Baleine de Londres : un Français et son chef de service inculpés

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Les négociations entre Julien Grout et la justice américaine ont échoué. Dans le cadre de l'affaire de la "baleine de Londres", un tribunal new-yorkais a formellement mis en examen, ce lundi 16 septembre, le Français ainsi que l'Espagnol Javier Martin-Artajo. Ces deux ex-traders de la banque JP Morgan Chase sont accusés d'avoir masqué des pertes de 6 milliards de dollars en 2012.
L'avocat de Julien Grout a jugé cette décision "choquante", dans un communiqué :
Il n'en est donc rien pour Julien Grout et et Javier Martin-Artajo. A la tête d'une unité londonienne, ce dernier est notamment accusé d'avoir fait pression sur Julien Grout, un de ses subordonnés en charge de la préparation des bilans quotidiens du courtage de leur service. La justice américaine lui reproche également d'avoir refusé que les pertes apparaissent dans les documents transmis à la hiérarchie de la première banque américaine.
Les autorités américaines avaient engagé mi-août des poursuites contre ces deux anciens salariés de JP Morgan Chase. Javier Martin-Artajo avait alors été arrêté en Espagne en vertu d'un mandat d'arrêt international. Leur mise en examen formelle révèle l'échec des négociations engagées par Julien Grout avec les autorités et marque un nouveau pas vers un éventuel procès.
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Cette décision implique toutefois que les deux hommes comparaissent aux Etats-Unis. Or, Julien Grout se trouve actuellement en France, pays qui n'extrade pas ses ressortissants. "Des discussions sont en cours" sur sa situation, a déclaré son avocat à l'AFP, sans donner plus de précision.
Outre ce volet pénal, l'affaire de la "Baleine de Londres" pourrait valoir à JPMorgan au moins 700 millions de dollars d'amende dans le cadre d'un accord à l'amiable avec les autorités.
Le PDG de JPMorgan, Jamie Dimon, avait initialement minimisé cette affaire, la comparant à "une tempête dans un verre d'eau", avant de revoir son discours face à l'énormité des pertes. L'affaire avait fortement terni sa réputation et celle de JPMorgan, qui avait jusque-là plutôt mieux résisté que ses concurrentes américaines à la crise financière.
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