La relance est-elle à la hauteur du chômage de masse des jeunes ?
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Non seulement leurs lieux de sorties, bars, discothèques sont restreints ou totalement fermés, mais leurs débouchés économiques se resserrent. Les jeunes français sont "les premières victimes de la crise", a reconnu jeudi 3 septembre Jean Castex lors de la présentation officielle du plan baptisé «France Relance», après trois mois de confinement, dans une économie toujours au ralenti. En cette rentrée, ils sont «1,6 million de jeunes chômeurs et inactifs» estimés par le gouvernement et 750.000 jeunes à tenter de se faire une place sur le marché du travail. Pour y répondre, le gouvernement a mis sur la table une batterie de mesures tous azimuts, destinées à faciliter leur embauche ou à les former.
L'obtention de ces aides est toutefois un maquis complexe. Le chapitre "Jeunes" occupe pas moins d'un quart des 296 pages du plan. Bardé de nouveaux acronymes pour étiqueter les subventions, celui-ci ratisse large et recouvre presque l'ensemble des problématiques : «création d'activité, missions locales, apprentissage, contrat de professionnalisation, internat d'excellence, service civique, revalorisation de la rémunération stage suivi par Pôle emploi, prêts étudiants, accès au logement...» Le gouvernement Castex consacre 6,7 milliards d'euros, sur les 100 milliards annoncés, à cette action, afin d'éviter «une génération sacrifiée».
«J'en appelle au sens des responsabilités de chacun, pour que les entreprises embauchent, des jeunes en priorité», a réclamé le Premier ministre lors de son allocution.
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Dans le détail, parmi les annonces phares, il comprend une aide à l'embauche de 4.000 euros pour tout recrutement d'un jeune de moins de 26 ans pour un contrat de trois mois minimum, les primes pour l'embauche de jeunes en alternance, les contrats d'insertion ou le service civique étendu. Le gouvernement table ainsi sur 550.000 primes en 2020 et 110.000 en 2021. Coût de cette mesure : 1,1 milliard d'euros « prévus en Loi de Finances 3 » et « engagés dès 2020 », promet l'exécutif qui vise l'Hexagone et l'Outre-mer.