Axa veut vendre ses activités épargne en Grande-Bretagne

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Thomas Buberl, patron d'Axa à compter du premier septembre.
Thomas Buberl, patron d'Axa à compter du premier septembre. (Crédits : CHRISTIAN HARTMANN)
Le deuxième assureur européen a cédé sa plateforme de vente de produits épargne en Grande-Bretagne. A terme, il veut vendre l'ensemble de ses activités vie-épargne-retraite outre-Manche, jugées trop peu rentables.

L'assureur français Axa a annoncé mercredi son intention de céder ses activités sur le segment vie, épargne, retraite au Royaume-Uni, estimées dans leur totalité à 830 millions d'euros, éventuellement avec une perte à la clé.

A ce stade, seul un accord a déjà été conclu avec l'assureur britannique Standard Life pour la cession de sa plateforme de vente. "Au terme d'une revue approfondie, nous sommes parvenus à la conclusion que ces activités seraient davantage pérennes si elles évoluaient au sein d'organisations ayant un positionnement stratégique plus fort sur le marché de l'assurance vie, épargne, retraite", explique le directeur général d'Axa au Royaume-Uni, Paul Evans, cité dans un communiqué.

L'assurance dommages, santé et gestion d'actifs conservés

Les activités du groupe en assurances dommages, santé et gestion d'actifs ne sont pas incluses "ni dans le périmètre de cette revue stratégique, ni dans celui de ces opérations", souligne le groupe.

Axa n'avance par ailleurs aucun montant pour la cession de sa plateforme de vente au Royaume-Uni à l'assureur britannique Standard Life. L'opération devrait être finalisée au cours du second semestre, une fois les approbations réglementaires obtenues.

Les autres activités épargne sont à vendre

Par ailleurs, le groupe confirme être en discussions pour la vente du reste de ses activités britanniques à savoir dans la prévoyance en direct, la gestion de patrimoine traditionnelle (hors plateforme) et d'épargne retraite.

Mais "il n'existe aucune certitude que les discussions actuelles aboutissent à un accord signé, ou, en cas d'accord, que la transaction soit finalisée", avertit Axa. En outre, "en cas d'accord définitif des parties et de finalisation des transactions, ces dernières génèreraient un impact exceptionnel négatif d'environ 0,4 milliard d'euros comptabilisé en résultat net", ajoute le poids lourd de l'assurance.

Toutefois, Axa dit également compter sur un gain exceptionnel d'environ 1 milliard d'euros net d'impôt grâce à la vente de deux immeubles situés aux Etats-Unis, qui sera comptabilisé en résultat net au premier semestre.

Marges trop faibles

La volonté de céder ces activités tient à la faiblesse des marges dans ce secteur, en Grande-Bretagne. Axa y était trop petit pour dégager des profits suffisants. Il s'agit bien d'optimiser la gestion du capital : les sommes dégagées par la vente seront bien sûr réinvesties ailleurs.

Cette annonce survient au lendemain de la publication d'un chiffre d'affaires trimestriel en hausse de 1% à 31,8 milliards d'euros.

(Avec AFP)

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