L'Arabie saoudite transfère encore des actions d'Aramco à son fonds souverain, à hauteur de 8%
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Ryad pourrait ceder une part de 1% dans aramco a un investisseur etranger
Ahmed Jadallah
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Ryad pourrait ceder une part de 1% dans aramco a un investisseur etranger
Ahmed Jadallah
L'Arabie saoudite s'est délestée d'une partie des actions qu'elle détient au sein du géant pétrolier Aramco. 8% précisément, qu'elle a transférés « à des sociétés appartenant à 100% au Fonds d'investissement public (PIF) », comme l'a indiqué l'agence de presse officielle SPA ce jeudi 7 mars. Ce fonds - dirigé par le prince héritier, et dirigeant de facto du royaume, Mohammed ben Salmane - détient donc désormais 16% du capital de la compagnie pétrolière publique. L'État saoudien en reste néanmoins le principal actionnaire après ce transfert, avec une participation de 82,186%,
Un transfert de ce type à cette période est finalement presque une habitude pour l'Arabie saoudite. La monarchie pétrolière a en effet déjà précédemment transféré à son fonds souverain une première tranche d'actions en 2022, à peu près au même moment de l'année, de 4%. Suivie d'un deuxième transfert en avril 2023, pour un même nombre d'actions, représentant près de 80 milliards de dollars au cours de l'époque.
Aramco, entreprise auparavant totalement étatique, a été introduite en grande pompe en Bourse à Ryad en décembre 2019. La cotation de 1,7% des actions du mastodonte de l'or noir avait rapporté 29,4 milliards de dollars au royaume. C'est d'ailleurs encore actuellement le principal pourvoyeur de revenus du royaume saoudien pour alimenter son budget public.
Le royaume souhaite en effet sortir de sa dépendance à l'or noir, d'où ce transfert des parts pour alimenter son fonds souverain. Ainsi, les recettes d'Aramco financeront le vaste programme de réformes économiques et sociales souhaité par le prince héritier et baptisé « Vision 2030 ». Ce dernier vise à préparer le royaume à l'après-pétrole en le transformant en un centre d'affaires, de tourisme et de sport.
Pour attirer les investissements étrangers, le pays compte notamment sur son secteur minier. Il a d'ailleurs annoncé au début de cette année 2024 revoir à la hausse les estimations de son potentiel minéral inexploité, qu'il estime à 2.500 milliards de dollars contre 1.300 milliards auparavant. Une augmentation due « à de nouvelles découvertes de terres rares, à l'augmentation des volumes de phosphate, d'or, de zinc et de cuivre, ainsi qu'à la réévaluation de ces minéraux », avait énuméré le ministre saoudien de l'Industrie et des Ressources minérales, Bandar Alkhorayef.
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Reste que, pour mener à bien cette transformation, l'Arabie saoudite a augmenté ses dépenses publiques, ce qui ne devrait pas être sans conséquence sur ses comptes. Les autorités du pays ont déclaré début décembre s'attendre à un déficit de 82 milliards de riyals saoudiens (environ 21,8 milliards de dollars) pour 2023, soit 2% du produit intérieur brut (PIB) - sans actualisation depuis. Ils tablent aussi sur un déficit pour cette année 2024, moindre mais tout de même de 79 milliards de riyals saoudiens (environ 21 milliards de dollars), soit 1,9% du PIB.
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Une situation qui tranche avec 2022, où le royaume du Golfe a dégagé son premier excédent budgétaire en près de dix ans : 102 milliards de riyals saoudiens (environ 27 milliards de dollars). Il avait alors grandement profité de la flambée des prix du brut dans le sillage de l'invasion russe de l'Ukraine.
(Avec AFP)
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