Guerre en Ukraine : la cheffe de la diplomatie allemande déçue du faible impact des sanctions
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Berlin se dit déçu du faible impact des sanctions contre la Russie.
IRAKLI GEDENIDZE
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Berlin se dit déçu du faible impact des sanctions contre la Russie.
IRAKLI GEDENIDZE
(
«Situation d'urgence.
Gouverner en temps de guerre
», ndlr), un livre publié récemment aux éditions C.H. Beck en Allemagne. L'ouvrage porte notamment sur la gestion de la guerre en Ukraine par le gouvernement allemand.(au 5 décembre 2022)
et de produits pétroliers(au 5 février 2023)
vers des pays tiers.En mai, la Commission européenne a annoncé un onzième train de mesures restrictives envers la Russie destinées à éviter le contournement des sanctions européennes, a annoncé son porte-parole.
De leur côté, les Etats-Unis ont placé en juillet plus de 120 entreprises russes et kirghizes sur leur liste noire, sanctionnant ainsi leur contribution à la machine de guerre russe en Ukraine. Les sanctions visent notamment à restreindre l'accès de la Russie à du matériel sous embargo, dont des composants électroniques qui peuvent être réutilisés par le complexe militaro-industriel, a indiqué le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, dans un communiqué.
L'objectif est de réduire la capacité de la Russie à mener le conflit, mais pour l'instant, le succès est mitigé.
Certes, l'économie russe est fragilisée, mais elle ne s'est pas effondrée. Selon un rapport du Fonds monétaire international (FMI), publié en début d'année, même si la Russie est certes tombée en récession l'année dernière, la baisse de PIB est relativement modeste (-2,2%), loin des prévisions du FMI réalisées au printemps 2022 qui anticipaient une chute de 8,5 % du PIB russe en 2022.
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Début mars 2022, la Russie profite des prix records du gaz européen, les deux références mondiales du brut évoluant largement au-dessus des 100 dollars le baril, propulsés par les risques géopolitiques. Or, l'essentiel du pétrole se négociant en dollars sur le marché mondial, la Russie a récupéré d'importantes sommes en billets verts provenant de la vente de son or noir, qu'elle a converti ensuite en roubles, ce qui a soutenu sa monnaie. D'après le Centre for Research on Energy and Clean Air (CREA), un institut de recherche basé en Finlande, Moscou a engrangé une somme de plus de 400 milliards d'euros depuis le début de la guerre en Ukraine grâce à ses exportations de pétrole, de gaz et de charbon.
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et à la fuite de capitaux hors deRussie, l
e rouble se retrouve au plus bas face au dollar depuis mars 2022. Lundi 15 août, la devise est tombée à 102,23 roubles pour un dollar, et presque 111,70 roubles pour un euro.Avec
AFP)latribune.fr