Scor a amorti le choc de la pandémie en 2020
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La réassurance est par nature un métier exposé aux grands risques. Et le groupe français Scor, numéro quatre mondial du secteur, n'a pas échappé à l'impact de la crise sanitaire : le résultat net a ainsi été divisé par deux en 2020 à 234 millions d'euros.
Dans le détail, le coût de la pandémie s'élève, pour le groupe, à 640 millions d'euros (avant impôts) en 2020, dont près de la moitié pour la branche-vie. « C'est un choc historique mais nous avons absorbé ce choc », a commenté Denis Kessler, PDG du groupe lors de la présentation des résultats annuels. « La crise nous a beaucoup appris. Nous pensions que cette pandémie affecterait la partie vie de notre activité et nous avons sous-estimé le risque sur la partie dommages », reconnaît le dirigeant.
Mais, ajoute-t-il, « contrairement à d'autres secteurs ou entreprises, la pandémie n'a pas bouleversé notre business model. Nous avons un plan stratégique et nous poursuivons ce plan. Nous avons dû certes payer une lourde taxe, qui a amputé nos résultats, mais n'attendez pas que le groupe modifie ses objectifs, sa trajectoire et sa politique de souscription ».
L'essentiel de l'exposition du groupe dans la réassurance-vie est aux Etats-Unis, où Scor estime l'impact des sinistres, à la fin 2020, à 283 millions d'euros, sur un total de 314 millions dans la branche. Selon l'agence Moody's, ce risque sera toujours « une zone d'incertitudes ». Toutefois, le réassureur indique que les provisions constituées en début de pandémie ont été trop importantes et en partie libérées en fin d'année.
Côté dommages, le coût de la pandémie est de 284 millions d'euros, ce qui a fait plonger le ratio combiné (sinistres et frais généraux sur primes encaissées) au-dessus de 100%, seuil à partir duquel les activités ne sont plus rentables.
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Sur l'activité, Scor fait preuve d'une grande résistance, avec un chiffre d'affaires stable, à plus de 16 milliards d'euros. « Nous avons toujours autofinancé notre croissance, et notre chiffre d'affaire est passé de 2,4 milliards en 2003 à plus de 16 milliards aujourd'hui », rappelle Denis Kessler. Tout en restant dans le club des réassureurs notés au moins AA-, preuve de la solidité financière du groupe. son ratio de solvabilité du groupe atteint même le niveau élevé de 220%.