Retraites : la crise politique et sociale menace les autres projets de réforme de Macron
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Emmanuel Macron pourrait sortir grandement affaibli.
Reuters
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Emmanuel Macron pourrait sortir grandement affaibli.
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Le déclenchement du 49-3 pour faire passer la réforme des retraites va-t-il mettre un coup d'arrêt au Macronisme réformateur ? A l'heure où le pays est plongé dans une crise politique et sociale explosive, la question se pose forcément. Déposée ce vendredi, la motion de censure déposée par le groupe des Indépendants (LIOT) risque de rassembler un large spectre de députés allant de la France Insoumise (LFI) aux députés Les Républicains (LR) opposés à la réforme, sans oublier ceux du Rassemblement National (RN), sachant que Marine Le Pen a également déposé une motion censure.
Même dans l'hypothèse où le gouvernement serait maintenu, le réformisme économique et social mené au pas de charge par Emmanuel Macron risque d'en prendre un coup. « S'il en pâtira moins sur les questions de santé ou d'environnement, il va être difficile pour Emmanuel Macron de disposer du soutien de l'opinion autour de son programme économique et social après ce 49-3 qui fait figure de passage en force. Le gouvernement court ainsi le risque d'être inaudible sur ses futurs projets relatifs aux conditions de travail et de vie quotidienne sur lesquels il a perdu beaucoup de crédit », confie à La Tribune Erwan Lestrohan, directeur conseil chez Odoxa.
Dans l'opinion publique, « il est prévisible que l'image d'Emmanuel Macron ressorte écornée de cette séquence politique. Dans nos différentes enquêtes d'opinion, son image de réformateur qui était notamment l'une de ses forces principales lors de son premier mandat, est aujourd'hui abîmée », ajoute le sondeur.
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Lors de la campagne présidentielle de 2022, le président candidat avait mis la valeur « travail » au cœur de sa campagne. Ces propositions devaient permettre de poursuivre « la baisse des impôts et de financer le modèle social » français. La loi Travail ou « Plein emploi » actuellement en préparation au ministère du Travail pourrait finir dans les cartons de la rue de Grenelle. En effet, la mobilisation sociale qui s'était essoufflée lors des dernières manifestations risque de repartir, avec le risque de débordements à la clé. L'utilisation du 49.3 a galvanisé les syndicats, laissant présager des discussions tendues sur ce dossier entre les organisations syndicales et le gouvernement.