Les chiffres fous de la crise en cinq graphiques

Véritable tsunami économique, la crise du Covid-19 a fait plonger l'économie mondiale dans une situation inédite. Face aux vagues d'épidémie, les Bourses plongent, les dettes explosent pour tenter de sauver les entreprises et freiner l'hémorragie sur le front de l'emploi. Pour autant, quelques rares et parfois étonnantes bonnes nouvelles sont également à souligner. Retour sur les chiffres les plus impressionnants de cette année 2020.

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La crise du Covid-19 a fait plonger l'économie dans une situation inédite
La crise du Covid-19 a fait plonger l'économie dans une situation inédite (Crédits : LT)

PLONGEON HISTORIQUE DU CAC 40

Dès fin février, alors que l'épidémie ne cesse de gagner du terrain, l'indice boursier parisien passe symboliquement sous la barre des 6.000 points. La nervosité des investisseurs grandit, début mars les marchés cèdent à la panique, pour atteindre un plus bas le 18 mars à 3.754 points. Le CAC 40 n'avait jamais connu une telle dégringolade. Depuis, les perfusions injectées par les banques centrales dans l'économie mondiale font rebondir les indices boursiers. Le CAC 40 est à la clôture du 21 décembre 10% plus bas que son niveau du 1er janvier, selon le site boursorama.

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EXPLOSION DE LA DETTE

Le « quoi qu'il en coûte» pour éviter l'effondrement du système face à la crise a fait exploser la dette française en 2020. À la fin du troisième trimestre 2020, elle atteint 2.674,3 milliards d'euros, soit 116,4% du PIB. Après une augmentation sans précédent au deuxième trimestre (+199,9 milliards d'euros), elle continue de gonfler au troisième trimestre, mais à un rythme plus modéré (+39,6 milliards d'euros), selon les chiffres de l'Insee le 22 décembre.

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ENVOLÉE DE L'ÉPARGNE

Dans un monde mis sous cloche, l'incapacité de consommer a fait gonfler l'épargne moyen des ménages. Avec la mise en oeuvre des mesures de confinement, le taux d'épargne des ménages français a en effet atteint 27,3% du revenu disponible brut au deuxième trimestre 2020, contre 14,37% à la même période l'an dernier. Toutefois, cette hausse de l'épargne concerne seulement les ménages les plus aisés, alors que les risques se multiplient chez les plus modestes.

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DESTRUCTION D'EMPLOIS

Les vagues d'épidémie cette année auraient détruit plus de 700.000 emplois en France, selon l'Insee le 15 décembre. L'emploi salarié (y compris intérim) a baissé fortement dans la construction, moins dans l'industrie et le tertiaire marchand et a mieux résisté dans le tertiaire non marchand (qui comprend l'essentiel de la fonction publique). Au troisième trimestre, l'emploi a rebondi (+401.000 emplois) mais est toutefois resté, fin septembre 2020, au-dessous de son niveau d'avant-crise (-296.000 par rapport à fin 2019). Sur les trois derniers mois de l'année, l'emploi salarié chuterait à nouveau (-301.000) selon les prévisions de l'institut, dû à l'aggravation de la situation sanitaire et du renforcement des mesures de restrictions.

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HAUSSE DES CRÉATIONS D'ENTREPRISES

En dépit de la crise, pas moins de 770.176 entreprises ont été créées entre le 1er janvier et le 30 novembre 2020, soit près de 3% de plus que sur les 11 premiers mois de l'année précédente, selon l'Insee. Et ce, malgré une chute vertigineuse du nombre de créations d'entreprises en avril, avec moins de 35.000 créations contre 70.000 en moyenne chaque mois. Les créations d'entreprises individuelles augmentent fortement (+7,4%) tandis que les créations de sociétés sont elles en recul (- 3,2%) sur les 12 derniers mois.

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