Africa Internet Group, la "licorne" de l'e-commerce africain qui séduit Orange, Axa, Goldman Sachs...

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Un livreur de Jumia, l'un des sites d'Africa Internet Group, lors d'une course à Lagos.
Un livreur de Jumia, l'un des sites d'Africa Internet Group, lors d'une course à Lagos. (Crédits : Reuters)
Orange, le numéro un français des télécoms vient de prendre une participation de 75 millions d'euros dans le groupe d'e-commerce dirigé par les Français Sacha Poignonnec et Jérémy Hodara. Avant lui, d'autres investisseurs de tous horizons ont misé plus de 200 millions d'euros sur ce groupement de plateformes.

L'Afrique a sa "licorne" de l'e-commerce. Africa Internet Group atteint le seuil de valorisation de 1 milliard d'euros depuis une série de levées de fonds annoncées en 2016. Le dernier apport en date provient d'Orange qui investit 75 millions d'euros. Autant qu'Axa deux mois plus tôt.

En mars, la somme levée par cet ensemble de sites d'e-commerce s'élevait à 225 millions d'euros. Parmi les investisseurs, outre le groupe de télécoms et l'assureur français figure notamment la banque américaine Goldman Sachs.

Propulsé par Rocket Internet

D'autres actionnaires "historiques" sont à nouveau de la partie. Il s'agit de l'opérateur sud-africain MTN Group, de Millicom (connu pour son service Tigo dans plusieurs pays du continent), ainsi que de Rocket Internet, le propulseur de nombreux sites d'e-commerce européens comme Zalando.

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Né avec la plateforme généraliste Jumia, "AIG" a été créé en 2012 par les Français Sacha Poignonnec et Jeremy Hodara qui en assurent toujours la direction. Il est désormais présent via plusieurs plateformes en ligne dans plus d'une dizaine de pays du continent (Afrique du Sud, Algérie, Cameroun, Côte d'Ivoire, Egypte, Ethiopie Ghana, Kenya, Marocn Mozambique, Nigeria, Ouganda, Rwanda, Tanzani).

L'éventail de services couverts et de produits commercialisés par ses plateformes se révèle également très large puisqu'il va des offres d'emploi avec Everjobs, à l'immobilier (Lamudi), aux petites annonces (Vendito) en passant par la livraison de produits alimentaires (Hellofood) ou encore la distribution de chaussures (Zando). Il compte en outre un service de réservation de taxis en ligne baptisé EasyTaxi.

"Challenges d'exécution"

Son ambition : investir ce terrain avant l'arrivée d'autres acteurs potentiellement attirés par l'explosion du taux d'équipement en appareils mobiles et par la croissance espérée du pouvoir d'achat des ménages.

"Nous allons connaître ces marchés mieux que beaucoup d'acteurs parce qu'on y aura passé beaucoup de temps. J'espère que ça nous donnera une position de leadership forte. Il faut avoir envie d'aller en Afrique, il faut avoir envie d'accepter des challenges d'exécution très spécifiques", confiait Sacha Poignonnec, l'un des co-fondateurs à la Tribune, lors d'une interview en 2015.

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