11:07 :
C'est du Macron. Trop long, trop ambigü et à coté de la plaque.

Ce n'est ni un référendum, ni une élection, ni même un débat puisque la personne concernée ne débattra pas.
Au mieux c'est une consultation dont le commanditaire a déjà fait comprendre qu'il ne s’engageait à rien.

Il parait que pendant la campagne de 2017 les "en marche" auraient visité 200 000 foyer afin de recueillir leur souhaits.
Je doute que ces gens aient demandé une hausse de 50 à 60 centimes € par litre de carburant, de perdre leur droit à une indemnisation juste en cas de licenciement abusif, de devoir passer par une boite noire pour être autorisé à poursuivre leurs études post bac ou de voir leur retraite s'éroder à vue d’œil.

D’où mon scepticisme absolu sur les suites de ce "machin" dont personne n'est en mesure d'expliquer comment il va fonctionner et garantir des résultats justes et non-faussés.
a écrit le 14/01/2019 à 11:03 :
on n'as pas du lui apprendre la synthése la reponse à sa lettre est simple RIC avec 1 millions de signatures, revenir sur l'iISF,suppression du senat (c'est lune maison de retraite) 350 députés maximum et exiger la présence de tous les députés lors de du vote d'une lois indexé les retraites et les salaires le livret A sur l'inflation.... quand à l'emigration 1 an de prison ferme à tout employeur de sans papiers et renvoyer illico les autres on a assez de mal à trouver du travail pour nos jeunes
Réponse de le 14/01/2019 à 11:17 :
Cett obsession de l'ISF qui a fait fuir les investisseurs qui ont créé des entreprises et emplois à l'étranger et a augmenté le chômage en France. Lisez le rapport de Rexecode à ce sujet. 200 milliards qui sont partir à l'étranger avec leur proriétaire qui ont créé 1 millions d'emplois. Vous voulez faire partir les derniers qui sont encore en France ? Quand au RIC il peut se concevoir dans un cadre précis et pas sur tous les sujets.
a écrit le 14/01/2019 à 10:51 :
Bruno Le Maire avait déjà tenté sur Europe 1 d’endormir les auditeurs par une formule creuse à souhait :

« Je crois profondément que le grand débat, c’est la meilleure manière de réconcilier les Français, de les ramener à la table des discussions. Les Français ont des choses à nous dire ».

Mais, pressé par les journalistes de savoir si ce « Grand débat » pourrait déboucher sur des revendications bien concrètes, par exemple sur le rétablissement de l’ISF, Le Maire a été catégorique :

« Que les Français veuillent le rétablissement de l’ISF, on le sait, ce n’est pas une grande nouveauté. Il se trouve qu’Emmanuel Macron a été élu président de la République sur la base d’un projet qui comprend une transformation fiscale en profondeur, votée par une majorité de Français. Donc je ne souhaite pas que nous revenions sur l’ISF, sur le prélèvement forfaitaire unique ou sur la baisse de l’impôt sur les sociétés qui doit permettre à nos entreprises de se développer ».

Devant les journalistes visiblement éberlués par ce discours complètement déconnecté des réalités d’une France en ébullition, le ministre a poursuivi en fermant d’emblée la porte à tout changement significatif de politique :

« Il ne s’agit pas que le débat conduise à détricoter tout ce qui a été voulu par les Français au moment de l’élection présidentielle, tout ce qui a été voté depuis. Sinon qu’est-ce qu’on va faire ? On va avancer en reculant.
https://www.upr.fr/actualite/france/bruno-le-maire-jette-deja-le-masque-pas
La suite se révèle extraordinairement compliquée avec ce gouvernement en marche arrière ..
a écrit le 14/01/2019 à 10:28 :
Elle est longue à lire. Je partage l'avis du journaliste de Ouest France.
a écrit le 14/01/2019 à 10:21 :
Ce grand "déballage" me fait penser à un certain Maire autoritaire d'un petit bourg qui disait souvent à ses conseillers: "dites ce que vous voulez mais c'est moi qui tient le stylo". Je me permettrais seulement à l'ensemble de nos politiques de lire en ces saintes journées de courrier la "lettre aux Français" de Maurice Allais (Polytechnicien major de Promo en 1931, prix Nobel d'économie ( un de nos rares prix Nobel), académicien). Parue dans Marianne en 2009 à mon humble avis elle mériterait une lecture afin d'inscrire des nouvelles lignes de notre histoire qui risque de glisser vers le Brun, le Frexit et la révolution.

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