Des règles de capitalisation plus strictes pour encadrer les "too big to fail"

latribune.fr avec AFP

latribune.fr avec AFP
Conjurer une prochaine crise financière, similaire à celle de 2008. Pour éviter que les Etats doivent à nouveau mettre la main à la poche pour sauver les grands établissements, le Conseil de stabilité financière (FSB) va plancher jusqu'au G20 de 2015 sur des règles plus strictes. Les banques mondiales d'importances systémiques devront ainsi accroître leurs réserves de capitaux.
Cette poignée de très grands établissements sont souvent désignés comme "too big to fail" (trop gros pour être autorisés à faire faillite). Et le sentiment d'impunité qui en découle peut les pousser à prendre des risques démesurés alors que leur total de bilan peut être supérieur au produit intérieur brut du pays qui les accueille.
Depuis la crise des crédits à hauts risques "subprime", une réflexion est engagée pour que les pertes futures de ces banques soient supportées par l'établissement lui même et non par le contribuable.
Un accord sur des normes communes, leur imposant un montant minimal de capitaux supplémentaires pour absorber sur leurs fonds propres d'éventuelles pertes, constitue un "tournant historique", a fait valoir le gouverneur de la Banque d'Angleterre Mark Carney, qui préside aux travaux du FSB.
Dans une étude publiée en début de mois, l'agence de notation Fitch Ratings soulignait qu'une exigence de réserves (sous forme de dette et de fonds propres) égales ou supérieures à 25% des actifs pondérés de la banque était "très plausible".
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

À lire également
La future réglementation "devrait représenter un défi, plus en Europe qu'aux Etats-Unis", selon elle. Cette démarche pourrait être pénalisante pour la France dont le système bancaire est particulièrement concentré entre quelques établissements géants.
latribune.fr avec AFP
L’industrie française repasse les 10 % du PIB, mais les usines continuent de fermer
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération