Zone euro : le niveau des dettes publiques préoccupe l'OCDE

Selon l'Organisation de coopération et de développement économique, les niveaux de dette atteints par ses Etats membres depuis la crise les font entrer dans la "zone de danger". L'institution enjoint notamment la zone euro à être particulièrement prudente.
Pour les pays avancés de l'OCDE, le seuil de dette (au-delà duquel les effets néfastes pour l'économie apparaissent) se trouve dans un intervalle compris entre 70% et 90% du PIB, tandis que pour ceux de la zone euro, il descend à entre 50% et 70% du PIB, selon l'OCDE.
"Pour les pays avancés de l'OCDE, le seuil de dette (au-delà duquel les effets néfastes pour l'économie apparaissent) se trouve dans un intervalle compris entre 70% et 90% du PIB", tandis que pour ceux de la zone euro, il descend à entre "50% et 70% du PIB", selon l'OCDE. (Crédits : © Dado Ruvic / Reuters)

En plein débat sur le niveau jugé insoutenable de la dette publique grecque, l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) n'affiche aucune hésitation: les niveaux de dette atteints par ses Etats membres "ont un impact négatif sur l'économie", met-elle en garde travaux à l'appui. A l'occasion de la présentation d'un rapport aux Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, , vendredi 3 juillet, l'organisation s'est ainsi adressée aux gouvernements, les appelant à adopter des "objectifs de dette prudents à moyen terme".

111% du PIB en moyenne

Catherine Mann, chef économiste de l'OCDE, a constaté:

"En grande partie due à une croissance atone, la dette publique a fortement augmenté durant la récente crise pour atteindre 111% du Produit intérieur brut (PIB) en moyenne, dans l'ensemble de l'OCDE, en 2013: le niveau le plus élevé depuis la Seconde Guerre mondiale".

Or, selon l'organisation, qui rassemble 34 pays développés, "pour les pays avancés de l'OCDE, le seuil de dette (au-delà duquel les effets néfastes pour l'économie apparaissent) se trouve dans un intervalle compris entre 70% et 90% du PIB", tandis que pour ceux de la zone euro, il descend à entre "50% et 70% du PIB". Pour les pays émergents, vulnérables aux mouvements brusques de capitaux, le niveau est encore plus bas, à "entre 30% et 50% du PIB" selon l'OCDE.

La limite établie par les traités européens peu respectée

Si les pays membres de l'union monétaire se doivent d'être plus prudents, c'est essentiellement en raison de "l'absence de politique monétaire au niveau national, (de) la clause de non renflouement (interdisant aux Etats de se financer les uns les autres), (de) l'absence de mise en commun de la dette, (d') une plus grande dépendance aux financements étrangers et (des) difficultés à réagir aux chocs", analyse l'OCDE.

Les traités européens interdisent en théorie des niveaux de dette de plus de 60% du PIB, mais ce critère est très peu respecté.

La Grèce, qui attend les résultats d'un référendum dimanche sur les objectifs de rigueur budgétaire fixés au pays par ses créanciers, est aux prises avec une dette dépassant 180% du PIB. Elle demande - jusqu'ici sans succès - que ses créances, détenues essentiellement par des Etats et organisations internationales, soient rééchelonnées ou partiellement effacées.

(Avec AFP)

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Commentaires 11
à écrit le 05/07/2015 à 4:24
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N’avons-nous pas quelques sujets de préoccupations, des pays d’Europe font faillite, le chômage est au maximum, on parle bulles potentielles, désindustrialisation et agriculture sous performante de 2ème à 4ème. Le coût du travail c’est aussi le poids...

à écrit le 04/07/2015 à 15:57
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Vrai . Alors il faut commencer par un début la bce se fait construire une tour a 2 milliards d'euro ( C'est bien de la dette publique ?)

à écrit le 04/07/2015 à 15:19
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Et le pire dans tout ça c'est que les français continuent à se ruer sur les contrats d'assurance vie euros adossés sur des obligations... d'état. Ils n'ont toujours pas compris que c'est en partie pour cela que la France empruntait à des taux aussi b...

à écrit le 04/07/2015 à 10:08
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Les politiques ont voulu sauver des intérêts de hauts particuliers en 2007 et voila ou nous en sommes après huit ans de crises , ceux qui ont en fait les frais le petit peuple salariés et retraités à qui on en demande encore plus , à mon avis on a to...

à écrit le 04/07/2015 à 4:19
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La dette paye des retraites, mais pas de revenus avant 25 ans... on appelle cela du social?

à écrit le 03/07/2015 à 21:40
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Eh bien voilà, on commence à comprendre qu'on va dans le mur et que le traitement qu'on va réserver à la Grèce sera ensuite celui réservé à la France...

à écrit le 03/07/2015 à 20:52
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Le problème est notre vassalisation aux US. Nous avons accepté le Nixon Round de 1971 et n'avons cessé de nous prosterner devant les US (Sarko et Hollande notamment). Le fameux Nixon Round permet aux US d'imprimer de la monnaie qui ne repose sur rien...

à écrit le 03/07/2015 à 18:13
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Les endettements élevés font les croissances faibles (c'est une des causes). Les croissances faibles dans dans un contexte d'endettement élevé rendent celui-ci de plus en plus élevé et à terme, l'insolvabilité des États inévitable, ce qui met en péri...

le 03/07/2015 à 19:19
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@P52 Il faut non seulement changer le système financier et restaurer la souveraineté des Etats dans leur pouvoir de création de la monnaie, mais changer aussi le système économique productiviste, consommateur d'énergie fossile et basé sur les transp...

le 04/07/2015 à 9:25
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@valbel89: ca fait 20ans que j'entend parler de pénurie de petrole et au final on en consomme encore plus et il y en a tjs autant, alors non le pénurie est pas prete d'arriver. Qd à changer notre économie vous voulez quoi vire avec moins de moyen et ...

à écrit le 03/07/2015 à 17:01
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c est pas voulue la dette les riches plus riches et les pauvres plus pauvres les retraites gèle trop d asistence trop des façonnage en Chine pour plus des profits et les politiques verus

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