Les créations d'entreprises au plus haut depuis 8 ans

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Sur douze mois à fin avril, en données brutes, le nombre cumulé de créations d'entreprises affiche une progression de 12,5%, un rythme marquant une accélération par rapport à fin mars (+9,8%) et fin février (+9,3%).
Sur douze mois à fin avril, en données brutes, le nombre cumulé de créations d'entreprises affiche une progression de 12,5%, un rythme marquant une accélération par rapport à fin mars (+9,8%) et fin février (+9,3%). (Crédits : Reuters/Jacky Naegelen)
Le nombre de créations d'entreprises en France est resté presque stable en avril, affichant une hausse de 0,1% sur un mois pour s'établir à 55.577. Les créations ont été marquées par une dynamique des immatriculations de micro-entreprises alors que les immatriculations d'entreprises classiques ont reculé.

L'entrepreneuriat reste sur une très bonne dynamique. Au mois d'avril dernier, le nombre total de créations d'entreprises, tous types confondus, a légèrement augmenté (+0,1% après 0,4% en mars, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrés, CVS-CJO). Si la hausse n'est pas spectaculaire, le nombre de créations n'a jamais été aussi élevé depuis 2010.

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Alors que le projet de loi Pacte devrait être présenté en Conseil des ministres début juin après avoir été plusieurs fois reporté, le texte devrait contenir des mesures visant encore à faciliter les créations en assouplissant les obligations actuellement en vigueur.

Lire aussi : Loi Pacte : quels sont les leviers pour faire grandir nos entreprises ?

Plus de 55.000 créations d'entreprises

Au total, 55.577 entreprises ont été créées en avril contre 55.522 en mars et 55.302 en février, selon le communiqué de l'institut de statistiques. Sur cet ensemble, 31.268 sont des entreprises classiques (56%) et 24.310 sont des micro-entreprises (44%). Par ailleurs, le nombre cumulé de créations d'entreprises au cours des quatre premiers mois de l'année s'élève à 240.211 contre 202.921 un an auparavant. En glissement annuel, les créations cumulées ont augmenté de 12%. Cette dynamique est particulièrement visible pour les microentreprises (+19,4%) et moindre pour les entreprises individuelles classiques (14,3%).

La forte hausse observée à partir de 2009 correspond à l'entrée en vigueur du régime des auto-entrepreneurs. Ce statut permet aux salariés, chômeurs, retraités ou étudiants de développer une activité à titre principal ou complémentaire pour accroître leurs revenus avec des démarches simplifiées et un régime fiscal avantageux. Depuis le 19 décembre 2014, "de nouvelles dispositions définies par la loi Pinel de juin 2014 s'appliquent au régime de l'auto-entrepreneur. En particulier le terme de micro-entrepreneur se substitue à celui d'auto-entrepreneur", rappelle l'Insee.

Le transport encore dynamique

Le secteur des transports reste dynamique au regard des données publiées par l'institut de statistiques français. C'est le domaine le plus porteur entre mars et avril dernier (9,4%) selon la nomenclature établie par l'Insee mais également en glissement annuel en prenant le cumul (33,3%). Sur 12 mois, les deux autres secteurs les plus dynamiques demeurent les activités immobilières et le soutien aux entreprises.

En 2017, le second secteur qui a contribué le plus à la hausse générale des créations est celui du transport et de l'entreposage (+25%, soit 8.300 créations). Les immatriculations de micro-entrepreneurs y augmentent fortement (+ 34 %, soit + 6.100) ainsi que les créations d'entreprises individuelles classiques (+ 72 %, soit + 3.400). Au sein des transports, l'essor des activités de poste et de courrier se confirme (64%, 8.700), essentiellement sous la forme de micro-entrepreneurs.

À l'opposé, les immatriculations dans le transport de voyageurs par taxi (y compris voitures de transport avec chauffeur-VTC) baissent pour la première fois depuis 2009 (-2%, soit 200 en moins) après deux années de très forte hausse (+32% en 2016 et 47% en 2015). "Ainsi, le développement des VTC, observé depuis l'application de la loi n° 2014-1104 relative aux taxis et aux VTC de 2014 (loi "Thévenoud"), semble s'atténuer" note l'Insee.

Moins de défaillances

En parallèle, la sinistralité des entreprises a clairement diminué sur les trois premiers mois de l'année. Selon une étude du cabinet Altares publiée à la fin du mois d'avril dernier, le nombre de défaillances a reculé de 8,7% à 14.300. La grande majorité des procédures (94%) concerne les Très petites entreprises (TPE de moins de dix salariés) qui restent très vulnérables. "Il y a dix ans, la sinistralité augmentait de 5%, désormais elle recule de près de 9%", souligne le directeur des études chez Altares Thierry Millon. La région Île-de-France est celle qui concentre une défaillance sur cinq. "Elle influence, par conséquent, fortement la tendance globale." Hormis cette exception, toutes les nouvelles régions françaises ont retrouvé des couleurs avec des niveaux de défaillance comparables à la période d'avant crise.

Moins d'emplois menacés

Cette dynamique est une chance pour la préservation de l'emploi. Sur le premier trimestre 2018, environ 20.000 emplois ont été épargnés par rapport au 66.200 menacés il y a trois ans sur une période similaire.

"La période de crise nous avait habitué à comptabiliser en moyenne chaque premier trimestre plus de 60.000 emplois menacés par les procédures collectives ; la meilleure résistance des entreprises se traduit par une moindre destruction d'emploi signale", explique M. Millon.

Malgré ces bons chiffres et le nombre important de créations de postes dans le secteur privé en 2017, le chômage français reste encore à un niveau bien supérieur à celui de l'Union européenne.

Lire aussi : Chômage : l'écart entre la France et la zone euro persiste

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Commentaires
a écrit le 23/05/2018 à 14:11 :
Est ce que l'augmentation du nombre d'entreprise de transport est réellement un bon signe de l'évolution de l'économie française il vaut mieux s'intéresser aux entreprises de production mais pas aux entreprises de type food truck etc... Quant aux micro entreprises il est de notoriété que cela cache beaucoup de jobs de survie ou de "cache sexe" pour du black. mais chez Jupiter ce qui compte c'et de faire croire au travers des stats que la situation est meilleure
a écrit le 23/05/2018 à 12:54 :
création d’entreprise :

1)augmentation des start up( révolution numérique et IA ( big data)
2) micro- entreprise ( services ,temps partiel, retraité, études,chômeurs, mutation métiers)
3) augmentation des associations( licenciements , changement d’orientation)
4) franchisé ( prévoir 50 euros d’apport)
5) augmentation de groupements d’entreprises et fusions

il y a eu combien de cessation d’entreprises de 2016 à 2018 ?
Réponse de le 23/05/2018 à 13:06 :
une erreur s’est glissée pour les franchises prévoir au minimum 50 milles Euros ou un peu moins ça dépend des domaines.
a écrit le 23/05/2018 à 11:12 :
ce matin le chiffre du chomage et encore en hausse , il faut cree des emploies dans le tertiaire il y a de gros bessoin dans l aide aux personnes age et handicape? ET DANS LES TRAVAUX PUBLICS BEAUCOUP DE PETIT PATRONS CHERCHE EN SE DEVELOPEMENT DU PERSONNEL BIEN FORME IL FAUT RENFORCE LES APRENTISSAGES CAP BTS BACS PROFESSIONEL ET INGIENEURS ?
a écrit le 23/05/2018 à 11:08 :
ce matin le chiffre du chomage et encore en hausse , il faut cree des emploies dans le tertiaire il y a de gros bessoin dans l aide aux personnes age et handicape? ET DANS LES TRAVAUX PUBLICS BEAUCOUP DE PETIT PATRONS CHERCHE EN SE DEVELOPEMENT DU PERSONNEL BIEN FORME IL FAUT RENFORCE LES APRENTISSAGES CAP BTS BACS PROFESSIONEL ET INGEINEURS ?

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