LA TRIBUNE- Après les séismes, les émeutes, avez-vous mis en place des dispositifs d'urgence ?
FRANÇOIS SCHMITT- . Comme à chaque sinistre de grande ampleur, les assureurs sont à pied d'œuvre. Et Groupama n'a pas fait exception. Plus de 800 dossiers ont été ouverts après le séisme du 16 juin dans l'ouest de la France. Une agence mobile a immédiatement été déployée sur place pour faciliter les déclarations, sans attendre l'arrêté de catastrophe naturelle. Des acomptes ont été versés et les frais de relogements ont été pris en charge pour 6 mois. Ce sinistre très impressionnant devrait représenter un coût de 35 millions d'euros pour Groupama.
Concernant les émeutes récentes, là aussi, les assureurs n'ont pas besoin qu'on leur demande d'accélérer les procédures et de faire des gestes : notre métier est de gérer des sinistres. Pour aider les clients particuliers touchés, les franchises d'assurance auto et habitation ont été supprimées. Pour les professionnels, elles ont été simplifiées ou réduites. Les acomptes ont été facilités, les délais de déclaration ont été repoussés. On dénombre à ce jour plus de 400 déclarations de sinistres, pour un coût de près de 40 millions d'euros, dont les trois-quarts concernent des collectivités. Je rappelle que Groupama est le premier assureur des collectivités.