Macif et Aésio scellent leur union et confirment leur intérêt pour Aviva France
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La structure du nouveau groupe est opérationnelle depuis le 1er janvier.
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Un nouveau poids lourd de l'assurance mutualiste est né. Le groupe Aéma, issu du « rapprochement », et non « de la fusion », comme se plaît à le rappeler le directeur général, Adrien Couret, entre l'assureur Macif, acteur historique de l'assurance automobile, et Aésio, spécialiste de la santé et de la prévoyance, revendique en effet, en pro forma, 8 millions de clients, 8 milliards d'euros de primes collectées, 30 milliards d'euros d'encours gérés et 14.000 collaborateurs. Et avec un ratio de solvabilité de 200% à la fin 2020, soit deux fois plus que les exigences réglementaires, le groupe nourrit de grandes ambitions.
Ce n'est plus un mystère que le groupe est candidat, sans doute le plus sérieux, au rachat d'Aviva France, filiale du groupe britannique Aviva dont la nouvelle priorité est de dégager du cash et de mieux rémunérer ses actionnaires. La filiale française gère notamment les quelque 55 milliards d'euros des contrats d'assurance-vie de l'association d'épargnants Afer (760.000 adhérents), investis majoritairement dans des fonds en euros et est actionnaire majoritaire du groupe coté UFF, un réseau de conseillers financiers très convoité.
« Nous sommes en train d'étudier la possibilité d'acquérir Aviva France, un dossier sur lequel nous sommes encore en phase d'instruction. Mais ce dossier est d'intérêt par rapport au projet que nous portons : la question de l'assurance vie c'est la question de la préparation de l'avenir, et même une question sociale à un moment où il est difficile de se projeter. C'est également une complémentarité dans nos métiers par rapport à nos forces historiques », confirme Adrien Couret.
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Selon des informations concordantes, une offre devrait être déposée d'ici la fin de semaine, même si la date du 15 janvier n'est pas formellement une date limite pour le dépôt des offres. Si ce rachat devait se confirmer, pour un prix estimé autour de 3 milliards d'euros (soit l'équivalent des fonds propres de la Macif à la fin 2019), Aéma se hisserait alors aux toutes premières places de l'assurance mutualiste, derrière le groupe Covéa.