Les actionnaires de Citigroup se révoltent contre la rémunération du PDG

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Les actionnaires de la banque américaine ont refusé de valider le plan de rémunération des dirigeants, qui prévoit le versement de 15 millions de dollars à son PDG Vikram Pandit. Mais ce vote n'est que consultatif.

Les actionnaires de la banque Citigroup ont refusé de valider le plan de rémunération des dirigeants lors de l'assemblée générale des actionnaires mardi, qui se tenait à Dallas. Ce vote n'est cependant que consultatif. Il a été organisé conformément aux dispositions de la réforme Dodd-Frank sur la régulation financière.

"Le conseil d'administration de Citi prend au sérieux le vote des actionnaires et, aux côté des hauts responsables du groupe, va tenir des consultations avec les représentants des actionnaires pour comprendre leurs préoccupations", a commenté la banque dans un communiqué reçu par courriel. "Le comité de rémunération et du personnel du conseil d'administration va considérer avec attention leurs remarques", ajoute-t-il.

Une source proche de Citi a précisé que "45% des actionnaires avaient voté en faveur" du plan de rémunération sans dire combien avaient voté contre ou s'étaient abstenus.

Le conseil d'administration avait recommandé aux actionnaires de voter leur proposition d'une rémunération de 15 millions de dollars au total cette année pour Vikram Pandit, contre 1 dollar en 2010 et 128.751 dollars en 2009.

John Gerspach, directeur financier, aurait dû pour sa part recevoir 7,2 millions de dollars au titre de 2011 contre 4,7 millions en 2010 et 5,0 millions en 2009, tandis que les trois autres principaux dirigeants, le co-directeur du groupe de clients institutionnels John Havens, le directeur du risque Brian Leach et le directeur de la banque de consommation Manuel Medina-Mora devaient toucher pour 2011 entre 11 et 13 millions de dollars chacun.

Citigroup a annoncé lundi un bénéfice net meilleur qu'attendu à 2,9 milliards de dollars mais en baisse de 2% sur un an pour le premier trimestre, à cause d'une charge de dépréciation de portefeuille de marché, avec un chiffre d'affaires inférieur aux prévisions des analystes.

En mars, Citi avait passé de justesse les derniers tests de résistance de la banque centrale américaine, qui lui avait refusé d'augmenter son dividende.

Lors d'une conférence d'investisseurs, Vikram Pandit a indiqué lundi que Citi allait passer une nouvelle fois les tests de résistance et qu'il présenterait un nouveau plan de capitalisation à la Fed d'ici la mi-juin.

Lors de l'assemblée générale mardi, les actionnaires ont par ailleurs validé la nomination du nouveau président du conseil d'administration, Michael O'Neill, 65 ans, ex-dirigeant de Barclays et de Bank of Hawaï, qui siégeait au CA depuis 2009.

Il remplace Dick Parsons, dont le départ avait été annoncé début mars. "Je me réjouis d'aider à affronter les difficultés et opportunités auxquelles Citi et notre secteur font face", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Les actionnaires ont également approuvé la nomination au conseil d'administration de deux nouveaux administrateurs, Franz Humer et Joan Spero.

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Commentaires
a écrit le 04/06/2012 à 2:51 :
Oui, vous avez bien raison Tirelire de dire votre écoeurement, lorsque l'on voit m^me aujourd'hui des gens surdiplômés courrir avec un stress immense après le travail.
A eux celà fait bien longtemps qu'on leur a enlever toute dignité !
Mais, le plus grave ce sont les poiltiques et certains de nos magistrats, qui ont couverts celà, en détournant le regard.
Oui, il est bien plus facile de donner des leçons de civisme et de morale aux gens sur le carreau, qu'aux puissants, qu'ils espèrent parfois redevables !
Sur ce point, j'ai eu le malheur d'entendre pas mal d'histoires inouïes ....

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