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RER en région, contrôle des prix de l'électricité, pompes à chaleur, voitures électriques : les temps forts du discours d'Emmanuel Macron

latribune.fr

Publié le 25 septembre 2023 à 18:01 - Mis à jour le 26 septembre 2023 à 00:03

Emmanuel Macron s'est exprimé ce lundi au sujet de la planification écologique du pays (Photo d'illustration).

Emmanuel Macron s'est exprimé ce lundi au sujet de la planification écologique du pays (Photo d'illustration).

DR

Le Quotidien Numérique

10 juillet 2026

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Emmanuel Macron a pris la parole, ce lundi, pour détailler la planification écologique du pays. La veille, il avait déjà annoncé, au journal télévisé, une série de mesures, cette fois en faveur du pouvoir d'achat des Français.

Atteindre la neutralité carbone en 2050. Tel est l'objectif du gouvernement, qui entend également, avant cela, parvenir à la réduction de 55% des émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2030 par rapport à 1990. Pour y parvenir, Emmanuel Macron a présenté, ce lundi 25 septembre, la planification écologique du pays, concluant ainsi un Conseil de planification écologique réunissant la Première ministre Elisabeth Borne et les ministres concernés.

Lire aussiPlanification écologique : Emmanuel Macron attendu au tournant

Une baisse de 5% des émissions par an de 2022 à 2030

«Le plan décidé ce lundi décline plusieurs dizaines d'actions. Il sera complété par une stratégie de biodiversité présentée en octobre et d'un plan d'adaptation présenté en décembre», a débuté Emmanuel Macron, rappelant que «nous avons durant les cinq dernières années réduit nos émissions de CO2 deux fois plus vite», que lors des cinq années précédentes, soit une réduction 2% par an entre 2017 et 2022.

Désormais, il faudra « aller 2,5 fois plus vite ces cinq prochaines années », soit, de 2022 à 2030, baisser de 5% par an ces émissions, a-t-il encore précisé.

Sortir du charbon d'ici le 1er janvier 2027

« C'est une écologie souveraine et notre souveraineté est renforcée par la décarbonation », a expliqué Emmanuel Macron. Le chef de l'Etat a précisé que « cette stratégie va nous permettre de réduire notre dépendance aux énergies fossiles. On va passer de 70% d'énergies fossiles à 40% d'ici à 2030 grâce à cette stratégie ».

«Avec un objectif fondamental qui est la sortie du charbon. La priorité est sous ce mandat, c'est-à-dire d'ici au 1er janvier 2027, d'être totalement sorti du charbon pour la production de notre énergie», a-t-il assuré.

Cette déclaration vient confirmer les propos tenus la veille par le chef de l'Etat, au micro de France 2 et TF1. Il avait alors annoncé que les deux dernières centrales Cordemais et de Saint-Avold seront converties à la biomasse.

Lire aussiFin des centrales à charbon en France en 2027 : Emmanuel Macron recycle une promesse non tenue

Le président avait toutefois omis de rappeler aux Français qu'il recyclait, ici, une précédente promesse de campagne non tenue... En effet, lors de sa première campagne à l'élection présidentielle de 2017, Emmanuel Macron s'était engagé à fermer les dernières centrales à charbon en France d'ici à 2022, ce qui avait ensuite été inscrit dans la loi Énergie et Climat, votée en septembre 2019. Mais les deux centrales à charbon demeurent toujours en activité dans l'Hexagone en cas de pic de la demande électrique.

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700 millions d'euros pour bâtir 13 RER métropolitains

Outre le charbon, le président de la République a également abordé la question des transports, ce lundi. « Nous avons lancé il y a un an l'ambition de développer les RER métropolitains, a-t-il rappelé. Un chantier qui représente 10 milliards d'euros. Notre objectif est dépassé, nous avons retenu 13 projets. Sur ces RER métropolitains, nous engageons dès aujourd'hui 700 millions d'euros de l'Etat pour développer ces projets ».

Lire aussiTransports : l'Etat met les bouchées doubles pour mettre sur les rails les RER métropolitains

Le leasing à 100 euros pour les véhicules électriques accessible dès novembre

Sur l'automobile, le chef de l'Etat a mis l'accent sur les véhicules électriques, mettant notamment en avant le développement de sites de production de batteries électriques, « ce qui nous permettra d'être exportateur de batteries à horizon 2027 ». « Nous continuons d'accroître l'investissement en la matière », a-t-il asséné.

«Nous voulons une écologie accessible et juste qui ne laisse personne sans solution, a-t-il complété.Dès novembre, nous serons en situation de révéler ce dispositif de leasing à 100 euros [qui concernera] pour les premiers modèles de véhicules électriques quelques dizaines de modèles en 2024. Nous voulons un guichet juste, bien ciblé et qui permette un accès à des véhicules produits en Europe pour ne pas contredire notre politique industrielle».

Un million de pompes à chaleur d'ici à la fin du quinquennat

Concernant le logement, le locataire de l'Elysée a annoncé prévoir la production d'un million de pompes à chaleur par an d'ici la fin du quinquennat.

«Nous avons décidé, parce que nous sommes une grande nation de production de chaudière à gaz, d'être plutôt sur une politique d'incitation et de développer une filière de productions de pompes à chaleur et de tripler la production de ces dernières d'ici à 2027 et produire 1 million sur notre territoire et former 30.000 installateurs pour tenir nos chiffres de réduction des émissions et de développer toutes ces filières», a-t-il détaillé.

Dimanche déjà, Emmanuel Macron avait annoncé que, contrairement à ce qui était jusqu'alors envisagé, les chaudières à gaz ne seraient pas interdites, « parce qu'on ne peut pas laisser nos compatriotes, en particulier dans les zones les plus rurales, sans solution », précisant que la production de pompes à chaleur allait être multipliée par trois.

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Pompes à chaleur : comment le gouvernement veut faire émerger une grande filière française

Une reprise du «contrôle du prix de notre électricité»

Toujours sur l'énergie, le chef de l'Etat a promis d'annoncer en octobre une reprise du « contrôle du prix de notre électricité » pour qu'elle soit « soutenable à la fois pour nos entreprises et pour nos ménages », dans un contexte d'inflation et de prix de l'énergie toujours élevés.

Alors qu'une bataille de chiffres oppose l'entreprise renationalisée EDF et l'Etat sur la future régulation de l'électricité il a ainsi dit souhaiter des prix qui soient « compatibles » avec les exigences de « compétitivité » et qui donnent « de la visibilité à la fois aux ménages et à nos industriels ».

Pour rappel, l'Etat-actionnaire et EDF tentent depuis plusieurs mois de se mettre d'accord sur le nouveau cadre réglementaire censé prendre le relais de l'Arenh, un mécanisme qui oblige EDF à vendre une partie de son électricité à prix bas à ses concurrents fournisseurs alternatifs jusqu'au 31 décembre 2025. Entre l'Etat et le PDG de l'entreprise renationalisée, Luc Rémont, nommé il y a maintenant 10 mois, deux visions s'affrontent sur la méthode. L'Etat souhaite que les prix de l'électricité soient les plus proches des coûts de production, et ce, afin de protéger le pouvoir d'achat des consommateurs et de favoriser la compétitivité des entreprises dans un contexte de réindustrialisation, une priorité de l'exécutif. De son côté, EDF, entreprise lestée d'une dette record (65 milliards d'euros en 2022) revendique le droit de pouvoir fixer ses prix plus librement grâce à des offres de moyen et long terme formées sur les marchés avec de gros clients, industriels ou fournisseurs alternatifs d'énergie.

L'entreprise plaide en effet pour un nouveau cadre qui lui permettrait de mieux valoriser sa production nucléaire et de financer ses investissements colossaux (25 milliards d'euros par an) dans son parc nucléaire actuel et à venir et les énergies renouvelables.

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Prix du nucléaire : la course contre la montre d'EDF et de l'Etat français

Nous ne laisserons pas les agriculteurs sans solution

Emmanuel Macron a également profité de cette allocution pour adresser un mot aux agriculteurs, assurant qu'il y a « un travail à faire pour accompagner nos agriculteurs ». « Nous allons baisser de 30 % notre dépendance, mais nous ne laisserons jamais d'agriculteur sans solution », a-t-il martelé, rappelant également « les investissements dans la recherche et l'accompagnement en veillant à ce qu'il n'y ait pas de différence entre les pays européens ».

Macron défend le nucléaire et la taxe carbone aux frontières

« C'est une écologie que nous portons partout dans le monde », a conclu le chef de l'Etat qui a vanté le fait que la France est « le premier pays à se doter d'une stratégie nationale qui correspond à ce que nous portons à l'international ».

« C'est l'ensemble de ces points qui structurent cette écologie à la française qui sait concilier une ambition climatique avec plus de souveraineté, une stratégie industrielle, plus de création d'emplois »,a-t-il résumé.

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Eoliennes, photovoltaïques, hydrogène... Ces filières à bâtir de zéro, ou presque

Le président n'a pas manqué de pointer du doigt les critiques de certains partis politiques à l'égard du nucléaire mettant en avant, selon lui, le consensus des scientifiques sur la nécessité de conserver cette énergie pour réussir la transition écologique. De même, « il n'y a pas de politique loyale sans taxe carbone aux frontières », a-t-il affirmé, tout en taclant la Nupes, qui a refusé de participer au Conseil de planification écologique, ce lundi.

Lire aussiLa taxe carbone aux frontières : l'arme qui pourrait se retourner contre l'industrie européenne

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  • « Ne sacrifions pas le réseau de gaz avant d'évaluer le potentiel de biomasse » (Jules Nyssen, syndicat des énergies renouvelables)
  • « Interdire les chaudières à gaz n'a aucun sens » (Benoit Bazin, Saint-Gobain)
  • Financement de la planification écologique : les grandes villes veulent la plus grosse part du gâteau

Quant au financement de cette planification, Emmanuel Macron veut « une écologie financée au niveau de l'Etat », répétant que 33 milliards d'euros ont été investis en 2023 et que « nous allons passer à 40 milliards d'euros en 2024 ».

latribune.fr

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