La scène se déroule le 13 décembre 2004. Jacques et Bernadette Chirac accueillent dans le salon des ambassadeurs au palais de l'Élysée des représentants de la communauté juive et le rabbin Haïm Korcia. Pour marquer le début de la fête juive de Hanoukka, le président de la République allume la première bougie de la menora, comme le veut la tradition. À l'époque, le fait est passé quasi inaperçu. Pas de polémique en tout cas de l'ampleur de celle qu'a dû affronter Emmanuel Macron. Au début du mois, recevant le prix des gouvernants européens pour son combat contre l'antisémitisme, l'actuel chef de l'État avait déclenché un tollé à gauche en allumant la bougie de Hanoukka. Dans la foulée, on a eu droit à une quasi-guerre de religion dans les médias et surtout à gauche. Faute de mémoire, les contempteurs d'Emmanuel Macron ont oublié qu'il mettait en réalité ses pas dans ceux de... Jacques Chirac, comme le président l'a lui-même rappelé mercredi sur France 5.