Banque de détail : le Crédit Agricole pense faire mieux que BNP Paribas et Société Générale

Le directeur général du Crédit Agricole Georges Pauget qui doit bientôt céder sa place a défendu son bilan ce lundi mais aussi affiché ses ambitions.
(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)

Le directeur général du Crédit Agricole  Georges Pauget a déclaré lundi, lors d'un sommet organisé par Reuters, qu'il laisserait à son successeur la première banque de détail française bien placée pour 2010 et face à des perspectives de croissance solides en France.
"Toute cette activité de banque de détail en France est forte et nous anticipons une croissance continue du produit net bancaire", a dit Georges Pauget à l'occasion du Reuters Global Finance Summit. Il a ajouté que le Crédit Agricole surpasserait ses concurrents tels que BNP Paribas et Société Générale dans la banque de détail en France.
 

Crédit Agricole a une part de marché de l'ordre de 25% du marché de la banque de détail en France, ce qui en fait le leader du segment.
Au cours des deux dernières années, Crédit Agricole a recentré son attention sur sa branche historique de banque de détail, au détriment de sa banque d'investissement Calyon, qui a subi des pertes du fait de la crise financière mondiale.
 

Certains analystes ont estimé que les difficultés de Calyon pourraient se traduire par une rentabilité moindre lors de la reprise du marché par rapport à BNP Paribas et à la Société générale, qui disposent d'activités de banque d'investissement plus importantes. Georges Pauget s'est cependant satisfait de cette situation. "Notre objectif n'est pas d'être numéro un dans la CIB (banque d'entreprise et d'investissement)", a-t-il déclaré. "Nous avons choisi de limiter notre taille."
 

PAS D'ENTREE AU ROYAUME-UNI EN VUE

Il a parallèlement réaffirmé que le groupe n'avait pas l'intention de s'engager dans des opérations d'envergure. Il a expliqué que le Crédit agricole avait procédé à des études en interne sur la meilleure manière de s'adapter à l'évolution du secteur et qu'il entendait privilégier la croissance organique.
 

Le groupe, a-t-il pousuivi, n'a pas l'intention de prendre pied sur le marché britannique, en dépit de la perspective de la vente d'importants actifs de Royal Bank of Scotland et Lloyds Banking Group. "Le marché britannique est complexe et difficile pour les banques continentales", a-t-il dit. "Santander a réussi mais il pourrait en être autrement pour d'autres acteurs et je considère que le Crédit agricole n'est pas prêt à investir au Royaume-Uni."
 

Il a expliqué que son groupe se concentrerait sur les marchés sur lesquels il est déjà implanté et n'a pas exclu des opérations en Italie, où le groupe possède déjà Cariparma. Prié de dire si Cariparma pourrait racheter des agences, il a répondu: "Ce n'est pas impossible mais ce n'est pas une priorité."
 

Georges Pauget, qui doit céder la place en mars prochain à Jean-Paul Chifflet, a assuré que ce dernier reprendrait en main une entreprise en bonne santé. "C'est une entreprise qui se porte bien. C'est une banque très solide", a-t-il assuré.

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