Groupama paye le prix fort sur les sinistres climatiques
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Pour Thierry Martel, il est indispensable que tous les assureurs jouent le jeu de la couverture des risques climatiques.
JF Labat
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Pour Thierry Martel, il est indispensable que tous les assureurs jouent le jeu de la couverture des risques climatiques.
JF Labat
La diversification des risques n'est pas un vain mot dans l'assurance. Les assureurs qui diversifient leurs risques s'en sortent mieux que les autres. Le groupe mutualiste Covéa l'a démontré avec ses résultats canons portés par la réassurance. C'est au tour du groupe mutualiste Groupama de voir son résultat sauvé par la diversification de ses métiers, mais surtout par son développement à l'international, notamment en Roumanie où il est désormais le premier assureur du pays, et en Hongrie grâce à son partenariat avec la première banque hongroise OTP.
« Les résultats apparaissent comme très satisfaisants et tirent clairement profit de notre stratégie d'équilibre de nos risques menée depuis dix ans », résume Thierry Martel, directeur général du groupe, avec un résultat opérationnel de 627 millions d'euros - l'international qui contribue à 20 % environ du résultat opérationnel assurances - , un ratio combiné non-vie de 96,8% - « le métier est donc rentable », précise Cyril Roux, directeur général adjoint finances - et des fonds propres qui grimpe de plus d'un milliards d'euros à près de dix milliards, moitié en raison du résultat net (510 millions), moitié en raison du passage à la norme IFRS.
Même si le marché de l'assurance récolte, dont Groupama est l'un des principaux acteurs, s'est bien comporté l'an dernier - et ce ne sera sans doute pas le cas cette année avec les fortes pluies - l'année 2023 n'a pas été de tout repos. Le premier semestre a été désastreux sur l'épargne et la retraite et le second semestre catastrophique pour l'assurance non-vie. Le groupe, très implanté notamment en Bretagne, a été frappé de plein fouet par les tempêtes hivernales et les inondations.
À lire également
« Nous faisons plus que jouer le jeu sur le risque climatique en prenant 15% des sinistres alors que notre part de marché est de 10% », souligne Thierry Martel. Un coup de pique sans doute à certains assureurs qui seraient en train de mettre en place des politiques organisées tarifaires de désengagement des zones les plus à risque.