Les primes d’assurance sont devenues tellement chères dans certains Etats que les habitants renoncent à s’assurer ou envisage de déménager. Des assureurs, comme State Farm, refuse même de souscrire de nouvelles assurances habitation en Californien. En France, les assureurs commencent également à s’inquiéter de la dérives des coûts des sinistres habitation, en partie liés au réchauffement climatique.
Le débat sur l'assurabilité des biens avec le réchauffement climatique commence à monter en France. Il fait rage depuis déjà quelques années aux Etats-Unis avec l'explosion du coût des assurances habitation. Selon un témoignage recueilli par l'AFP, la prime d'assurance d'un habitant de Pensacola en Floride a tout simplement triplé pour atteindre 6.500 dollars, une augmentation qui s'explique par la hausse des sinistres liés aux risques climatiques.
Selon le réassureur Munich Re, le montant des destructions liées aux catastrophes naturelles s'est élevé à 140 milliards de dollars aux Etats-Unis en 2022, dont seulement 90 milliards de dollars étaient assurés. Et 70% des sinistres ont été liés aux dommages provoqués par l'ouragan Ian, qui a traversé la Floride en septembre dernier.
Le dernier rapport du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) rappelait que le réchauffement climatique avait « déjà des conséquences sur les phénomènes naturels dans toutes les régions du monde ».
Aux Etats-Unis, les primes de risque des assurances habitations ont progressé de 9% en moyenne sur un an, selon l'Institut d'information de l'assurance (III), mais les situations peuvent être radicalement différentes d'un État à l'autre (chaque État a d'ailleurs ses propres règles en matière d'assurance), d'une région à l'autre, d'une ville à l'autre. Du côté de la réassurance, la hausse des primes serait de 30 à 40%, selon la même source.
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Les primes ont ainsi fortement augmenté en Floride, malgré des lois très protectrices du consommateur. Mais le nombre de propriétaires sans assurance semble se stabiliser, autour de 7 %, selon III, cité par l'AFP, en raison notamment de l'obligation de souscrire une assurance dans le cadre d'un crédit immobilier (aux Etats-Unis, le crédit est adossé à la valeur du bien et non à la personne comme en France).