Etats-Unis : la campagne législative anti-Obamacare a commencé

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Donald Trump, lors d'un discours au Congrès mardi dernier, avait martelé que le système créé par Obamacare était en train de s'écrouler, en raison de la hausse des coûts constatés sur les marchés d'assurance individuels dans plusieurs Etats.
Donald Trump, lors d'un discours au Congrès mardi dernier, avait martelé que le système créé par Obamacare était en train de s'écrouler, en raison de la hausse des coûts constatés sur les marchés d'assurance individuels dans plusieurs Etats. (Crédits : REUTERS/Mike Blake)
Le projet d'abrogation, dévoilé lundi par les républicains, supprime l'obligation universelle de s'assurer. Le texte conserve néanmoins quelques acquis majeurs d'Obamacare.

C'est la priorité législative de la majorité républicaine au Congrès, en ce début de mandat de Donald Trump : lundi a été donné le coup d'envoi de la réforme du système de santé et de l'abrogation de la réforme de Barack Obama. "Notre proposition de loi transfère le pouvoir de Washington vers les Américains", a déclaré Kevin Brady, président d'une des commissions de la Chambre des représentants chargées de la réforme.

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"Obamacare" fut votée en 2010 par la majorité démocrate de l'époque et a permis à plus de 20 millions d'Américains de souscrire une couverture-maladie. Les républicains, désormais au pouvoir à la Maison Blanche et au Congrès, se sont engagés depuis des années à abroger la réforme démocrate, mais ne sont pas tous d'accord sur la façon de la remplacer.

Les assureurs ne pourront toujours pas discriminer en fonction des antécédents médicaux

Le projet, élaboré en accord avec Donald Trump, et qui sera débattu dans les mois prochains par les parlementaires, supprime l'obligation universelle de s'assurer et va dans le sens d'un désengagement de l'Etat fédéral.

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Mais le texte conserve deux acquis majeurs d'Obamacare : la possibilité pour les enfants de rester sur l'assurance de leurs parents jusqu'à 26 ans, et l'interdiction aux assureurs de discriminer les patients en fonction de leurs antécédents médicaux.

Un crédit d'impôt pour payer les primes d'assurance

L'aile conservatrice du parti républicain devrait s'offusquer d'un volet du nouveau projet : la création d'un crédit d'impôt, entre 2.000 et 14.000 dollars par an, afin d'aider les Américains à payer leurs primes d'assurance.

Donald Trump, lors d'un discours au Congrès mardi dernier, avait martelé que le système créé par Obamacare était en train de s'écrouler, en raison de la hausse des coûts constatés sur les marchés d'assurance individuels dans plusieurs Etats.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 07/03/2017 à 12:04 :
Il fallait s'en douter, TRump est moins conservateur que le congrès américain dont on se demande si c'est pas lui le pire ennemi des états unis au final.

"Démocratie (peu) représentative" http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/democratie-etats-unis

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