Scor et Covéa signent un protocole d'accord pour mettre fin à leur conflit
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Covéa renonce à toute prise de contrôle de Scor pendant une durée de sept ans.
Christian Hartmann
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Covéa renonce à toute prise de contrôle de Scor pendant une durée de sept ans.
Christian Hartmann
Scor et Covéa enterrent la hache de guerre. Après trois années de conflits, le réassureur et l'assureur mutualiste ont finalement annoncé, jeudi dans la soirée, la signature d'un protocole d'accord "pour retrouver des relations apaisées". Cet accord, inattendu alors que les deux protagonistes s'apprêtaient à s'affronter cet été au pénal, a été conclu sous l'égide de Jean-Paul Faugère vice-président de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et avalisé par les conseils d'administration respectifs des deux parties.
Cet accord met ainsi un terme à une guerre des tranchées, très médiatisée, entre les deux groupes, depuis que Covéa avait tenté de prendre le contrôle de Scor à l'été 2018. Thierry Derez, PDG de Covéa, avait été alors accusé par Scor d'avoir profité de sa position d'administrateur de Scor pour calibrer son offre de rachat, alors même que le réassureur envisageait une offre sur son concurrent PartnerRe. De son côté, l'assureur mutualiste a toujours soutenu avoir agi dans "l'intérêt social" de Scor et de n'avoir fait qu'une proposition qui n'a jamais été soumise formellement au conseil de Scor.
Selon le protocole, Covéa s'engage à céder sa participation de 8% dans Scor et, surtout, s'engage à renoncer à toute prise de participation ou de contrôle du réassureur pendant une période de sept ans. Concrètement, Scor bénéfice d'une option d'achat sur la participation de Covéa dans son capital, à un prix de 28 euros pendant une période de cinq ans. Cette option est transférable à tout tiers désigné par Scor, précise le protocole. Le cours de Scor oscille actuellement autour de 26 euros.
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En échange, les deux groupes souhaitent renouer des relations commerciales et Scor devrait céder à Covéa un portefeuille de réassurance vie d'entités irlandaises pour un milliard d'euros. C'est un moyen pour l'assureur mutualiste de continuer de se renforcer dans les activités de réassurance, après son double échec sur Scor, et l'an dernier, sur sa tentative de rachat de PartnerRe. Et pour Scor de diminuer son exposition à l'activité de réassurance vie, qui lui a coûté très cher pendant la pandémie.